Les rideaux sont tombés sur la deuxième édition du Festival international du court-métrage des écoles de cinéma (Ficmec) et le Colloque scientifique international de Cotonou (CSIC), à Cotonou, au Benin. L’Institut national de la poste des technologies de l’information et de la communication (INPTIC) du Gabon, qui était en compétition, n’a remporté aucun prix.

Une participante recevant son prix à la clôture du Ficmec. © D.R.

 

Du 15 au 19 janvier se sont tenus à Cotonou, au Bénin, la deuxième édition du Festival international du court-métrage des écoles de cinéma (Ficmec) et le Colloque scientifique international de Cotonou (CSIC). Le Ficmec mettait en compétition 64 films, parmi lesquels trois productions gabonaises réalisées par l’Institut national de la poste des technologies de l’information et de la communication (INPTIC). Un documentaire de 11’10’’ «Un monde de silence» et deux films de fiction, «Le Deal» (13’46’’), «Le Combat d’une vie» (10’14’’).

Les résultats sont tombés le 19 janvier. Sous la supervision du président du Ficmec, Bruno Pesery, réalisateur français, des critères de sélection ont été définis par deux jurys avant le visionnage des films. Il s’agissait des qualités techniques des œuvres en termes de qualité d’images, du son, du montage; qualités artistiques et esthétiques des œuvres en termes de mise en scène, décors, effets; originalité du traitement en termes de scénario pour les fictions et thème pour les documentaires et la pertinence du sujet.

Après délibération, 14 prix ont été décernés. Le prix de la meilleure image, le prix du meilleur montage, le prix du meilleur son, le prix coup de cœur du public, le prix du meilleur film d’animation, le prix du meilleur documentaire, le prix de la meilleure fiction, le prix spécial du jury, le prix Canal+ du meilleur film béninois, le prix spécial Canal+ de la meilleure fiction, le grand prix pascal Abikanlou, ainsi que trois prix spéciaux Be Channel. Un pour la valorisation de l’architecture traditionnelle, un autre pour la promotion des valeurs de la femme africaine et le dernier pour la valorisation des rites endogènes. Aucune production de l’INPTIC n’a remporté un prix.

Dans son discours de clôture Bruno Pesery a souligné que «les films du Gabon ne sont pas moins méritoires». «Ils traitent des sujets d’actualité, mais nous avons choisi de mettre l’accent sur l’esthétique, le traitement de l’image, du son, l’inventivité» a-t-il déclaré, soupçonnant des aspérités dans les productions gabonaises qui ont d’ailleurs souffert de l’absence de leurs réalisateurs lors du Festival. «Les réalisateurs gabonais ne sont pas venus. Probablement, ils n’ont pas pu avoir des billets d’avion (…) Mais, ils ont raté l’occasion de rencontrer de grands cinéastes pour s’améliorer et même signer des contrats. Leurs films étaient intéressants», a déclaré Marina Matsanga Nziengui, chercheuse à l’Université de Grenoble Alpes ayant pris part au colloque.

 
 

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