Présent à l’arrivée de la deuxième étape (Bitam-Oyem) de la Tropicale Amissa Bongo, le 21 janvier à Oyem, le ministre des Sports a plébiscité certains aspects de la course cycliste. Dans cette interview accordée à Gabonreview, Franck Nguéma pense que la Tropicale, qui jouit d’une organisation de «haut niveau», est la «compétition cycliste N°1 en Afrique».

Franck Nguéma, le 21 janvier 2020 à Oyem. © Olsen Brayden

 

Gabonreview : Êtes-vous à Oyem parce que c’est le Woleu-Ntem, chez vous, ou doit-on s’attendre à vous voir sur les autres étapes de la course ?

Franck Nguéma, le 21 janvier 2020 à Oyem. © D.R.

Franck Nguema : La Tropicale Amissa Bongo qui a commencé en 2006, est la compétition cycliste N°1 en Afrique. Cela fait 15 ans qu’elle a démarré. Et quand la compétition a été lancée par le défunt président Omar Bongo, on ne pensait pas que nous arriverions à ce niveau de qualité en termes de plateau technique. Celui-ci est en effet très relevé avec des équipes professionnelles et des équipes nationales africaines de haut niveau. La preuve : cette deuxième étape de la 15e édition est historique car le podium est constitué uniquement de coureurs africains. Les objectifs fixés par le défunt président Omar Bongo, et poursuivis par l’actuel président, Ali Bongo, étaient que cette course soit révélatrice des talents africains. Le podium de ce jour est la preuve que ces objectifs sont atteints d’année en année.

J’ai été au lancement de la 15e édition de la Tropicale Amissa Bongo à Ebolowa, au Cameroun. Comme vous le savez, Ali Bongo est le président en exercice de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC) et pour lui, l’intégration est très importante. Et le départ de la compétition dans la ville du Cameroun voisin, est une preuve supplémentaire de l’effectivité de l’intégration sous-régionale en Afrique centrale par le sport.

© Olsen Brayden

Je suis ici à Oyem parce que c’est la première ligne d’arrivée de la compétition cette année, en terre gabonaise. Il fallait que je sois ici. Mais, vous me reverrez sur d’autres étapes de la Tropicale dont Libreville, pour le grand final. C’est aussi pour apporter le soutien du ministère des Sports aux coureurs gabonais qui ont eu l’occasion de se préparer pendant un mois à Franceville, dans le Haut-Ogooué, pour essayer d’améliorer leurs performances à cette compétition. Je sais que la Fédération gabonaise de cyclisme, comme l’ensemble des autres fédérations, a des préoccupations. Et la mission qui m’a été confiée par le chef de l’État est que toutes les fédérations retrouvent leur vitesse de croisière, pour avoir des résultats tangibles dans le sport au niveau national.

Êtes-vous satisfait du niveau affiché par les Gabonais depuis le début de cette édition ?

Ma satisfaction ou non du niveau affiché par les cyclistes gabonais n’est pas la question. Nous sommes dans une course de niveau mondial, elle regroupe donc des équipes de haut niveau international. Je pense que le niveau des Gabonais va se rehausser par le fait qu’ils se confrontent aux meilleurs cyclistes du monde. Et c’est l’un des objectifs que nous nous sommes fixés. C’est un travail de longue haleine mais grâce à la Tropicale, notamment, nous toucherons au but.

Comment appréciez-vous l’organisation de la compétition ?

Nous avons vraiment une organisation de haut niveau, la meilleure du continent. Et cela, nous le devons au soutien indéfectible du président Ali Bongo qui porte cette course dans son cœur. Car la Tropicale permet de révéler ou confirmer les talents africains, en plus de faire découvrir le Gabon. Tous les cyclistes internationaux ayant participé à cette compétition n’oublieront jamais le Gabon. C’est aussi ça l’objectif de la Tropicale Amissa Bongo : valoriser la patrimoine culturel et naturel du Gabon.

 
 

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