Hormis son fils qui trône à la direction générale du budget, des proches de Mborantsuo supervisent la plupart des autorités administratives indépendantes. Petite description, basée sur l’observation et sans jugement de valeur, d’un réseau dont on ne perçoit vraiment ni l’étendue ni la profondeur.

© Gabonreview

 

Ils sont tous issus de la ”CC” (Cour constitutionnelle), ce château qui semble sortir d’un conte bolchévique, les nouveaux chefs d’un bon nombre d’institutions judiciaires et des autorités administratives indépendantes. Ils sont tous de son entourage. C’est le cas de Nestor Mbou, 57 ans, nommé le 29 mars dernier à la tête de la Commission nationale de Lutte contre l’Enrichissement illicite (CNLCEI) qui vient de connaître une restructuration dans son fonctionnement, conformément aux résolutions du dialogue politique d’Angondjé. Ce haut magistrat exerçait depuis sept ans comme assistant du président de la Cour constitutionnelle. Pendant cinq ans, il va présider la CNLCEI où il succède à Alexandre Odounga Awassi. Nestor Mbou est connu pour être un magistrat lisse, un homme sans histoire qui manquerait cependant de charisme et d’autorité. Le secrétariat général de cette structure est cornaqué par une «fidèle» de Marie-Madeleine Mborantsuo.

Avant Nestor Mbou, un ancien directeur de cabinet de Marie-Madeleine Mborantsuo, Joël Lédaga, avait été promu, quelques mois auparavant, président d’une autre autorité administrative indépendante, la Commission nationale de Protection des données à caractère personnel (CNPDCP) pour un mandat de cinq ans. Depuis sa prise de fonctions, Joël Lédaga se démène pour faire connaître à l’opinion le rôle de cette structure.

Mbou, Bibalou Koumba, Lédaga et les autres…

Moïse Bibalou Koumba, autre personnalité réputée proche du président de la Cour constitutionnelle, dirige depuis plus d’un an le Centre gabonais des élections (CGE), pour un mandat de deux ans, renouvelable une fois. Le CGE a organisé, en octobre 2018, les élections législatives et locales, avec plus ou moins de bonheur. Précédemment conseiller du président de la Cour constitutionnelle, Moïse Bibalou avait été choisi parmi une dizaine de candidats, mais les observateurs avaient annoncé avant même la tenue du scrutin qu’il serait «élu». Ce qui fut fait.

La Haute Autorité de la Communication (HAC), née des cendres du Conseil national de la Communication (CNC), a été mise en place en mai 2018 pour un mandat de cinq ans. Cette autorité administrative indépendante est dirigée par Raphaël Ntoutoume Nkoghé qui, s’il ne sort pas du cabinet de Marie-Madeleine Mborantsuo, est tout de même un proche, par les voies maritales, du président de la Cour constitutionnelle. De plus, deux autres de ses proches, à savoir Lucie Akalane, ancien assistant, et Félicien Biviga Koumba, ancien conseiller au château bolchévique, siègent aussi à la HAC.

De même, concernant les institutions, René Aboghé Ella, qui dirige aujourd’hui le Conseil d’Etat, après dix années passées à la tête de la Commission électorale nationale autonome et permanente (CENAP), est également réputé proche du président de la Cour constitutionnelle. On dit de lui qu’il ne saurait saper l’autorité de la marraine qui en attend loyauté et fidélité. D’une manière générale, toutes ces personnalités lui sont grandement redevables.

L’influence de Marie-Madeleine Mborantsuo reste donc intacte en dépit de toutes les rumeurs distillées ici et là sur la place publique. En fait, comme un puzzle, le Gabon est partagé entre diverses pièces et divers paysages, sinon diverses influences. L’institution judiciaire et les autorités administratives indépendantes demeurent indiscutablement sous la coupe de celle qu’on appelle de plus de plus 3M. L’opinion appréhende bien ces subtilités…

 
 

9 Commentaires

  1. Laurent nzeng meyo dit :

    Cet article illustre le drame de notre pays. Il permet à l’opinion de comprendre désormais la raison pour laquelle échos du nord est suspendu fréquemment. Même si il faut l’avouer la hac est un fonds de commerce pour l’un des conseillers membres qui assure le service après vente de la mafia locale.

  2. CHRISTINE Madeleine dit :

    C’est comma ça que SATAN fonctionne depuis toujours. Donc…

  3. Patrick ANTCHOUET dit :

    C’est un excellent article. Félicitations à Deogracias Arambo pour avoir mis au grand jour les mystères du puzzle. Les autorités administratives indépendantes sont donc sous la coupe de 3 M. Mais il y a aussi une agence où trône un certain Mombo qui est, lui aussi, un proche et un intime…

  4. ENDUNDU dit :

    Laissez Mme MBORANTSOUO tranquille, elle fait son travail en tout âme et conscience. Une Magistrate avec grand M chevronnée. Le Gabon a besoin de ce genre de femme à la façon d’Hélène SIRLEAF du Libéria. Et d’ailleurs qui ne dit pas qu’elle a des atouts d’une présidentiable ? car elle a le charisme et ne biaise pas. De toutes les façons, l’avenir proche nous le dira. Vous êtes avertis. Plus vous la trainée dans la boue du Komo,plus elle se sent solide sous la protection du Créateur des êtres. “Okassi ékoubou, djouana !!!!!!

  5. MAPARATA dit :

    Qui sommes ns pour juger? quand ls gens ne t’aiment pas ils passent leur temps à vs critiquer et à vs calomnier.je sais de quoi je parle. que tu fasses bien où mal ils critiqueront tjr c’est le propre de l’humain et pire encore du gabonais.si j’ai un conseil ne soyez pas tribale mais patriote l’éternel Dieu qui sais tout et vois tout te protège et te le rendra au centuple. je prie pour vs. courage et bne continuité.

  6. Patrick Anani Etoughe dit :

    Je pense que Dieu doit rester en dehors d’une personne qui ne respecte pas le droit du peuple Gabonais. Elle a manqué de montrer à plus d’une fois de montrer de l’intégrité quant il le fallait.

  7. Des femmes comme elle ne sont pas nombreuses ,laissez cette femme en paix un peux,toujours à des choses qui ne sont pas fondée,elle travaille bien et mieux que vous,c’est quoi cette haine acharnée en vers occupez vous un peux de vos problèmes personnels

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