Loin du pays qu’il a quitté plusieurs mois après son éviction du gouvernement, l’ancien vice-premier ministre, visiblement touché par la suspension temporaire du premier président de la Cour d’appel judiciaire de Libreville invite les Gabonais une «révolution» pacifique pendant plusieurs jours pour faire échec à ce qu’il perçoit comme une conspiration au sommet de l’État.

Bruno Ben Moubamba, président de l’Alliance pour le changement et le renouveau (ACR). © D.R.

 

En choisissant d’illustrer son post, mercredi 21 août, par la photo de Paulette Ayo Mba, épouse Akolly, Bruno Ben Moubamba semble ne pas partager la décision du secrétaire général de la Chancellerie du ministère de l’Intérieur et de la Justice de suspendre pour plus d’un mois le premier président de la Cour d’appel judiciaire de Libreville. S’il n’évoque pas explicitement l’affaire, il n’est pas difficile de comprendre que cette mise à l’écart de la magistrate apparaît pour lui comme la preuve de ce que les choses doivent changer au Gabon. Comme à son habitude, sur Facebook, l’ancien vice-premier ministre, qui vit davantage hors de son pays, a appelé les Gabonais à manifester leur mécontentement.

«Gabon : la révolution sinon rien, zéro, nada !» intitule-t-il sa publication. Le président de l’Alliance pour le changement et le renouveau (ACR) estime, en effet, que c’est uniquement la révolte que ce qu’il perçoit comme un complot au sommet de l’État échouera. Seulement, l’opposant précise que c’est à une «révolution» pacifique qu’il en appelle.

«Si les Gabonais veulent mettre fin à l’ordre établi, ils doivent arrêter de danser et se soulever pacifiquement par des manifestations quotidiennes pendant une semaine à dix jours, pour réclamer comme les Algériens la fin du Système Bongo», exhorte-t-il.

Nourredine Bongo, président ?

Si Bruno Ben Moubamba appelle à une «révolution» pacifique, c’est en effet pour chasser les «gros nuages lourds [qui] sont en train de s’accumuler sur nos têtes» et renverser «l’ordre établi» qui, selon lui, est de faire du fils aîné d’Ali Bongo le prochain président du Gabon.

«La reine Sylvia [Bongo] veut mettre son fils Nourredine au pouvoir et s’est positionnée en ‘‘régente de la République’’ contre la présidente de la Cour constitutionnelle et la présidente du Sénat sans oublier l’ex-première Dame Joséphine Bongo, tout en maîtrisant Pascaline Bongo», prétend-il, sans véritablement donner de preuves à sa théorie.

 
 

7 Commentaires

  1. B2 dit :

    Tu te réveilles bien tard BBM. Tout ça est connu depuis. Il faut effectivement une révolution au Gabon pour chasser ces imposteurs.

    Mais si ce petit Nourredine Bongo devient président, saches que c’est aussi avec la complicité de la France.

    Bien sur que le peuple gabonais ne peut pas accepter une telle connerie.

  2. Massanga dit :

    Encore un panneau indicateur qui ne fait que montrer la direction sans s’y rendre. Vous voulez toujours envoyer les enfants des autres pendant que vous êtes chez vous et à l’étranger. J’attends les marches de BBM, Ping et compagnie.
    Laissez le peuple tranquille et battez vous diplomatiquement avec les autres. Votre diplomatie est passée où?

  3. Ndong Yvon dit :

    Je dis hein, si tous les leaders de l’opposition se mettait en marche jusqu’à la présidence pour déloger l’imposteur, on va leur faire quoi ?

    il est venu le temps de la révolution, sinon on ne s’en sortira pas du tout…

  4. Ledjanabo dit :

    Ancien (ex) vice premier ministre: C’EST TOUJOURS TOI,toujours avec tes choses diaboliques,pourquoi ne pas continuer avec tes grèves de la faim là ou tu es.Ho pardon nous savons que tu as faim en ce moment c’est pourquoi tu te fais d’idées que les Gabonais sont dupés pour te suivre, fais cette révolution avec ta famille, aucun Gabonais ne te suivra, tu oublies vite, quand tu faisais tes grèves de la faim quel gabonais te soutenait, tu étais même incapable de gérer le poste qu’on t’avait mis à l’épreuve et tu viens nous raconter n’importe quoi. OUI C’EST TOUJOURS TOI.

  5. Ipandy dit :

    Je vous trouve incoherent. Hier vous avez soutenue et défendu ce système que vous appelez ” système Bongo”. Vous invité les gabonais à se révolter pacifiquement pendant que vous même et vos enfants êtes à l’abri.

  6. DISSOLVI dit :

    Mr Bruno Ben Moubamba, permettez que je vous cite : si les Gabonais veulent mettre fin à l’ordre établi, ils doivent arrêter de danser et se soulever pacifiquement par des manifestations quotidiennes pendant une semaine à dix jours pour réclamer comme les Algériens la fin du système bongo… 1- Nous savons tous que vous avez été ministre d’État de l’usurpateur après avoir insulté l’une partie du peuple gabonais qui avait son bulletin de vote sur nom.
    2- dites-nous quelle était votre rémunération nette avec avantage durant votre collaboration au côté de l’usurpateur ? merci de rendre publique votre fiche de paie et les avantages que le dictateur Alain bongo vous donnait.
    Je vous propose les yeux dans les yeux de mettre à disposition les sommes reçus durant votre trahison de collabo pour financer le soulever pacifiquement par des manifestations quotidiennes pendant une semaine à dix jours pour réclamer comme les Algériens la fin du système Bongo…
    Savez que le peuple gabonais en particulier la résistance n’est ni crétin encore moins dupe…nous attendons votre contribution à la hauteur des actions à mener

  7. Milagmissi dit :

    On parle du moubamba qui depuis à Abidjan demandait à ce qu’on procède à l’arrestation de Jean Ping ?
    Le moubamba qui s’est honteusement servi de la mort de Rendjambé ?
    Au suivant

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