Alors que la rumeur le donnait démissionnaire du gouvernement après le réaménagement du 4 octobre dernier, l’ancien ministre de l’Équipement, des Infrastructures et des Travaux Publics, Arnaud Calixte Engandji, affecté au poste de ministre de la Décentralisation, de la Cohésion nationale et du Développement des territoires, a été limogé ce 6 octobre. Il est remplacé par un ancien ministre du Budget qui renoue avec les affaires, Mathias Otounga Ossibadjouo.

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 «Il n’y a pas de fumée sans feu», est-on tenté de dire. L’ancien ministre des Infrastructures, Arnaud Calixte Engandji, muté, il y a deux jours, du ministère de l’Équipement, des Infrastructures et des Travaux Publics au ministère de la Décentralisation, de la Cohésion nationale et du Développement des territoires, a été limogé du gouvernement ce 6 octobre dans la nuit. Après le tout dernier remaniement, la rumeur et certains médias ont annoncé sa démission. Ce que le concerné a littéralement démenti auprès de nos confrères de Gabonactu.

Ce dimanche soir, après le principal journal de la télévision nationale, le Premier ministre, Chef du gouvernement, Julien Nkoghe Bekale, lui-même, est venu annoncer le limogeage de l’ancien ministre des Infrastructures. A-t-il démissionné ? Est-ce une sanction que lui inflige le gouvernement et pourquoi ? Toujours est-il qu’il n’a pas été vu au stade de Nzeng-Ayong à Libreville où le directeur de cabinet du président de la République, Brice Laccruche, clôturait sa tournée à travers le pays. Fait prémonitoire, à grand renfort de geste indiquant la sortie, Laccruche-Alihanga a scandé sur le podium : «Celui qui boude, il bouge ! Celui qui boude, il bouge !»

A l’issue du réaménagement du 4 octobre, des bruits de couloir indiquaient que l’ancienne figure de proue du mouvement syndical dans le secteur pétrolier n’était pas content de ses déplacements de ministère en ministère. Il aurait même menacé de démissionner.

Depuis son entrée au gouvernement, il y a moins de deux ans, en effet, Arnaud Engandji Alandji était déjà à sa troisième mutation. Il a tour à tour été ministre du Travail, de la Jeunesse et de la Formation professionnelle, ministre de l’Egalité des chances, de la Jeunesse chargé des Gabonais de l’Etranger et ministre de l’Equipement, des Infrastructures et des Travaux Publics avant qu’on le largue au ministère de la Décentralisation, de la Cohésion nationale et du Développement des territoires. Après avoir été écarté de Gabon Oil Company dont il a redoré le blason, il est maintenant écarté d’un ministère à gros budget. Bien d’observateurs se demandent pourquoi. En tout cas, il est remplacé par Mathias Otounga Ossibadjouo, plusieurs fois ministre.

 
 

5 Commentaires

  1. fayo dit :

    SORCELLERIE!!!!!!!
    Bouger les gens de ministère en ministère dans le meme gouvernement rentre dans le cadre de la sorcellerie des Bongo qui veut que tout soit un eternal recommencement et du tourner en rond dans la construction du Gabon. Aussitôt qu’un ministre commence des projets et des reformes, il est envoyé ailleurs et le remplaçant remet tout à O. Les reformes et projets en cours sont annulés après des milliards dépensés inutilement et de nouveaux projets qui vont être aussi annulés en peu de temps sont lancées. Les grandes realisations doivent rester projets démagogiques, mensonges et maquettes selon leur pacte diabolique. Ailleurs on parle de plan quinquennal, décennal, etc. mais avec le PDG et les Bongo c’est le pilotage à vu, chaque ministre se débrouille comme il veut dans ses sketchs, le plan stratégique Gabon emergent étant en lui-meme une coquille vide qui ne repose sur des objectifs réellement quantifiables en terme de couts et de résultats. Pourtant très intelligent, c’est aussi bien fait pour la gueule de ce mec Arnaud qui fait partie des plus vicieux et qui ont défendu cyniquement le coup de force meurtrier d’Ali Bongo et du PDG en 2016 qui a plongé le pays dans un blocage lethargique. C’est drôle de les voir humilier un a un en guise de remerciement après avoir organisé et défendu la fraude altogovenne qui a couté plusieurs vies innocentes. Dieu seul sait comment se fera la fin de Bilié Bi Nze. Le diable reste le diable, quoi que vous fassiez pour lui, il ne vous sera jamais redevable et vous lui devez tout. Au moindre faux pas, c’est la mort: Celui qui boude, il bouge !. Pourtant ils ont déjà suffisamment montré le degré de soumission qu’ils attendent de leurs valets, larbins et moutons avec Nicole et Akbar comme exemples mais il y en a encore au PDG qui croient qu’ils ont encore le droit de ne pas être d’accord avec les decisions d’Ali et Alihanga et continuer à profiter des privileges. Vous êtes ministres dans l’emergence pour votre moutonnerie et rien d’autre. Sinon cette sortie n’est pas si surprenante au delà de ses ambitions personnels et cupides, Egandji est un jeune qui a nourrit de grands rêves pour son pays et qui a cru naïvement que c’était possible dans ce système de construire un cadre favorable. La cupidité avait fini par lui fermer les yeux sur la médiocrité et l’amateurisme irréversibles d’Ali Bongo qui n’a jamais été de toute sa vie un homme raisonnable.

