Alors que la nouvelle année scolaire approche, les enseignants issus des promotions 2015, 2016, 2017 de l’ENS, de l’ENSET, de l’INJS et de l’ENI, réclamant la régularisation de leur situation administrative et financière, annoncent un «Grand rassemblement», le 19 août prochain au ministère de l’Éducation. Ils exigent leur salaire avant la rentrée des classes.

Petit échantillon de ces enseignants qui, depuis janvier 2019, réclament des salaires non-payés depuis leur sorties de formation. . © Gabonreview

 

Plus de huit mois après le déclenchement de leur grève en janvier dernier, les enseignants issus des promotions 2015, 2016, 2017 de l’ENS (Ecole normale supérieure), de l’ENSET (Ecole normale supérieure de l’Enseignement technique), de l’ENI (Ecole normale des instituteurs) et de l’INJS (Institut national de la Jeunesse et des Sports) n’ont toujours pas eu gain de cause. Après de petits pas dans l’avancement des dossiers et les interventions de différentes personnalités, ils se sont résolus à attirer davantage l’attention sur leur cas avant la rentrée des classes 2019-2020. Ils prévoient le 19 août au sein de leur ministère de tutelle, un «Grand rassemblement» pour exiger le paiement de leurs salaires.

À ce jour, même s’ils assurent que les dossiers d’environ 900 d’entre eux sont déjà au Budget pour attribution de postes budgétaires et que d’autres sont à la signature des fiches bleues au ministère de l’Éducation nationale, avant leur transmission à la Fonction publique, pour finir au budget avec l’attribution des postes budgétaires, ces enseignants craignent qu’une fois la rentrée des classe sera effective, l’on oublie, de nouveau, leur cas. C’est à cet effet qu’ils entendent mettre la pression sur le gouvernement à travers ce nouveau rassemblement. Ce dans la mesure où ils estiment que «jusqu’à ce jour, aucun dossier n’a été régularisé».

 «Nous craignons une nouvelle distraction de la part de nos autorités, comme l’an dernier avec le recensement qui n’a rien donné», a mis en garde Béranger Nyare Ango, l’un des porte-paroles de ce collectif d’enseignants. Il souligne que dans tous les cas, si la situation demeure en l’état, les cours seront de toute évidence perturbés. «En tous cas, si notre situation n’est pas régularisée avant la rentrée, nous allons perturber les cours, comme jamais auparavant», a-t-il promis.

Le collectif, composé d’hommes et de femmes, a passé plusieurs mois sur le parvis de l’église notre Dame de l’Assomption à Sainte-Marie. Sur ce lieu hautement symbolique de l’Église catholique à Libreville, ils ont espéré marquer les esprits et attendrir les cœurs des dirigeants pour que leur situation soit examinée. Huit mois après le début de leur débrayage, le feu couve toujours. La prochaine rentrée risque donc d’en pâtir sir rien n’est fait.

 
 

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