En dépit de la qualité plutôt appréciable des représentations d’artistes et d’artisans, à la 5e journée dédiée à la province de la Nyanga, le festival actuellement organisé sur le boulevard Jean Paul II à Libreville se limite encore aux danses, à l’appréciation des spécialités culinaires des différentes provinces et à la contemplation des œuvres et autres produits d’artisans. Le thème choisi, «Langues locales et jeunesse», reste peu visible, voire imperceptible dans le cadre de cette 3e édition.

Le groupe Mboumba au repos. © Gabonreview

 

Ce lundi 12 août, c’est la province de la Nyanga qui était à l’honneur dans le cadre du «Gabon 9 provinces». Sur le boulevard Jean Paul II à Libreville, plusieurs groupes de danse traditionnelle originaires de la 5e province du Gabon ont rivalisé de talent, comme le montrent les images publiées ci-après. En face ces danseurs, sous une longue tente, les différentes spécialités culinaires du terroir se sont laissé voir et goûter. Derrière, dans l’enceinte de l’école pilote gabono-chinoise, ce sont les œuvres et les produits des artisans qui se donnent à voir. Et à la nuit tombée : le concert populaire retransmis en direct sur la chaine de télévision en continu Gabon 24. En dehors de ces quatre principales activités, presque rien n’est fait pour respecter le thème de cette 3e édition.

Pour la journée dédiée au «G5» comme pour les précédentes, le comité d’organisation a fait peu de cas du thème retenu cette année : «Langues locales et jeunesse». À moins de les avoir au forceps, les informations sur les danses et rites présentés au public sont difficilement accessibles, surtout pour les plus jeunes dont certains sont apparus visiblement intéressés ; les menus affichés devant les exposants de produits culinaires sont majoritairement écrits en français ; sur la scène, peu d’artistes s’expriment en langue locale ; lors du lancement du festival, le Premier ministre s’est d’ailleurs refusé à s’exprimer quelques secondes en fang sa langue d’origine après la demande d’un journaliste. Sur les réseaux sociaux, le sujet divise.

Une jeune gabono-russe s’essayant à la danse du Groupe Iwokika. © Gabonreview

 

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1 Commentaire

  1. moundounga dit :

    Bjr. De la pure distraction. Comment voulez vous à ce niveau des charges mettre en évidence un thème aussi important que les langues d’un pays sans la mettre en pratique. le mérite aurait été tellement grand que plusieurs ce seraient accaparés la réalisation de cela. Mais pour cela il fallait associer des personnes ressources qui ne sont pas toujours du même bord politique. parce que Gabon 9 provinces c’est aussi de la politique, et comme la solidarité n’est pas la chose la mieux partagée aujourd’hui au pays les éléphants blancs peuvent voir le jour; à l’instar de ce thème mal calé pour le G9 provinces 2019. Amen.

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