Remis en liberté le 6 juin dernier, après 20 mois de détention, Frédéric Massavala va continuer le combat politique pour l’alternance politique. L’opposant va cependant modérer son ton et devenir moins «incisif» et «véhément».

Frédéric Massavala Maboumba. © Capture d’écran/gabonews.com

 

Frédéric Massavala a recouvré la liberté le 6 juin dernier, après 20 mois d’incarcération à la prison centrale de Libreville. L’ancien ministre et proche de Jean Ping ne compte cependant pas rester en marge du combat politique. Bien au contraire, il entend poursuivre la lutte.

 «Je n’ai aucune raison de m’asseoir parce que je suis encore valide, je suis en pleine possession de mes sens. Les raisons du combat pour lequel je suis allé en prison demeurent. Je vais continuer la lutte où je l’ai laissé. Depuis ma sortie de prison, j’ai commencé à réunir mon état-major politique pour voir à court, moyen et long terme quelles sont les actions à mener à Libreville et l’intérieur du pays», a déclaré Frédéric Massavala dans un récent entretien accordé à Gabonews.

Le porte-parole de la Coalition pour la nouvelle République (CNR) a été inculpé le 8 septembre 2017 et placé en détention préventive pour provocation d’un attroupement non armé et instigation aux actes de nature à provoquer des troubles. En février dernier, il a été condamné à cinq ans de prison assortis de trois années de sursis et une amende de 600 000 francs CFA. Le 6 juin dernier, la Cour d’Appel a finalement ordonné sa remise en liberté.

Une expérience que Frédéric Massavala entend capitaliser dans la poursuite de son combat. «La prison est un endroit où on médite et réfléchit beaucoup. Je dois reconnaître qu’il m’est arrivé parfois dans mes propos d’être incisif, véhément… ce n’est pas forcément nécessaire. Prochainement, sans transiger sur le fond de mes convictions, l’essence de mon combat pour l’avenir du Gabon, je pense pouvoir utilement mettre la forme, et plus de respect d’autrui dans mon action et mes propos», a affirmé l’opposant.

L’ex-détenu politique espère par ailleurs que ses compagnons d’armes toujours en détention sentiront bientôt, eux aussi, le vent de la liberté. Il s’agit notamment Bertrand Zibi Abeghe et Pascal Oyougou. «Mes prières envers l’Eternel sont qu’ils nous reviennent rapidement en liberté. Car la prison est un endroit où il vaut mieux ne pas être», a conclu Frédéric Massavala.

 
 

5 Commentaires

  1. Biyoghe Armand dit :

    Ça c’est un vrai guerrier. Beaucoup de gabonais devraient suivre son exemple. Félicitations Mr MASSAVALA Frédéric!

  2. Maroga Guy dit :

    “DIBAGELE PANDI MURI PIVI”

    Courage Fred , Courage Yavaye , Courage mwane mebumbe!!!

    Tout homme mourra…meurt pour une cause juste !!!!

  3. Hugo dit :

    Je viens d’apprendre que la France aurait voulu BLOQUER les comptes bancaires de Jean Ping depuis décembre dernier. C’est la raison pour laquelle il est devenu SILENCIEUX…

  4. Axelle MBALLA dit :

    C’est le même homme déterminé que j’ai rencontré dans ma jeunesse, en 1993 alors que j’étais étudiant en Faculté de Droit en France. L’échec et la destruction du Gabon dépendent en grande partie non seulement à la famille /amis BONGO qui ont pillé le Gabon jusque dans le sang mais aussi à cause des hommes que les BONGO ont choisi dans toutes les provinces. Du G1 au G9. Il y en a même qui aujourd’hui, se trouvent soudainement des vertus d’opposants, après avoir partagé longtemps, la table du crime humain, économique et financier. Le Gabon changera quand vous verrez TOUNGUI, LEMBOUMBA LEPANDOU, ESSONGHE Mivchel rentrer dans la danse de la dénonciation. Pas faux, que derrière leur silence, se préparent les grandes surprises de main…

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