S’il l’avait maintenue même plusieurs mois après son éjection du gouvernement, l’ancien vice-Premier ministre a officiellement mis fin à son «alliance objective» avec le président de la République actuellement en convalescence à Rabat au Maroc.

Ben Moubamba et Ali Bongo, en novembre 2016 à Libreville. © D.R.

 

Il le présentait comme «un visionnaire» qui, comme lui était «incompris» des Gabonais, et particulièrement de l’opposition dont lui-même se réclame jusqu’à lors. Pourtant, Bruno Ben Moubamba a bel et bien mis fin à son «alliance objective» avec Ali Bongo, tissée à la suite du dialogue politique de mars à mai 2017.

S’il assure que cette «rupture» se fait «sans rancune et sans haine», le président de l’Alliance pour le changement et le renouveau (ACR) explique que celle-ci intervient parce qu’elle «a été piétinée par un système démuni de principes et de valeurs». Aussi, dit-il y mettre fin «pour l’honneur [et] pour l’Histoire».

Ces deux derniers mois, le pacte de Bruno Ben Moubamba et Ali Bongo avait été mis à rude épreuve à la suite de l’AVC du président de la République, survenue à Riyad en Arabie Saoudite en octobre 2018. Les mystères du palais du bord de mer sur le véritable état de santé d’Ali Bongo, le statu quo au sein du cabinet du chef de l’Etat et surtout la récente formation d’un nouveau gouvernement ont fini de convaincre Bruno Ben Moubamba que son «alliance objective» avec Ali Bongo n’existait plus que de nom.

Cette alliance, regrette l’opposant, «devait pourtant favoriser la stabilité de l’Etat gabonais». Il assure par ailleurs que ce pacte dont il a toujours été le seul à parler «n’a jamais été un pacte de corruption» comme le prétendaient certains, surpris par le virage à 180° de l’opposant qui, en 2016, était allé jusqu’à appeler à la confrontation avec les forces de l’ordre pour faire barrage à la candidature d’Ali Bongo. Son divorce d’avec le pouvoir lui permettra-t-il de renouer les liens avec ses anciens compagnons de l’opposition ? Ça reste à voir.

 
 

7 Commentaires

  1. Sm dit :

    Monsieur BBM, les principes sur lesquels vous vous appuyez finissent toujours par céder sous votre poids.
    Alors, recommencez donc!
    Au Gabon, la politique c’est le théâtre. On attend le prochain épisode.

  2. corto dit :

    C’est qui ce moubamba ? Ah oui le clown qui fait la gréve de la faim et autre pitrerie pour qu’on parle de lui. Avec des guignols de cet acabit le gabon n’est pas sorti de l’auberge

  3. Hugo dit :

    BOA à BBM: “Tu viens dans ma chambre ce soir?
    Réponse de BBM:”Je ne pratique pas ce genre de sport. Et j’ai peur d’attraper une fatigue sévère”. Lol! Pauvre BBM.

  4. Rhody Junior dit :

    Pardon, laissons le s’amuser dans son coin, rapporter ses épisodes lui donne envie de continuer… notre premier humoriste 2.0 avant Yaya Vich.

    S’il vous plait GabonReview (je déteste l’abréviation GR qui renvoie à ce que vous savez), laissez ce type continuer ses cavalcades sur Facebook et autres, Il est du niveau de Tata Huguette désormais, on a tellement de chats à fouetter. C’est que quand on veut rire qu’on pense à ses marmelades.

  5. Casimodo dit :

    Monsieur MOUBAMBA prend les gens pour des idiots.

    Il aura attendu que le nouveau gouvernement soit mise en place pour décider de “rompre son alliance objective”.

    Il est vrai qu’il pouvait entretenir le secret espoir d’être rappelé selon le principe de la politique du ventre qui a été son crédo jusqu’à ce jour. Bon vent à vous !

  6. yantché dit :

    un cadavre géré le sommet d’un pseudo état Gabon depuis le 28 octobre 2018!

    vive les morts au Gabon et aux sorciers FM.

    un communiqué du gouvernement illégal à oyo.

  7. Moubamba, tu n’es plus le fou utile du voleur d’Ali ?
    Ou bien veux tu animer le générique de ” Quand il y’a le feu, les rats quittent le navire”?

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