Le président de l’Union africaine (UA) a fermement condamné, le 17 novembre, le «commerce abject de migrants qui prévaut en ce moment en Lybie». Alpha Condé a également promis un certain nombre de dispositions pour mettre fin à cette «situation abjecte et indigne».

Le président de l’UA, Alpha Conde en septembre 2011 à New York. © REUTERS/Chip East

 

L’Union africaine (UA) est sortie de sa réserve pour mêler sa voix à la vague de dénonciations sur le traitement infligé aux migrants en Libye. En effet, le président de l’UA a exprimé, le 17 novembre, son indignation face au «commerce abject de migrants qui prévaut en ce moment en Lybie». Et Alpha Condé de condamner fermement «cette pratique d’un autre âge».

A cet effet, l’UA a invité instamment les autorités libyennes à «ouvrir une enquête, situer les responsabilités et traduire devant la justice les personnes incriminées». Tout comme elle a invité les autorités libyennes à «revoir les conditions de détention des migrants». Car, a insisté Alpha Condé «ces pratiques modernes d’esclavage doivent cesser et l’Union Africaine usera de tous les moyens à sa disposition pour que plus jamais pareille ignominie ne se répète».

Sur le contient, Alpha Condé a notamment annoncé une concertation urgente avec ses pairs pour prendre rapidement des initiatives visant à mettre fin à ce scandale. «Nous allons prendre des dispositions pour obliger les pays qui ont permis cela de mettre fin à cette situation aussi abjecte, indigne et qui est contraire à tout humanisme. Ces jours-ci nous allons prendre au niveau de l’Union africaine des mesures pour montrer à quel point nous sommes opposés à cela», a promis le dirigeant guinéen.

Réagissant à cette situation, plusieurs dirigeants à travers le monde ont appelé la Cour pénale internationale (CPI) à «se saisir du dossier» de la vente de migrants africains comme esclaves en Libye. D’autres encore ont demandé que ce sujet soit mis à l’ordre du jour du sommet entre l’Union Africaine et l’Union européenne, prévu les 29 et 30 novembre à Abidjan.

 
 

5 Commentaires

  1. diogene dit :

    La pratique de l’esclavage moderne ou non est fréquente dans la majeur partie de l’Afrique, aussi en Asie. M. Condé ne fait rien dans son propre pays où il ferme les yeux , comment va t il donner des leçons aux libyens qui sacrifient au dieu de l’argent en vendant tout ce qui leur passe entre les mains comme à Wall street et autres bourses finalement.

  2. JUST dit :

    L’UA, on ne sait pas vraiment à quoi vous servez. Il a fallu l’indignation, la dénonciation des citoyens pour que vous vous réveiller. Et là, vous n’avez même pas encore réfléchis sur les mesures à prendre. Vous attendez de recevoir des instructions de l’Europe. Vous êtes le symbole même de la déliquescence de ce continent noir.

  3. MEYE dit :

    Je crois vous êtes tous amnésiques. Comme l’a dit Mon Président Elu Jean PING, Journal Echos du Nord de ce matin. Il ne faut pas regarder le mal, mais plutôt l’origine du mal. La ml gouvernance démocratique, économique, financière et sociale de nos pays africains. Et moi d’ajouter. Ceux qui ont signé l’acte de décès du Président KADAFFY sont responsables de cette situation. Comment concevoir qu’un pays est dirigé par deux gouvernements et deux assemblées nationales ? Je ne fais que passer.

  4. jean- jacques dit :

    Je me demande toutes les personnes qui ouvrent les bouches pour defendre des actes d’esclavagimes, oubblient que ce sont les propres Libyens qui combatus Kadafi? tout ce paie ici bas. c’est bien pour eux quand kadafi etait au pouvoir est ce qu’un libyen sortait? non ils ont tout fait pour tuer kadafi qu’ils assument ce traitement qu’ils souffrent aujourd’hui.

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