Pour la Coalition pour la nouvelle République réunie autour de Jean Ping, la visite du président togolais à Ali Bongo s’apparente davantage «au soutien d’un dictateur à son homologue en difficulté» qu’à une visite de travail et d’amitié telle que présentée officiellement.

Faure Gnassingbé et Ali Bongo, le 7 mai 2019, à Libreville. © Communication présidentielle

 

porte-parole de la CNR, le 10 mai 2019, à Libreville. © Gabonreview

Trois jours après le voyage éclair de Faure Gnassingbé à Libreville, la Coalition pour la nouvelle République (CNR) refuse de croire à la version officielle servie par la présidence de la République. Celle selon laquelle le président togolais et son homologue gabonais avaient à cœur de travailler sur le renforcement de la coopération entre leurs deux pays et sur la sécurité en Afrique, entre autres. Pour la plateforme réunie autour de Jean Ping, cette visite éclaire «s’assimile [plutôt] au soutien d’un dictateur à son homologue en difficulté».

Porte-parole de la CNR, Clay Martial Obame en veut pour preuve qu’aucun chef d’État de la sous-région ne s’est rendu au Gabon depuis le retour d’Ali Bongo de Rabat où il était en convalescence après son AVC d’octobre 2018. Or, désormais impopulaire en son pays, le dirigeant togolais partage avec Ali Bongo le fait qu’ils sont «tous les deux héritiers de trône présidentiel». Aussi, la CNR juge-t-elle que «cette implication d’un président membre non membre de la Cemac est une maladroite et offensante ingérence dans la gestion des relations d’amitié et de fraternité entre nos deux États».

La Coalition perçoit donc la visite de Faure Gnassingbé à Ali Bongo comme une manœuvre visant à donner la preuve de ce que le président gabonais est bel et bien en possession de ses aptitudes physiques et cognitives, afin que cessent les appels à la déclaration de la vacance du pouvoir au sommet de l’État. Appel auquel s’est joint Jean Ping en mars dernier.

Pour la CNR, qui exhorte les autorités à ne plus «continuer dans le dilatoire et la distraction», la sortie de crise dans laquelle est plongé le pays «repose sur la reconnaissance de la vérité des urnes clairement exprimée en août 2016 par le vote à la majorité du peuple gabonais souverain». La Coalition appelle une fois de plus à la reprise du scrutin présidentiel dans la vingtaine de bureaux de vote du 2e arrondissement de Libreville et le recomptage des voix du haut-Ogooué, où Ali Bongo avait été crédité de plus 95%.

 
 

11 Commentaires

  1. B2 dit :

    Notre président élu, Jean Ping, doit faire très attention. On cherchera à l’empoisonner les semaines qui viennent. Il faut qu’il soit extrêmement VIGILANT.

    • Grégoire Ndong dit :

      Merci B2 pour cette nouvelle que je crois VRAI. Jean Ping demeure incontestablement l’opposant Numéro 1 du Gabon. Question : certains disent qu’il ne sera jamais président du Gabon parce que la France ne veut pas de lui. Donc, si je comprends bien, nous ne sommes pas indépendant ? Nous sommes encore sous la tutelle de cette MERDE qu’est la France ? Ça va durer pendant combien de temps cette mascarade ?

      Jean Ping doit prendre le pouvoir pour mettre fin à 59 ans de tripatouillage de la France dans nos élections présidentielles. Dégagé de notre pays définitivement avec ton armée de MERDE. Ou alors nous allons brûler l’ambassade. On e à marre de ce sale jeu d’hypocrisie, de mensonges… Le Gabon aux gabonais SVP. MAINTENANT SI JEAN PING EST EMPOISONNÉ, CELA NE PEUT PROVENIR QUE DE LA FRANCE. J’ai enfin compris…

  2. 007 dit :

    opposition pour la distraction

  3. Martine dit :

    Je m’adresse à Jonas Moulenda, suite à son dernier live. Ok, tu prétends être blanc comme neige. Tant mieux pour toi. La résistance gabonaise pour toi est une connerie. D’accord. Me que fais-tu PERSONNELLEMENT pour faire en sorte qu’elle ne soit plus une connerie ? Viens apporter ta pierre, de façon discrète, sans faire du tapage médiatique.

    Tu peux contribuer à fédérer l’opposition/la résistance gabonaise. Mais daus-le en mettant de côté ton égo. A bon entendeur…

  4. Vivien kaly dit :

    Jonas Moulenda, journaliste, chante dans les réseaux sociaux que BOA n’est pas mort. Ok. Qu’il nous le prouve. Parce que MOI je peux aussi vous prouver que cet usurpateur et assassin de BOA est bien DCD en octobre dernier. Le reste n’est que le jeu de la cellule africaine de l’Elysée en quête d’un nouveau VALET fidèle aux ordres du “maître” de la France. Les espions français qui viennent souvent sur cette page de Gabonreview savent bien que ce que j’écris est totalement VRAI.

  5. Serge Makaya dit :

    Je suis bien sur d’accord avec l’avis de la Coalition pour la Nouvelle République. Je profite aussi pour demander à l’opposition/la résistance gabonaise de la diaspora de ne plus se diviser SVP. Le tout dernier live de Jonas Moulenda prouve que ça va mal entre vous. N’etallez pas ainsi vos problèmes. Vous connaissez bien l’adage: le linge sale se lave en famille.

    Je propose à la diaspora gabonaise des États-Unis et du Canada de faire le nécessaire de réconcilier au plus vite la diaspora de France. C’est vraiment nécessaire pour continuer ce combat pour la libération totale du Gabon. A bon entendeur…

  6. Didier dit :

    Ce n’est pas et ce ne sera jamais Ali Bongo qui est bien mort depuis octobre dernier. Et que Jonas Moulenda qui ne cesse de vouloir diviser l’opposition/la résistance gabonaise ceses de raconter n’importe quoi sur cet assassin et usurpateur décédé. Jonas Moulenda est très NUISIBLE pour l’opposition et la résistance gabonaise. FAITES TRÈS ATTENTION À LUI…

  7. Ulys dit :

    AU SECOURS !!! IL FAUT ARRÊTER ERNEST MPOUHO EPIGAT QUI INCITE AU TRIBALISME. IL FAUT QU’IL AILLE EN PRISON POUR INCITATION À LA HAINE. POUR VÉRIFIER CE QUE J’ÉCRIS, ALLEZ SUR FACEBOOK INFOS KINGUELES IK LIBRE. LE GABON NE MÉRITE PAS ÇA SVP…

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