La situation politique du Gabon était au menu de l’émission «Débat panafricain» sur Afrique Média, le 18 août. Le présentateur Bachir Ladan et ses invités ont tenté de répondre à la question ayant orienté cette émission : Ali Bongo est-il en capacité de gérer le pays, dix mois après son Accident vasculaire cérébral (AVC) ?

Ali Bongo, le 16 août 2019, au Mausolée Léon Mba. © Communication présidentielle

 

Diffusée sur Afrique Média, le 18 août, l’émission «Débat panafricain» a fait la part à la situation politique au Gabon avec, en toile de fond, la capacité d’Ali Bongo à diriger le Gabon, dix mois après son Accident vasculaire cérébral (AVC) survenu à Riyad, en Arabie Saoudite. Autour du présentateur Bachir Ladan, les analystes politiques, Patien Parfum Ndom, Bertrand Tatsinda et André Christel Fanga, ont posé leur regard sur les facultés physiques du président gabonais.

Premier intervenant, Patient Parfum Ndom a estimé que le pays traverse une situation terrible. «Le Gabon est dans une situation inédite. Les retraités qui ont cotisé toute leur vie ont du mal à percevoir leurs pensions. Ils sont obligés de se faire mater par les policiers. Quand quelqu’un a été victime d’un accident vasculaire cérébral, c’est son cerveau qui est touché. C’est pour cela qu’Ali Bongo n’a plus toute sa motricité», a-t-il affirmé.

Pour lui, «le Gabon est géré par un directeur de cabinet, un certain Laccruche ; un blanc né à Marseille. C’est lui qui prend toutes les décisions, avec la complicité de l’épouse d’Ali Bongo. Tout le monde le sait (…) Ceux qui maintiennent Ali Bongo au pouvoir n’ont pas encore trouvé un oiseau rare. Le temps d’en trouver un, on nous fait vivre ce cinéma où on nous présente un chef d’État affaibli, qui n’est plus en possession de ses moyens pour diriger le pays et on nous l’impose. C’est ça la Françafrique malheureusement !»

Une position balayée du revers de la main par Bertrand Tatsinda. Pour lui, «la capacité d’Ali Bongo à gouverner un pays ne se trouve pas dans ses jambes». En effet, a-t-il argumenté, «Ali Bongo est en pleine rééducation tout en assumant les devoirs de sa charge. Rien n’obligeait Ali Bongo à venir (…) Mitterrand était atteint d’un cancer de la prostate en 1981. Il n’a jamais laissé son pouvoir. Ali dirige bien le Gabon. Les institutions sont en marche. Donc le débat ne se pose pas».

André Christel Fanga, quant à lui, a invité le locataire du palais de bord de mer à libérer le pouvoir pour sauver l’honneur de l’Afrique. «L’image du président que nous montrons n’honore pas l’Afrique. Si nous voulons laver l’image de notre continent qui a longtemps été salie. Le président Ali Bongo n’a plus ses capacités intellectuelles. Qu’il libère le pouvoir et qu’on lui trouve un successeur. Parce que ce genre d’images, l’Afrique n’en a plus besoin».

 
 

6 Commentaires

  1. Julien dit :

    Scanner les capacités d’un mort ? Mais enfin ! Soyons sérieux…

  2. Cathy dit :

    En fait, ils ne savent plus quel sosie nous présenter: un sosie bien ou mal portant. Ils sont sérieusement embêtés par les gabonais qui ne sont plus des aveugles. La réalité est la: BOA est MORT.

    Ce théâtre quo se passe aujourd’hui (avec l’appui du Quai d’Orsay), est la preuve que Sylvia Bongo n’a jamais aimée Ali Bongo. Sinon, elle aurait déjà célébrée les obsèques de son défunt époux.

    ALI BONGO EST MORT. ARRÊTEZ CE THÉÂTRE SVP.

