Les magistrats nommés au dernier Conseil supérieur de la magistrature (CSM) ont été installés, le 25 novembre à Libreville. A cette occasion, le premier président de la Cour d’Appel judiciaire de Libreville a invité ces derniers à soigner l’image de la justice et des hommes en toge, très écornée auprès de l’opinion.

Alex Mombo, le premier président de la Cour d’Appel judiciaire de Libreville invite les magistrats à redorer l’image de la justice. © Gabonreview

 

Redorer le blason de la justice. Tel est la mission confiée aux magistrats nommés au dernier Conseil supérieur de la magistrature (CSM), lors de leur installation, le 25 novembre à Libreville. Le premier président de la Cour d’Appel judiciaire de Libreville a invité les «promus» à soigner l’image de la justice et des hommes en toge, très écornée auprès de l’opinion.

«La perception qu’ont les justiciables de notre institution doit nous conduire à soigner davantage notre image et celle de notre justice tant décriée, en prenant conscience de la nécessité d’observer les textes et surtout, en nous éloignant des comportements qui avilissent et la mettent sous le feu de la vindicte populaire», a souhaité Alex Mombo, relayé par L’Union.

Les procédures, errements et soupçons de corruption des magistrats dans certaines affaires, participent à écorner cette image. Dans un post sur Facebook, le 22 novembre, l’activiste Marc Ona a d’ailleurs affirmé que la justice gabonaise est «instrumentalisée».

Face à une telle ternissure de la justice, le premier président de la Cour d’Appel judiciaire de Libreville a souhaité que celle-ci revête ses meilleurs atours, notamment à travers les magistrats. Alex Mombo a rappelé, à cet effet, que «la magistrature n’est pas un fonds de commerce ni un lieu pour s’enrichir illicitement, au mépris des valeurs qui gouvernent notre étique. Nous sommes là pour servir l’Etat et non nous servir».

Ces recommandations aux magistrats suffiront-elles à redorer le blason de la justice ? On ose l’espérer. Par ailleurs, le gouvernement serait bien inspiré de mettre les magistrats dans les meilleures conditions de travail. Ces dernières années, le secteur a été ébranlé par des grèves à répétition du Syndicat des magistrats gabonais (Synamag).

 
 

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