La Société de patrimoine des infrastructures numériques (Spin) a reçu, jeudi, de l’Agence nationale des infrastructures numériques et des fréquences (Aninf) le linéaire de fibre optique partant de Libreville à Franceville. Elle est chargée de sa commercialisation et de son entretien.

Alex-Bernard Bongo Ondimba (Aninf, à droite) et Axèle Kissangou-Mouele (Spin), le 20 décembre à Libreville. © D.R.

 

Après l’interconnexion avec le Congo, marquant la fin de la première phase du projet de fibre optique CAB4 (Central Africain Backbone), place à la mise en service effective de la liaison Libreville-Franceville. Cette mission, l’Aninf l’a officiellement confiée, le 20 décembre, à la Spin, à la faveur d’une cérémonie de signature d’un avenant de convention entre les deux parties, en présence de Guy-Bertrand Mapangou, le ministre d’Etat en charge de l’Economie numérique. Cette signature fait suite à une autre, intervenue en 2014, au cours de laquelle l’Aninf transférait à la Spin le prêt et les actifs de l’Etat liés au lancement du projet CAB4.

Quatre ans après, Axèle Kissangou-Mouele, le directeur général de la Spin, assure que «ce transfert ne fait que respecter l’organisation institutionnelle établie dans le secteur des TIC au Gabon» : la responsabilité de l’Aninf est de construire les infrastructures et celle de la Spin de les exploiter d’un point de vue commercial.

Aussi, le patron de la Spin promet-il que la mise en service effective de la liaison dont sa structure a acquis la charge répondra à deux objectifs principaux, tel que dictés par les autorités gabonaises : la réduction du coût d’accès aux services de télécoms sur le tronçon allant de Libreville à Franceville et la démocratisation de l’accès à l’Internet. Le but étant, selon Axcèle Kissangou-Mouele, de réduire in fine la fracture numérique entre les villes du Gabon, et entre le Gabon et d’autres pays, y compris ceux du continent africain.

Pour y parvenir, la Spin sera accompagnée par Axione Gabon, avec laquelle elle a signé, en avril 2015, une convention de délégation pour l’exploitation du Backbone national. La filiale du groupe français Bouygues est notamment chargée «de maintenir en condition opérationnelle l’infrastructure et de la commercialiser au plus grand nombre d’opérateurs, de façon transparente et aux mêmes conditions commerciales pratiquées partout dans le monde», indique Sylvain Pecouyoul, le directeur de Concession.

Un audit a toutefois été commandé par le ministre de l’Economie numérique, avant la commercialisation du linéaire à fibre optique, «pour répertorier les petits dysfonctionnements sur le réseau et les centres techniques afin que l’outil soit des plus fonctionnels». Celui-ci devrait être lancé en janvier 2019, et le rapport officiel est attendu pour avril de la même année, informe Guy-Bertrand Mapangou.

 
 

1 Commentaire

  1. ossima dit :

    Ça fait depuis 5 ans (2013) qu’on attend la réalisation de ce projet Fibre optique financé à coût de plusieurs milliards par la Banque mondiale.

    Je voudrais venir au Gabon proposer mes services de prestation informatique à la SPIN et l’ANINF, mais je ne vois que du feu depuis que ces deux structures ont été crées au Gabon.

    Nos compatriotes préfèrent bosser avec les ouest-af et les moutanginis ou les ibambas plutôt qu’avec les autochtones. Cela va durer combien de décennies, dites nous ?

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