    MÊME NOTRE PRÉSIDENT ÉLU SAIT QU’ALI BONGO EST MORT. IL N’Y A PLUS DÉBAT LA DESSUS. ALLEZ DIRE ÇA A JEAN-YVES LE DRIAN ET AUTRES MERDE S DE CETTE FRANCE QUI EMPOISONNE NOTRE CONTINENT AFRICAIN DEPUIS DES SIÈCLES.

    VIVE JEAN PING, PRÉSIDENT ÉLU DU GABON. VIVE LE GABON. VIVE L’AFRIQUE !!!

  3. Victor dit :

    Bertrand Tatsinda, défenseur des démons. Il joue bien son rôle de renard dans la poésie du corbeau et du renard. Tout flatteur vit au dépend de celui qui l’écoute. C’est ainsi qu’il gagne son pain ( dans le mensonge quotidien). Pitié ! A Ntare Nzame!!!

  4. Tellier Yvon dit :

    Ali Bongo exposé comme une bête de foire tout au long de la fête du 17 août au Gabon, n’est pas le vrai Ali Bongo. Le vrai est décédé depuis octobre 2018. Mr Jean Yves LE DRIAN, ce n’est pas bien ce que vous faites au peuple gabonais qui est un peuple assez mûr pour prendre son destin en main. Laissez les gabonais avec leur président élu démocratiquement en 2016 (Mr Jean Ping). Respectez ce choix de plus de 68% de la population gabonaise SVP. Vous n’honorez pas notre pays la France avec de tels actes. Et sachez que Laccruche Fargeon Alihanga que vous souhaitez installer comme président du Gabon est pire que Mr Ali Bongo. C’est quasiment un Hitler bis. Alors, attention au désordre sué vous allez encore mettre dans ce pays où la population gabonaise a déjà beaucoup souffert.

    Je suis un français qui épouse une femme gabonaise du Haut Ogooue. Et je veux aussi le bien du pays de mon épouse, parce que je me sent aussi un peu gabonais. Respectez pour une fois une élection présidentielle dans ce pays. Le choix s’est porté sur Mr Jean Ping. C’est lui l’actuel et vrai président élu du Gabon. Cela ne sert à rien d’anticiper ou d’attendre 2023 pour de nouvelles élections présidentielles que vous allez encore manipuler depuis le Quai d’Orsay. Le choix des gabonais c’est Jean Ping. Qu’il soit installé au plus vite SVP.

  5. Alida dit :

    “Mitterand souffrait d’un cancer de la prostate et il a su gerer la France” !!! Je n’en disconviens pas. Allez-vous comparer un AVC à un cancer de la prostate? Je ne pense pas Monsieur Bertrand. Ali, si c’est lui qu’on nous présente vraiment, n’a plus les capacités à gouverner. L’image des civilités du 16 aout nous prouve bien qu’il ne voit plus et qu’il a perdu la parole. Alors il a perdu au moins deux de ses sens. Avec lesquels gere-t-il encore son pays?
    Laissez l’homme se reposer si c’est lui et déclarer la vacance du pouvoir

  6. moundounga dit :

    Bjr. 1- Pour Patient Parfum Ndom Ali doit libérer. 2- Pour Bertrand Tatsinda: Ali est en forme. 3-Pour André Christel Fanga Ali doit libérer le pouvoir. Ils débattent à trois mais deux sont pour la libération du Gabon et un pour le maintien du système actuel. Il y a cependant de la contradiction chez le partisan du maintien du pouvoir actuel. Car comment comprendre qu’il ignore les jambes de son champion et en même temps néglige l’obligation qui est la sienne a être présent(…). Cela traduit pour lui une sorte d’exercice du pouvoir par délégation (avec toutes les dérives possibles) car la faculté de se déplacer n’est pas importante. Finalement sans le savoir il rejoint les opinions des 2 autres sur la fébrilité politique actuelle à GABAO. Amen.

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