Une mission de Brainforest, effectuée dans la Remboué du 17 au 23 janvier 2019, suite à une dénonciation d’exploitation forestière illégale, met en lumière des écarts de conformité des activités pratiqués au sein de la Concession forestière sous aménagement durable (CFAD) Hua Jia avec la législation en vigueur.

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Située sur le massif de la Bokoué et étalée sur 106 300 hectares, la Concession forestière sous aménagement durable (CFAD) Hua Jia, attribuée à l’opérateur chinois Hua Jia, en contrepartie des fonds consentis par la Chine pour la construction du palais de l’Assemblée nationale du Gabon, serait exposée à une exploitation forestière illégale. Deux des entreprises qui y opèrent ne disposent d’aucun titre d’exploitation : la société Amvene Nkoulou et Fils et la Coopérative des femmes de Roungoula.

Selon les conclusions de la mission d’observation indépendante de l’ONG Brainforest dans la Remboué, du 17 au 23 janvier 2019, des activités d’exploitation forestière illégale ont été enregistrées dans la Concession forestière  Hua Jia à la Remboué, plus précisément dans les villages Roungoula, Bangando et Padouk. Celles-ci sont non conformes à la législation en vigueur. Il s’agit notamment de l’absence de l’autorisation de récupération de bois dans des parcelles agricoles, la non traçabilité des bois exploités dans les zones affectées à l’agriculture, l’absence de contrats entre exploitants agricoles et exploitants forestiers.

La mission de Brainforest a, entre autres, relevé le marquage des bois non conforme ; des souches, billes et culées non marqués ; la présence des bois portant la marque CFR hors des zones de récupération ; une récupération de bois non fondée du fait d’absence de droits de la Coopérative des femmes de Roungoula sur le bois abandonné ; une appropriation des bois abandonnés sans autorisation du directeur général des Eaux et Forêts.

Selon l’ONG, ces actions se situent en marge des procédures et visent à blanchir le bois abattu sans autorisation. Elle en veut pour preuve, un ordre de versement établi par une autorité́ non habilitée, ainsi que les résultats de l’évaluation du potentiel, en contradiction avec les estimations de la Sotrader. Ce d’autant plus que «la CFAD Hua Jia n’est pas en cours d’exploitation et qu’aucun titre valable n’existe dans ces villages», précise le rapport.

Pour mettre un terme à ces violations de la loi, Brainforest invite le cantonnement des Eaux et Forêts  du Komo Kango, à effectuer une opération de contrôle de la traçabilité́ des bois provenant des zones indiquées, faire cesser  les activités de la société́ Amvene Nkoulou et Fils et à poursuive en justice les contrevenants.

 
 

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