Après son rassemblement la veille qui visait à appeler l’attention de la tutelle sur ses revendications, le collectif des enseignants sortis de l’ENS, l’ENSET et de l’INJS a été reçu le 20 août par le ministre de l’Education nationale qui a promis de régulariser la situation administrative de chacun d’entre eux d’ici à la fin des vacances scolaires.

Banderole des enseignants en grève. © Gabonreview

Les enseignants des promotions 2015, 2016 et 2017, issus de l’Ecole normale supérieure (ENS), l’École normale supérieure d’enseignement technique (Enset), l’École normale des instituteurs (Eni) et de l’Institut national de la jeunesse et des sports (INJS), sont toujours en situation de présalaire.

Ils ont investi, lundi 19 août, l’enceinte du ministère de l’Education nationale pour empêcher les activités au sein du ministère. Ils envisagent de répéter le même scénario tous les jours, jusqu’à la rentrée des classes qui pointe à l’horizon. Un peu plus de 1000 dans cette situation, ils estiment qu’ils remplissent les charges de l’Etat depuis la fin de leur cursus.

Pour tordre le coup au «patriotisme à sens unique», ils comptent ne pas regagner les salles de classe à la rentrée s’ils n’ont pas leurs salaires. Au lendemain de leur grand rassemblement, certains d’entre eux ont rencontré le ministre qui les aurait rassuré. «Il nous a donné toutes ses garanties pour que cette situation se traite au plus vite parce qu’il a dit qu’il n’est pas de son intérêt de contribuer au blocus de la situation», a déclaré Ndémezo, porte-parole du collectif des enseignants ayant rencontré le ministre.

Sur la table de Michel Menga M’Essone, plusieurs fiches bleues sont en cours de traitement. L’idée est d’accélérer le processus de régularisation des situations administratives d’une bonne partie des enseignants concernés, avant la rentrée scolaire prochaine. «Les dossiers qui vont être traités concernent les 2014, les 2015 et les 2016. Je reprécise qu’il a dit tout faire pour que ce dossier soit traité avant la rentrée», a souligné Ndémezo. Lui et ses collègues devraient se réunir pour décider de la poursuite ou non de leur mouvement, jusqu’à l’épuisement de cette question.

 
 

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