Pêcheurs artisanaux, industriels et administration des pêches se sont engagés le week-end écoulé à travers un cahier des charges à tenir leurs différentes obligations dans le cadre de la pêche durable au Gabon. Ce nouveau document est censé devenir la première condition en vue de l’obtention d’une licence de pêche dans le pays, à partir de cette année.

Des signataires du cahier des charges, le 8 février, à Libreville. © Twitter

 

C’est un «moment important», voire «inédit» que celui ayant regroupé, samedi 8 février, à l’occasion d’une cérémonie solennelle, le ministre de la Pêche Biendi Maganga-Moussavou, la directrice générale des Pêches Micheline Schummer et les pêcheurs artisanaux et industriels. Il s’est agi de la signature du cahier des charges censé engager les trois parties pour une pêche durable au Gabon.

Le ministre de la Pêche le présente comme «un document contractuel qui consigne les engagements réciproques de chaque partie pour le respect de la vision Gabon Bleu, et qui est préalable à la délivrance de toute licence de pêche cette année». Celui-ci, précise Biendi Maganga-Moussavou sur son compte Twitter, vise à montrer l’engagement du gouvernement à «assurer la sécurité des activités de pêche et le devoir des pêcheurs de ne pas se livrer à la pêche dans les aires marines protégées et à proscrire les opérations et trafics illicites».

«Dans ce cahier des charges, explique le ministre de la Pêche, il est rappelé toutes les dispositions législatives et règlementaires qui encadrent l’exercice de la pêche [et] l’ensemble des principes que doivent respecter les pêcheurs, tout comme sont rappelées les obligations de l’administration comme le fait d’encadrer les débarquements [ou d’installer] des balises permettant aux pêcheurs de savoir s’ils sont dans des zones où la pêche est interdite, et surtout pour l’administration de savoir où ils ont été pêcher et s’ils ont commis des infractions.» Ce dispositif pourrait-il mettre de l’ordre dans ce secteur, et surtout pacifier les relations entre les agents de l’administration de pêche, ceux de l’ANPN et les pécheurs ? Toutes les parties concernées l’espèrent.

 
 

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