Le tollé soulevé par le trafic du Kévazingo, une espèce forestière protégée, a amené l’organisme de certification FSC (Forest Stewardship Council) à rappeler l’importance de l’achat du bois tropical d’origine durable. Une démarche qui, au-delà de dissuader les trafiquants et l’exploitation illégale, éloigne la menace constante qui pèse sur de nombreuses espèces de végétaux, d’oiseaux et autres animaux exotiques.

Au-delà de dissuader les trafiquants et l’exploitation illégale, l’achat du bois tropical d’origine durable éloigne la menace constante qui pèse sur de nombreuses espèces. © D.R.

 

Au regard du remous né de l’exploitation illégale du Kévazingo au Gabon, le FSC en a profité pour rappeler la nécessité ou l’importance d’acheter du bois tropical d’origine durable. Ce qui, assure cet organisme de certification, aide à protéger les pays de la déforestation, de l’exploitation illégale et de la menace constante pesant sur de nombreuses espèces de végétaux, d’oiseaux et autres animaux exotiques.

En partant du fait que le bassin du Congo dans lequel se situe le Gabon, en Afrique centrale, abrite la deuxième plus grande forêt tropicale du monde, et constitue un haut lieu de biodiversité où on trouve de nombreuses espèces animales, telles que le gorille de montagne et le gorille des plaines, le chimpanzé, l’éléphant de forêt et de nombreuses espèces d’oiseaux et de végétaux, cet organisme indique qu’«acheter un produit en bois tropical certifié FSC, participe à la préservation des forêts et de tout ce qu’elles abritent».

Ceci d’autant plus que «la mission du FSC est de préserver les forêts afin qu’elles puissent répondre aux besoins sociaux et économiques de la société tout en conservant leur biodiversité». La certification FSC garantit en effet que «les forêts sont gérées de façon à assurer le maintien du couvert forestier à long terme, et à préserver la biodiversité. Plus précisément, elle garantit que les plans de gestion sont élaborés de façon à protéger les espèces menacées via des processus obéissant à une démarche responsable».

Dans ce contexte, l’organisation explique que le bassin du Congo est également très peuplé et sa population confrontée à la pauvreté, dépend du bois qui constitue une source de revenu et contribue au développement économique. C’est en cela qu’elle note que «la certification FSC ne pourrait jouer un rôle positif sans l’adhésion et l’engagement des communautés et des populations autochtones qui vivent dans la forêt et en dépendent pour leurs besoins alimentaires, religieux et culturels».

«La certification FSC garantit également que les communautés sont consultées et prennent part aux décisions qui concernent la forêt, et que leur sécurité est assurée lorsqu’elles travaillent dans la concession, conformément aux principes élaborés par l’Organisation internationale du travail (OIT)», précise les responsables du FSC.

Ce qui implique que ces communautés continuent de bénéficier des nombreuses valeurs spirituelles et culturelles de la forêt, tout en tirant profit de retombées économiques. Ainsi, la certification profite à la fois à la forêt et à la population. Toutefois, note-t-on, la gestion forestière ne peut pas être durable si elle ne garantit pas dans le même temps la rentabilité des entreprises certifiées. Et le troisième levier de FSC pour lutter contre la déforestation consiste à garantir que les entreprises forestières qui gèrent leur forêt, de façon responsable, en tirent également des avantages économiques. Dans cette optique, FSC collabore avec des partenaires afin de susciter l’intérêt des marchés locaux et internationaux pour les produits de ses détenteurs de certificats. La certification FSC protège les entreprises et les consommateurs contre l’exploitation forestière illégale ou le commerce de bois illégal. Les entreprises certifiées FSC sont contrôlées tous les ans par des organismes certificateurs indépendants afin de s’assurer du respect des règles exigeantes formulées par FSC.

A noter que l’année dernière, le gouvernement gabonais a annoncé que d’ici à 2022, tous les exploitants forestiers détenant des concessions au Gabon devraient obtenir la certification FSC.

 
 

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