Se réclamant d’une constance vis-à-vis du président de la République, Ernest Mpouho Epigat a sur sa page Facebook fait un post appelant les ressortissants du Haut-Ogooué à soutenir le chef de l’Etat, victime de plusieurs attaques depuis ses soucis de santé. Son initiative a suscité plusieurs réactions enflammées sur la Toile. Certaines ont relevé son caractère supposé tribaliste. Dans cet entretien accordé à Gabonreview, l’ancien ministre de la Défense nationale restitue son post dans son contexte. Il dit avoir souhaité s’indigner contre l’immobilisme et le silence coupable, dont font preuve les cadres altogovéens face aux attaques contre Ali Bongo et son épouse.

Ernest Mpouho Epigat. © Gabonreview

 

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Gabonreview : Vous avez brûlé la toile avec votre lettre ouverte publiée sur les réseaux sociaux. Pourquoi sortez de votre silence maintenant ?

Ernest Mpouho Epigat : Être silencieux implique tacitement et de manière inconsciente le consentement d’une situation. Aujourd’hui, nous observons des attaques régulières visant à dénigrer le président de la République en déformant sa vie privée. Et ça, je ne peux absolument pas le cautionner en restant silencieux. Attaquer ou discuter des actions du président de la République dans le cadre de ses fonctions fait partie du jeu de la démocratie. Le débat politique, la divergence d’opinions et la possibilité pour chaque citoyen de s’exprimer librement sont autant d’éléments indispensables à une saine démocratie. Mais lorsque jouissant de ces libertés fondamentales, certains compatriotes attaquent sans vergogne le président de la République sur sa vie privée, je suis dans l’obligation de m’exprimer et de pousser un cri d’indignation. Je tiens à briser le consentement silencieux et à interpeller l’opinion publique et en particulier les miens, afin que nous aussi nous puissions nous exprimer, nous manifester pour que le débat politique soit recentré sur les vraies questions sociétales.

Par vos propos vous avez choqué plus d’un. Ce qui vous vaut d’être traité de tribaliste et bien plus. On soupçonne derrière vos propos un message implicite. Celui selon lequel le Haut-Ogooué vit en autarcie …

Un adage bien de chez nous dit que : «avant d’aller balayer devant la porte du voisin, commencez par balayer devant votre porte». Il faut rompre avec cette question du tribalisme. Si un ressortissant d’une autre province avait appelé à cette mobilisation positive autour du Président, aurait-on parlé de tribalisme ? Non je ne pense pas. Et, le Haut-Ogooué, à l’instar de toutes les provinces, a le droit de soutenir le Chef de l’État. Toutefois, j’ai conscience que tous les Altogovéens ne sont pas PDGistes, membres de la majorité présidentielle et encore moins membre de la famille présidentielle.  Je me suis adressé “aux miens” comme un frère s’adresse à sa famille, car je suis originaire du Haut-Ogooué. Je me suis adressé “aux miens”, car après 20 ans de carrière politique dans cette province, j’ai souhaité interpeller tous les cadres et notables politiques. J’ai appelé les miens à cesser d’être spectateurs, car ce faisant, ils cautionnent les attaques sur la vie privée du Chef de l’État. D’ailleurs, je pense que plusieurs autres soutiens du président de la République, issus des différentes provinces, émergeront pour s’indigner contre la cabale menée contre lui.

Pour beaucoup, vous avez frisé l’extrémisme en appelant notamment les vôtres à défendre le président par “tous les moyens nécessaires”… À quoi faisiez-vous allusion ?

Encore une fois, permettez-moi de m’étonner du niveau de réflexion de certains. Il est plus que nécessaire de rehausser le débat politique. Quand je parle de tous les moyens nécessaires, je fais allusion aux moyens dont nous disposons tels que ceux que j’utilise notamment, la parole par laquelle on peut s’indigner, dénoncer, appeler au ressaisissement et au respect de nos valeurs bantoues, faire de la pédagogie et contribuer à relever le débat politique qui a graduellement et considérablement baissé.

© Gabonreview

 Ce qui revient également dans les commentaires, c’est que votre post est un appel du pied au directeur de cabinet du président de la République, pour une nomination…

Après plus de 20 ans de carrière politique, je ne savais pas qu’il était possible de solliciter une nomination grâce à une publication sur un réseau social. Pour ma part, je viens d’une famille dont les valeurs refusent toute forme d’opportunisme. Mon cri d’indignation se veut être une rupture au silence que nous observons alors que le chef de l’État est attaqué hors du débat politique. Ma publication est un message pour appeler les partisans du président de la République à ne pas accepter, par le silence, les messages malsains de ceux qui pourrissent le climat politique en s’attaquant à la vie privée du président de la République et de la Première Dame.  Le président de la République œuvre, au prix de sa santé, au bien-être des Gabonais. Par exemple, en pleine convalescence, il a tenu à assister à la prestation de serment du Gouvernement ou encore à présider le Conseil des ministres. Pour cela, il s’appuie sur ses collaborateurs en tête desquelles le directeur de Cabinet dont on attaque régulièrement la vie privée également, et je considère qu’il est tout aussi concerné par cette cabale visant à ternir l’image des plus hautes autorités de notre pays.

Pour conclure…

J’interpelle les miens, mes frères et sœurs du Haut-Ogooué qui ont toujours soutenu le chef de l’État à sortir de leur léthargie face aux attaques abjectes et nauséabondes contre le chef de l’État et son épouse. Je tiens également à inviter l’ensemble des soutiens du président de la République à exhorter les leurs dans le même sens.

