Dans quel état social, politique et économique se trouve le Gabon 10 ans après la disparition d’Omar Bongo ? Une question à laquelle répondra sans détour l’Association pour la réappropriation du Gabon, de son indépendance et pour sa reconstruction (Réagir) lors d’un «débat citoyen», le 8 juin à Paris.

10 ans après la mort d’Omar Bongo (à gauche), Réagir s’interroge sur l’état du Gabon depuis «l’accession frauduleuse à la magistrature suprême» d’Ali Bongo (à droite). © D.R.

 

Alors que le Gabon s’apprête à commémorer les 10 ans de la disparation d’Omar Bongo, le 8 juin, l’Association pour la réappropriation du Gabon, de son indépendance et pour sa reconstruction (Réagir), elle, s’interroge sur l’état du pays après la disparation de l’ancien président.

«Sur le plan économique et financier que peut-on retenir des dix années d’exercice du pouvoir d’Ali Bongo ?», «Dix ans après le décès d’Omar Bongo, quel est l’état de la démocratie, des libertés publiques au Gabon ?», «En somme, dix ans après le départ d’Omar Bongo, que de devient le Gabon sous Ali Bongo ?». Autant de questions qui seront abordées d’un «débat citoyen», le 8 juin à Paris, à l’occasion de la conférence publique organisée par Réagir.

«Dix ans après le discours testament d’Omar Bongo, nous pouvons légitimement nous interroger sur l’état actuel du Gabon depuis l’accession frauduleuse à la magistrature suprême d’Ali Bongo», s’est justifié le mouvement associatif menant des actions appropriées pour le développement et la réappropriation d’un état de droit au Gabon.

Cet échange sera essentiellement animé par des anciens du système Bongo devenus opposants et exilés en France. Il s’agit notamment de Charles Mba (ancien ministre et sénateur), Alfred Mabika (ancien ministre et directeur général de Postbank), Alfred Nguiabanda (ancien directeur général de la Marine marchande) ou encore Felix Bongo (réfugié politique).

Membre du collectif «Tournons la page», l’association Réagir est guidée par plusieurs objectifs. Il s’agit notamment d’être un baromètre de la démocratie et du respect de l’État de droit au Gabon et Afrique ; œuvrer pour le respect des Droits de l’Homme au Gabon ; rassembler les forces vives qui œuvrent pour le même objectif ; être un espace de solidarité, de dialogue, de réflexion et de proposition sur les sujets majeurs du Gabon et du continent africain ; maintenir le lien entre les Gabonais de l’étranger.

 
 

6 Commentaires

  1. Serge Makaya dit :

    10 ans après la mort du tyran OBO, le fils adoptif placé par OBO et la France n’a fait qu’enfoncé davantage le pays dans un désastre sans précédent. A Ntare Nzame !!!

  2. Hugo dit :

    Le bilan est CATASTROPHIQUE. Et la France est aussi responsable, puisque c’est elle qui nous a imposée les Bongo de 1967 à maintenant.

    Vive Jean Ping, le président élu du Gabon.

  3. Plutonium 241 dit :

    Les Gabonais ont été les témoins dans les 10 dernières années d’1 multiplication sans précédent d’assassinats(mm parfois de masse),de scandales politico-financiers que nous dénonçons depuis kala . Aucune disposition n’est prise pour Ns prémunir des « détournement des fonds publics par les membres d’1 camarilla administrative et pseudo politique que nous n’avons jamais élue». Or Nous ne pouvons pas rêver d’1 amélioration de nos conditions d’existence sans au préalable garantir l’intégrité morale de ceux qui (uniquement par le feu,la force et le sang) croient détenir le pouvoir. La gouvernance sans égalité ni transparence n’est qu’1 farce. Or Gabonais, on Vous ment, on Vous vole (tous les jours sous toutes les formes) et l’on cherche à Vous pacifier par des interprétations fallacieuses du Droit. Aucune amélioration politique, économique ou sociale ne viendra, tant que le modèle de gouvernement proposé par les faquins séides et qui repose essentiellement sur le brigandage n’aura été démantelé 1 point c’est tout !!

  4. Didier dit :

    Même les français qui soutiennent cette famille à scandale n’aurait jamais acceptés qu’un homme politique puisse rester au pouvoir ne fusses que 10 ans en France. Nous, on nous a fait subir cette famille plus de 50 ans maintenant. C’est tout simplement inacceptable.

  5. Mebiame Claude dit :

    Aucun Bongo ne mérite des éloges.

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