Le conseil des ministres du 26 février 2018 a entériné la suppression de plusieurs établissements publics personnalisés conformément aux orientations du Plan de relance de l’économie (PRE). Le Bureau de coordination du Plan Stratégique Gabon émergent (BCPSGE) et le Comité de privatisation, notamment, sont passés à la trappe.

À la poubelle, le BSPSGE, le CGC, le FNAS et le Comité de privatisation. © Gabonreview/Shutterstock

 

Le retour à Libreville du président de la République, Ali Bongo Ondimba, et le conseil des ministres qu’il a présidé le 26 février 2019 à Libreville feront tache d’huile. Après quatre mois environ d’absence du pays, «le chef de l’Etat est revenu avec de nouvelles ambitions». En témoigne les nombreuses nominations intervenues lors de ce tour de table de l’exécutif et les décisions y ayant été prises.

Le ministre de l’Économie, de la Prospective, de la Programmation du développement, chargé de la Promotion des investissements publics et privés a présenté, au Conseil qui les a entérinées, des mesures liées à la rationalisation des établissements publics personnalisés conformément aux orientations du Plan de relance économique (PRE). «Cette rationalisation se veut utile pour des considérations d’efficacité, de productivité et de clarification des compétences», assure le communiqué final du conseil des ministres. Il s’agit ainsi de la poursuite de l’application des recommandations de la Task Force sur les Finances visant à rationaliser les dépenses publiques.

L’on a donc assisté à la suppression du BCPSGE, sans plus. Son patrimoine, ses missions et attributions ont été transférés au Secrétariat général du gouvernement, un service rattaché à la Primature. Aucune autre information n’a été donnée concernant la structure qui avait été créée pour assurer le suivi, évaluation des actions du Plan Stratégique Gabon émergent (PSGE) visant l’émergence du Gabon d’ici à 2025. L’on se demande, par voie de conséquence, ce qu’advient la volonté tant matraquée de hisser le Gabon au rang des pays émergents. Le chef de l’État ayant lui-même souhaité et vanté cette ambition axée sur le développement du pays dès son ascension à la magistrature suprême en 2009.

Plusieurs entités ont subi le même sort que le BCPSGE. Le Fonds national d’aide sociale (FNAS), le Comité de privatisation,  le Conseil gabonais des chargeurs (CGC) ont été également supprimés. Le patrimoine, les missions et attributions du CGC ont été transférés à l’Office des ports et rades du Gabon (Oprag).

Le gouvernement a indiqué que «tous les agents permanents de l’Etat concernés par ces suppressions sont remis à la disposition de leurs administrations d’origine». Toutefois, précise-t-on, la gestion de tous les agents régis par le Code du travail se fera conformément aux lois et règlements en vigueur.

 
 

0 commentaire

Soyez le premier à commenter.

Poster un commentaire


 

 
 

RECEVEZ LE BULLETIN D’INFOS MATINALES DE GABONREVIEW