Au moment où «de grandes décisions» en faveur de leur «champion» s’apprêtent, selon eux, à être prises, à Port-Gentil, plusieurs partis politiques, mouvements et personnalités membres de la Coalition pour la nouvelle République (CNR) invitent les soutiens divers de Jean Ping au calme et à la retenue.

Paul Mouketou (micro) et Féfé Onanga (au 2e plan à gauche) invitent leurs compagnons de la CNR à la retenue, en attente de grandes décisions en leur faveur. © Gabonreview

 

Convaincus de ce que «la terre promise» est à portée de main, les responsables politiques des partis membres de la CNR dans la province de l’Ogooué-Maritime ont appelé leurs militants au pardon, au calme et à la retenue. Ils assurent que «de grandes décisions» en faveur de leur coalition, mais surtout en faveur de Jean Ping, seront bientôt prises. C’était, le week-end dernier à Port-Gentil, à l’occasion d’une causerie politique entrant dans le cadre des hommages rendus aux «martyrs», comme ils présentent les victimes des émeutes postélectorales du 31 août 2016.

Président du Mouvement populaire des radicaux (MPR), Féfé Onanga a, en effet, affirmé que ces décisions interviendront «dans quelques jours», sans plus de précisions. Toutefois, conscient de la réputation de Port-Gentil, présentée ces dernières années comme une ville poudrière, le chef de file du MPR a conseillé aux soutiens de Jean Ping à travers l’Ogooué-Maritime de s’abstenir de tout comportement déviant, qui pourrait porter atteinte au processus de «transition pacifique» qu’il dit en cours. «Il faudrait éviter de s’en prendre à nos frères ouest-africains qui sont venus travailler chez nous, ou aux Blancs qui sont venus nous prêter main-forte», a-t-il exhorté.

Se targuant d’être un des rares à communiquer régulièrement avec Jean Ping, Féfé Onanga a rappelé que l’ancien candidat de l’opposition à la présidentielle de 2016 «travaille en diplomate». Il croit savoir que cela «fait partie des exigences» imposées par d’autres de ses soutiens à l’extérieur du pays.

«Les Gabonais qui pensent que Jean Ping ne fait rien parce qu’ils ne le voient pas marcher dans les rues, parce qu’ils ne le voient pas prendre le micro tous les jours pour attaquer et insulter, se trompent», a d’ailleurs renchéri  Paul Mouketou, président provincial de la CNR.

Tout en prévoyant d’importants «bouleversements» à venir, le patron de la CNR dans l’Ogooué-Maritime a également encouragé ses compagnons à conserver intactes les chances d’y parvenir : «Nous sommes tous Gabonais, nous devons éviter d’être revanchards. Il faut éviter les règlements de compte. Il faut pardonner. Ce sont nos frères.»

 
 

7 Commentaires

  1. FRANÇOISE dit :

    Après 59 ans de règne sans partage par le même régime soutenu par la françafrique, je crois qu’il est temps de donner UNE CHANCE à l’opposition gabonaise de s’exprimer. le BONGOISME a été un échec. Place à une nouvelle équipe.

    Bien sur qu’il faut faire la PAIX. Mais que ceux qui ont assassinés pendant des décennies des gabonais puissent aussi reconnaître leur tort et faire leur MEA CUPA. Le linge SALE se lave en famille. Et que ce qui s’est passé en 2016 et en 2009 (toutes ces tueries) ne se reproduisent plus jamais SVP.

  2. Laure dit :

    LA MAJORITÉ PRÉSIDENTIELLE A TOUJOURS GOUVERNÉE DEPUIS 1960. DONNONS MAINTENANT UNE CHANCE A L’OPPOSITION GABONAISE DE S’EXPRIMER. ELLE MÉRITE EN PLUS CELA, PUISQU’ELLE A GAGNÉE LES ELECTIONS PRÉSIDENTIELLES DE 2016 (ET MÊME DE 2009).

    UNE VRAIE ALTERNANCE AU GABON SERA SYNONYME D’OUVERTURE, DE LIBERTÉ, DE JUSTICE, DE DÉMOCRATIE…

    N’AYONS PAS PEUR DU CHANGEMENT. MIEUX VAUT AVANCER QUE DE STAGNER. SOUHAITONS UN GABON PROSPÈRE DÉSORMAIS. UN GABON LIBÉRÉ DES RAPACES, DES ASSASSINS, DES USURPATEURS, DES VOYOUS, ETC…

    C’EST POSSIBLE. NOUS DEVONS Y CROIRE…

  3. Lucas dit :

    Le changement nous l’attendons avec impatience…..Ce sont nos frères et en Afrique le linge sale se lave en famille, nous allons régler nos problèmes en famille et nous devons pardonner à nos frères toutes leurs fautes, mais comme le dicton le dit si bien ” Une faute avouée est à moitié pardonnée”

  4. Zong Mba dit :

    On ne pardonne pas un assassin. Du moins dites moi la démarche à suivre pour pardonner un assassin, un usurpateur. Ali et sa famille ont trop fait du mal aux Leconiens(civils comme militaires). Il a tué un des plus anciens département du Gabon. Il ne peut faire l’objet d’aucun pardon. J’ai épousé une femme des plateaux, j’y étais a maintes reprises, en tout cas la vie n’est pas belle malgré les opportunités. Savez-vous qu’il existe du pétrole en grande teneur dans le sable des plateaux comme Libye ou Émirats ? . Le clan bongo ne mérite pas de pardon des humains ni celui du tout puissant créateur du ciel et de la terre.

  5. moundounga dit :

    Bjr. En clair la libération est proche ou bien ? FEFE dis nous tout!

  6. Laurent dit :

    Si Jean Ping devient président du Gabon, je reconnaitrai son expérience diplomatique. Et je dirai: Oui, il l’a bien mérité.

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