 
 

20 Commentaires

  1. Kiliane dit :

    C’est le genre d’homme qui ne peut pas vouloir le bien du pays. Tribaliste au plus haut degré.

    • Fayo dit :

      Il a la tête d’un génocidaire Hutu. Les autres n’appelleront pas les leurs. ALI Bongo est le président du Haut-Ogooé pas des autres qu’il confisque alors que seul les altogoveens veulent de lui.

  2. Sosthène dit :

    Vous défendez un ASSASSIN – USURPATEUR monsieur. c’est INADMISSIBLE. Et ce scénario dure depuis Bongo père. Le Gabon n’est pas la propriété de cette famille ni d’un clan ou d’une région.

  3. cyrille d'Ossa dit :

    Dans la tourmente, être le seul a soutenir le chef de l’Etat démontre du courage. Faire fi des critiques et des attaques démontre de l’abnégation. Continuer le combat sans fléchir démontre de la persévérance. Si la prospérité montre les heureux, l’adversité révèle les grands. Bonne continuation….

  4. Adolf Mosséssé dit :

    Ali Bongo est un personnage public. Il a forcé le destin pour diriger le Gabon.
    Les Gabonais ont le droit de se poser des questions sur l’état de santé du chef de l’état.
    N’en déplaise , Ernest Mpouho Epigha n’est pas du tout convaincant dans cet interview.

  5. ILDEVERT dit :

    Monsieur MPOUHO, laissez un peu les Altogovéens tranquilles.Ils ne sont pas vos sujets. En qualité de qui vous osez ce que vous faites? Vous et votre entourage proche avez suffisamment causé du tort au gens de cette province. C’est à cause des individus comme vous qu’ils sont aujourd’hui stigmatisés. Il faut arrêter ce genre de bassesse.Quand je pense que vous étiez ministre de la défense!

  6. Léon Nkogue dit :

    Voici le genre d’homme qui fait d’un assassin et voleur une victime. Pitié ! A Ntare Nzame !

  7. Grégoire Ndong dit :

    S’est-il indigné quand BOA faisait massacrer les gabonais au QG de Jean Ping ?

  8. Olsen dit :

    En vertue de quoi se permet-il de nous demander à nous altogovéens de nous mobiliser pour soutenir son frère usurpateur et assassin? Nous ne sommes pas tous des souffifres et des sujets à la solde des Bongo qu’il se le mettre dans sa cabosse. Il y a des familles dignes dans le Haut-Ogooué qui ne doivent rien au système assassin BONGO-PDG.

  9. Okoss dit :

    Les actes que nous posons finissent par nous rattraper
    Mr Mpouo,Vous allez rendre compte.
    Vos propos sont d une bassesse. Un appel à une guerre du Ho contre le reste du Gabon.votre père a été ministre de la défense???Il le méritait?
    Vous pensez sur le Gabon vous appartient et vois avez le droit d en faire ce que vous voulez. Wait and see

  10. le nkemberlien dit :

    Encore pour une fois lorsque les Gabonais écoutent ce genre de propos venant d’un ex Ministre de la République, c’est plus que pathétique, bref… Le Président de la République n’a pas besoin de ce genre de soutien incendiaire. Lorsque il a eu les problèmes de santé, je pense que c’est tout le Gabon et les Gabonais et les Gabonaises qui ont fait des prières à son intention. Que l’ex Ministre reste tranquille, Le Chef d’Etat n’est pas un simple Gabonais, et il n’est pas le Président d’un groupe d’individu ou d’un clan ou d’une province. Il est le Président de tous les Gabonais, et chaque Gabonais ou qu’il soit a le droit de savoir et d’être informer sur l’état de santé de son Chef. Au lieu d’avoir de telle discours, au moment ou notre pays traverse des temps difficiles. Il serait mieux d’appeler les Gabonais et les Gabonaises a unité, a la paix et a la réconciliation nationale. Que ensemble nous devons œuvrer pour que ce qui nous unis soit plus fort que ce qui nous divise.

  11. Mystique dit :

    C’est du pur tribalisme. Et qui est-ce que ça étonne ? C’est la logique en vogue. Un repli identitaire à peine voilé, et dont le Gabon souffre, que le reprocherait à d’autres si l’acte aurait été le fait d’un fang par exemple.
    Vive le Gabon, sans vivre ensemble !

  12. allongo dit :

    je suis de porgenti j soutien ali bongo merci mr le ministre

  13. Patrick BEAUSSON-DIAGNE dit :

    La veille de la publication de sa tribune, Ernest Mpouhot disait à des gens que tout va mal dans le pays, et qu’il trouvait la passivité des Gabonais condamnable. Il n’est pas sincère, cet homme. Depuis que Malika lui a ravi le poste de député, et qu’on lui a demandé de ne plus se mêler de politique à Bongoville, il est et demeure dans une colère noire. Je suis convaincu qu’ABO connaît son double jeu. Quant à ses propres frères, lorsqu’il était au gouvernement, il n’a rien fait pour ses aînés Ruffin et Alfred. Seul lui pourtant avait la chance de rencontrer Ali.

  14. LE GABON BANTU dit :

    Tout le monde a tout dit,

    Maintenant moi aussi j’invite le reste de la population des 8 autres provinces + celle du HO, a multiplié les posts et la cabale à outrance contre Ibubu et sa bande des tintins.

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