  2. Marcos21 dit :

    En réalité, dans ce pays, on n’aime pas les bosseurs. On ne connaît pas l’homme mais pour ce qui est du travail, force est de constater qu’il est l’un des rares à avoir des résultats partout où il passe.
    Les bras cassés se réjouissent de cela car il mettait en exergue leur propre incompétence.
    Toujours la politique. Certains gabonais s’en foutent de la politique. Nous voulons des résultats, que le pays avance et que nous puissions relever la tête devant les autres.
    Vos luttes nous fatiguent.
    Le Rwanda entre 94 et aujourd’hui, malgré le génocide, s’est relevé. C’est un des phares de l’Afrique aujourd’hui.
    Le Sénégal n’est même plus à présenter.
    Votre histoire de démocratie à l’occidentale ne nous convient pas. Au Rwanda et au Sénégal, certains parlent de dictateurs au sujet de leur dirigeant. La vérité c’est que ce sont des dictateurs éclairés. Seul type de dirigeant pour faire avancer un pays africains.
    Nos sociétés ancestrales ne connaissaient pas votre histoire de démocratie mais nous savons tous qu’elles fonctionnaient très bien.
    Une figure forte portée vers le développement, c’est tout ce dont nous avons besoin à la tête du pays. Votre politique politicienne, gardez la.

    • Gayo dit :

      Ali Bongo ne sera jamais un dictateur éclairé. Un homme naturellement stupide, déraisonnable et si mégalomane qui ne sait pas que c’est du débat et de la contradiction que sort la lumière, au point où ne pas être d’accord avec lui fait de toi un element à écarter parce que la premiere qualité qu’il attend c’est de vous taire devant la bêtise quand elle est de son camp. Les vrais amis disent toujours la vérité pendant que les profitosituationnistes te diront que tout ce que tu fais est bon. Un dictateur éclairé est un homme qui accueille favorable les critiques de ses alliés parce que conscient qu’il peut se tromper surtout lorsqu’elles n’expriment aucune opposition a sa personne. La probabilité de tomber sur un dictateur nocif et dangereux pour l’avenir dun pays étant plus élevée que celle de tomber sur un dictateur éclairée, la démocratie est notre seule rempart. En Afrique le risque n’en vaut pas la peine. 50 ans de dictature au Gabon, ca n’a rien donné du moment où elle sert l’enrichissement d’une famille et de ses courtisans et les ambitions de grandeur pour la nation. Le Ghana et l’ile Maurice sont démocratiques et ils avancent aussi.

  3. Lavue dit :

    Je valide totalement le propos de FAYO. Mais dans la vie c’est comme ça, quand vous marchez avec des cancres, ils finissent par tout faire pour que vous leur ressembliez. Et veulent surtout vous montrer qu’ils ont vos maîtres une fois que vous vous y êtes soumis.
    Entre nous c’est quoi les références universitaires, intellectuelles, culturelles et morales d’un ALI BONGO et d’un Laccruche Fargeon? Le premier a été porté à la tête du pays parce que les tenants du système voulaient perpétuer la gestion Omarienne des affaires, le second, d’après ce qui en ressort partout, est un opportuniste véreux, délinquant notoire qui est passé par la prison. Qu’est-ce qu’on peut sérieusement attendre de pareilles personnes. Les cancres nourrissent des complexes qui les empêchent de regarder la vérité en face, de reconnaître la compétence de l’autre et de demeurer finalement cancre. Après si Engandji voulait aussi “manger” un peu pour échapper à l’extrême pauvreté, j’espère qu’il en a profité. En tous cas il n’est jamais trop tard, la pieuvre maçonnique finira par le réhabiliter, c’est un frère, il reviendra aux affaires, à la bouffe. Qu’il voie seulement qui lui a remplacé.

    Pour le Gabon actuel , seul ce proverbe peut donner un peu d’espoir: “Quelque soit la durée de la nuit, le soleil apparaîtra”.

  4. Rose dit :

    M. Engaundji est un des rares qui exige que le pays s’ameliore, que les projets seront faits justement. Un des leaders plus effectifs.. pourquoi ne lui laisse pas accomplir quelque chose pour le pays? Vous gabonais, vous meritez mieux que les ministres qui ne font rien. J’espere qu’on l’exige.

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