Alain-Claude Billie-By-Nze poursuivi au tribunal «pour escroquerie et abus de confiance». L’information se relaie depuis quelques jours sur les réseaux sociaux. Elle ne résiste pourtant pas le moins du monde à la vérification : au tribunal de Libreville, il n’existe aucune plainte contre le chef de la diplomatie gabonaise. Gabonreview a vérifié.

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Avec l’effet viral habituel lorsqu’il est question d’argent et d’action en justice, un post Facebook lancé dimanche dans le groupe Infos Kinguélé Libre fait état d’une procédure judicaire contre Alain-Claude Billie-By-Nze… «pour escroquerie et abus de confiance». En plus de celle du ministre des Affaires étrangères, le post est illustré d’une photo de la supposée plaignante : Grace Manuella Engoang, promotrice de Butterfly Events, une agence œuvrant dans l’évènementiel.

Selon les informations recueillies, autant auprès de la supposée plaignante – à qui le ministre d’État en charge des Affaires Étrangères devrait 130 millions – qu’auprès d’autres sources, il n’en est rien. Dès dimanche déjà un post récurrent sur les forums WhatsApp indiquait : «à la vérification, il n’y a aucune plainte à ce sujet au tribunal et la confrontation devant le Premier ministre n’a jamais eu lieu

Du fait de l’ampleur de la fake news, Grace Engoang se déclare prête à confondre les auteurs de cette histoire, à travers une déclaration publique.

Interrogés sur un autre registre également abordé dans le post initial et faisant état d’une «opération passeport de service pour se faire de l’argent», les services du ministère des Affaires étrangères sont formels : il n’a jamais été question d’une mise en “vente” de passeports de service. Également citée dans le même post, Nicole Asselé indique qu’elle va porter plainte pour diffamation. Il a été écrit, en effet, qu’elle est propriétaire d’un véhicule-mégaphone loué à Billie-By-Nze qui n’aurait toujours pas payé.

On en vient à se demander comment naissent les fakes news. Pour quelles raisons quelqu’un peut-il prendre son temps pour rédiger un texte visant à transformer des boniments en informations ? Plus simplement, on en vient à se demander qui donc en veut à Alain-Claude Billie-By-Nze ? Dans un groupe WhatsApp quelqu’un, sans y apporter une once de preuve, a indiqué la mise en place d’un “cabinet noir” visant à diaboliser le ministre des Affaires étrangères. Un autre, visiblement un afficionados du concerné, a lâché : «l’intox vient des adversaires de Billie-By-Nze dans l’Ogooué-Ivindo». En tout cas, un faisceau de présomptions pointe sur le canton Ntang-Louli où il ne manque pas d’intrigants prompts à salir l’élu du coin.

Dans tous les cas ce post qui écume encore les réseaux sociaux intervient après la publication d’articles de médias nationaux et internationaux, notamment Jeune Afrique, présentant le ministre des Affaires étrangères comme un potentiel Premier ministre. C’est à croire que, par le biais de cette “cabale”, certains ont décidé, pour aspirer à des postes ou à les sauver, de réactiver leurs officines. Ça ne devrait pas s’arrêter là. Chiche !

 
 

3 Commentaires

  1. Isabelle dit :

    Il n’y a pas de fumée sans feu.

  2. Fakes news ou pas, Il y a tout de même anguille sous roche. Et si Billié Bi Nzé était lui même à la manœuvre ?

  3. Lafayette dit :

    Et que dire des fake news qu’ils orchestre contre le chef du gouvernement, Julien nkoghe Bekale? Ce n’est qu’un juste retour de la manivelle.

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