S’exprimant ce 3 novembre sur Radio France internationale (RFI) sur l’état de santé du président de la République, Guy-Bertrand Mapangou a exclu l’éventualité d’une vacance du pouvoir maintenant, non sans affirmer qu’Ali Bongo se remet progressivement de sa fatigue sévère diagnostiquée par les médecins.

Le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement Guy-Bertrand Mapangou. © Min.Communication

 

Une semaine après l’annonce par la présidence de la République de l’hospitalisation d’Ali Bongo à Riyad, en Arabie Saoudite, pour une fatigue sévère, le porte-parole du gouvernement estime que la situation est sous contrôle.

Si plusieurs personnalités politiques appellent à une transition, le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, Guy-Bertrand Mapangou, exclut l’éventualité d’une vacance du pouvoir maintenant. «La vacance de pouvoir dont on parle tant maintenant n’est pas à l’ordre du jour. C’est d’ailleurs indécent d’en parler, alors que le président est en train de recouvrer progressivement sa santé », a-t-il déclaré, le 3 novembre sur RFI.

À en croire Guy-Bertrand Mapangou, «les médecins qui ont reçu Ali Bongo à l’hôpital du roi Fayçal de Riyad, ont bien diagnostiqué une fatigue sévère. Et pour l’instant, il lui a été prescrit un repos qui l’éloigne des affaires», a-t-il précisé, avant d’affirmer que «le président se repose aux côtés de ses médecins, sa famille et de ses collaborateurs qui sont avec lui à Riyad».

Au sujet de l’accident vasculaire cérébral (AVC) dont aurait été victime Ali Bongo, le ministre Mapangou n’a pas souhaité «se substituer au diagnostic des médecins». Toutefois, a-t-il précisé, «la présidence de la République va continuer à communiquer sur l’évolution de l’état de santé du président dans les prochains jours».

Interrogé sur un éventuel déplacement du Premier ministre, Emmanuel Issoze Ngondet, vers Riyad, pour s’enquérir de l’état de santé réel d’Ali Bongo, comme l’avait fait Jean Eyeghe Ndong en 2009 sous Omar Bongo, Guy Bertrand Mapangou a été clair : «Nous ne sommes pas en 2009. Ce n’est pas à l’ordre du jour. Le Premier ministre doit rester au travail pour que le pays fonctionne normalement en attendant».

Auteur : Jean-Thimothée Kanganga

 
 

10 Commentaires

  1. kololupemba dit :

    Ça fait bientot une semaine que Man IKE ne donne plus nouvelles. Hummmm on attend tjrs qu il nous refasse un point de presse

  2. Adolf Mosséssé dit :

    Il faut sauver le soldat Ike Ngouoni , un second perroquet monte au créneau.
    Revient-il à Mapangou de décider s’il ya vacances du pouvoir ou pas ?
    En tout cas continuez à violer la constitution torchon que vous avez pondue vous mêmes. Vous êtes dos au mur… votre champion vous a lâché dans une ruelle sans issue.

  3. Serge Makaya dit :

    “pour que le pays fonctionne normalement”. Pitié ! Ce pays ne fonctionne pas normalement depuis l’indépendance. D’où la nécessité de passer au plus vite à une nouvelle république. Pauvre gouvernement corrompu et illégal. Pitié ! Vous donnez envie de vomir…

  4. Lococo dit :

    En cas de vacance du pouvoir, on veut Moubamba comme président. Libérez Moubamba de Mélen!!!

  5. LeGabonais dit :

    O politique quand tu me tiens !! Question : quand ” une fatigue sévère” “éloigne son excellence des affaires” pour une durée (que vous ne pouvez nullement déterminer pour une raison toute simple : vous et moi n’en savons strictement rien), il vous manque quel ingrédient pour la constatation de la vacance du pouvoir ??? Vous êtes porte parole du gouvernement et non de la présidence, tenez vous-en a votre rôle. En cette journée de Dimanche chrétien, retenez qu’il n’y a nulle vérité que le temps ne finisse par reveler. Amen.

  6. Serge Makaya dit :

    Quand je pense qu’aux USA on condamne à mort les personnes qui ont tuées une seule personne. Et voila qu’au Gabon on maintient en vie un ASSASSIN qui a tué au moins 100 personnes. Dans quel monde nous vivons ? Pitié !

  7. Junior barro dit :

    Ne pas confondre vacance du pouvoir et LES vacances du pouvoir!

  8. CHRISTINE Madeleine dit :

    800 soldats actuellement à Port-Gentil (français ou gabonais ?) pour faire quoi ? Soutenir ce régime d’assassins et voleurs ou passer le flambeau à une nouvelle équipe ? https://twitter.com/brett_l_carter/status/1059123614144839680

  9. Axelle MBALLA dit :

    Le très encombrant système politique des pédé…gistes, habitué au déni nous a fait des infinis allers et retours en Riyad et Londres. Quelqu’un a-t-il compris où se trouve finalement cet homme (leur Président)? Et le vocable de fatigue sévère, peu familier du langage des médecins, que veut-il dire? Ces (im)mérgents sont des vrais “jusqu’au bout (istes)”. Mais l’homme dont on cache soit la situation clinique, soit encore moins, thérapeutique, est en définitive à tout le monde, et au-delà du Gabon, à l’humanité toute entière. D’autant qu’il s’agit d’un régime qui a constitutionnalisé le mensonge, la tromperie, et érigé le crime, la haine, les violences comme seuls moyens de gouverner.Mais, quelle que soit la durée de la nuit, le jour se lève toujours…..

  10. FINE BOUCHE dit :

    Plus aucune crédibilité. C’est irresponsable la situation vécue aujourd’hui ici et maintenant par le peuple gabonais.
    Quelles valeurs intrinsèques sont distillées.

    Un nouvel exemple à suivre. l’Algérie

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