Quatre mois après la proclamation des résultats officiels des élections couplées – législatives-locales – des 6 et 27 octobre, le Centre gabonais des élections (CGE) observe un mutisme sur l’organisation des élections partielles sur 8 sièges de député invalidés par la Cour constitutionnelle et trois circonscriptions électorales pour élus locaux. Problèmes financiers ? Mépris de la loi ?

Electeur déposant son bulletin dans l’urne dans une bureau de vote à Libreville, en octobre 2018. © voaafrique

 

Les élections législatives et locales des 6 et 27 octobre ne sont pas encore totalement achevées. A l’issue du contentieux électoral y relatif, 8 sièges de député ont été invalidées par la Cour constitutionnelle. A cela s’ajoutent trois circonscriptions électorales pour la sélection des élus locaux qui attendent que soient organisées des élections partielles couplées, dont les enjeux et les intérêts ne semblent pas préoccuper le Centre gabonais des élections.

Pour les législatives, ces élections concernent les sièges du département de l’Offoue-Onoye (Iboundji), du 1er arrondissement de la commune de Mouila, du 2e siège de la Boumi-Louetsi (Mbigou), du 2e siège de l’Okano (Mitzic), du 3e siège de la Zadié (Mekambo), du 1er siège de la Noya (Cocobeach), du 2e siège du 6e arrondissement de Libreville et du 1er siège de l’Ogoulou (Mimongo). Pour les locales, les partielles sont attendues dans les communes de Mimongo, Lébamba et de la Louestsi-Bibaka.Quand donc se tiendront ces élections partielles, s’interrogent les acteurs politiques de ces différents sièges, à quelques jours de la date butoir fixée par la loi. Selon la loi électorale, en effet, «les élections partielles doivent se dérouler dans les deux à quatre mois à partir du moment où la Cour constitutionnelle procède à la proclamation des résultats officiels des élections».

Pour rappel, c’est dans la nuit du 27 décembre 2018 que la Cour constitutionnelle avait proclamé les résultats définitifs des élections législatives des 6 et 27 octobre dernier. Cela fera quatre mois le 28 avril. L’indifférence du CGE à respecter les prescriptions du code électoral ouvre ainsi le boulevard à une énième violation des textes sans que cela n’émeuve personne, même pas les juges de la Cour constitutionnelle. A trois jours de la date butoir fixée par la loi, rien ne laisse présager l’organisation de ces élections partielles. La situation aurait pour déterminisme, selon des bruits de couloir, des problèmes financiers. Mais alors, que coûte l’organisation de quelques partielles ? Serait-ce la mer à boire ou les autorités qui aiment bien clamer que le Gabon est un pays de droit, se contrefichent de la loi ?

 
 

2 Commentaires

  1. Adolf Mosséssé dit :

    Où est passé Ali Bongo ?

  2. roberto dit :

    demandez a forgeon

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