Plusieurs malades seraient décédés ces derniers mois dans la capitale économique gabonaise, en raison de l’absence, dans les structures sanitaires publiques et privées, d’un scanner pour la réalisation de certains examens médicaux pointilleux.

Faute de scanneur médical, plusieurs malades auraient perdu la vie à Port-Gentil (image d’illustration). © D.R.

 

A Port-Gentil, il est désormais impossible pour les médecins de disposer d’informations sûres et fiables pour une meilleure prise en charge médicale de certains malades nécessitant un diagnostic précis. Depuis sept mois, la capitale économique du Gabon ne dispose plus de scanneur médical. Le seul existant jusqu’en mai dernier a cessé de fonctionner, informe L’Union, ce vendredi 25 janvier. Le quotidien ne manque pas d’indiquer que deux malades au moins ont trouvé la mort à cause de cette situation : un homme âgé d’une soixantaine d’années souffrant du foie et une femme ayant chuté dans sa salle de bain.

Pourtant, moins d’un an plus tôt, le chef-lieu de la province de l’Ogooué-Maritime disposait d’un scanneur qui semblait satisfaire les besoins de cette ville de 150 000 habitants. Seulement, il s’agissait d’un scanneur privé appartenant à la Polyclinique Bilie, propriété du Dr Emmanuel Eyeghe. Réhabilité et rééquipé ces dernières années, le Centre hospitalier régional de Ntchengué n’a pas été doté de cet appareil que le spécialiste ORL présente comme «un instrument capital de diagnostic qui aide le médecin à prendre une décision très rapide et adéquate».

S’il avoue qu’il aurait apprécié l’aide de l’Etat pendant que son scanneur fonctionnait, c’est parce que Dr Emmanuel Eyeghe estime l’acquisition de son appareil à 300 millions de francs. Or, pendant que son scanneur bénéficiait à toute la ville voire à toute la province, il n’a bénéficié d’aucune facilité de la part de l’Etat gabonais, à l’instar de l’exonération de quelques taxes ou l’attribution d’une subvention annuelle à son établissement. «En retour, les agents public bénéficieraient des prix préférentiels, car nous faisons un service public en étant une structure privée», explique-t-il, précisant qu’à Port-Gentil, 7 à 8 examens nécessitant un scanneur médical sont demandés chaque semaine. La situation serait donc plus préoccupante qu’elle en a l’air.

 
 

5 Commentaires

  1. RASOLOFOSON Tefaka Hermann dit :

    Le scanner n’est pas un médicament. C’est juste de l’incompétence. Avant il n’avait pas même de la radiologie mais les médecins de l’époque à toujours su faire preuve de professionnalisme

    • natty dread dit :

      c’est grave ce que vous écrivez là M. Tefaka, la médecine a évolué depuis et les maladies également. Il y a des nouvelles affections qui n’existaient pas il y a quelques années. Les médecins sont aujourd’hui formés aux nouvelles technologies, et cela permet une prise en charge plus efficace des patients, comme mentionné dans l’article. Vous dites que la radiographie n’existait pas avant, mais pour la petite histoire, la radiographie existe depuis 1896. Vous étiez né? A moins-ce que la vie d’un nègre ne mérite pas autant d’attention? Dites-moi, quel est l’état de la santé publique à Madagascar? Abstenez-vous de ce genre de commentaires quand vous ne comprenez rien à rien, respectez-vous svp…

  2. Jones dit :

    Heureusement que le Président ne se soigne pas dans ces hôpitaux qui sont en réalité des grands dispensaires !
    Grand reste au Maroc parce qu’ici c’est mauvais !

  3. bilkyssa dit :

    demander à TOTAL de mettre les scanners à la disposition de la ville
    Ils se sont bien servis sur POG il faut quand même arrêter de faire
    l’autruche

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