Après le rapport produit le 31 janvier à l’issue de plusieurs missions de terrain sur les activités de la compagnie Alpha Centauri Mining SA (ACM), le ROLBG est revenu à la charge, le 9 avril. Il dénonce l’empêchement de ses activités par le préfet de Ndjolé et des membres d’ACM.

Image montrant la «destruction systématique des écosystèmes» par Alpha Centauri Mining SA. © Facebook.com/georges.mpaga

 

Brainforest et le ROLBG ont récemment mené des missions dans la zone aurifère de Ndjolé. Les investigations portaient sur les activités de la compagnie Alpha Centauri Mining SA (ACM). Au terme de celles-ci, le ROLBG a produit le 31 janvier 2019 un rapport qui a mis en évidence certains dysfonctionnements dans l’exploitation de cette zone aurifère. C’est une violation des dispositions du Code minier par ACM, à travers la pollution à grande échelle des rivières de la zone aurifère, la destruction à grande échelle des écosystèmes, l’absence des mesures d’accompagnement environnementales et sociales prescrites par l’étude d’impact, la création d’une situation conflictuelle avec les populations locales de la zone aurifère. Le ROLBG dénonce également la volonté d’accaparement des terres au détriment de la population et l’utilisation des sociétés fictives chinoises pour assurer une sous-traitance illégale, en violation des normes en vigueur.

Le rapport de l’ONG fait observer qu’un conflit pourrait déboucher sur des actes de violence si un dialogue constructif entre l’administration, les orpailleurs, les opérateurs économiques et les autorités n’est pas établi. Au regard de la pertinence du travail réalisé, les ministères de l’Environnement et des Mines ont envoyé à leur tour des équipes sur le terrain. Mais la situation ne semble pas avoir évolué. D’où la déclaration de ce 9 avril.

Destruction à grande échelle des écosystèmes

Selon le ROLBG, ACM refuse de s’aligner sur les principes liés à la transparence de ses activités. Le réseau signale la connivence des autorités locales avec l’entreprise ACM. Cette situation «constitue une situation flagrante de conflit d’intérêts au détriment des objectifs de transparence et de bonne gouvernance indispensables pour faire la lumière dans la lutte contre la corruption au sein du secteur aurifère ainsi que le Code minier de la République gabonaise». Exclu par les autorités locales, «singulièrement le préfet en complicité avec l’entreprise ACM», le ROLBG aurait voulu que par solidarité, Brainforest refuse de poursuivre unilatéralement la mission conjointe.

Le ROLBG dénonce «une atteinte délibérée aux activités de la société civile alors que le Gabon est engagé dans des discussions multipartites impliquant la société civile,  en vue de son retour à l’ITIE». À ce titre, il demande la suspension à titre conservatoire des contrats attribués à ACM, la vérification de la conformité des activités d’ACM par rapport au Code minier, à travers une mission conjointe incluant les administrations des mines, de l’environnement, de la santé ainsi que le ROLBG, l’évaluation des impacts environnementaux sociaux des activités d’ACM dans sa zone d’intervention.

Il souhaite également que soit appliquées les sanctions prévues par le Code minier au titre du concept pollueur payeur, le soutien par l’administration des mines du processus visant la création d’une Coopérative des orpailleurs artisanaux de Ndjolé (COAN), entamé avec l’appui technique du ROLBG. Dans cette optique, il souhaite la mise en place d’un protocole d’accord avec le ROLBG pour accompagner le développement de la COAN, d’un comptoir pour permettre à la COAN de vendre légalement son produit aurifère. Cette initiative vise à éviter le pillage de l’or et établir une mission permanente de contrôle au quotidien de la production aurifère industrielle et semi-industrielle.

 
 

1 Commentaire

  1. HRIBAR dit :

    Bonsoir,
    Vous ne voulez plus des blancs!!!! Maintenant vous avez les chinois!!!!
    Bonne chance.

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