Initié dans le but d’ouvrir le débat dans divers domaines, ce livre a officiellement été présenté au public le 18 mai dernier.

Le livre «Le Gabon d’aujourd’hui». © Gabonreview

Le livre «Le Gabon d’aujourd’hui». © Gabonreview

 

Scènes du symposium du 18 mai 2016 à Libreville. © Gabonreview

Scènes du symposium du 18 mai 2016 à Libreville. © Gabonreview

Faisant suite à un premier projet ayant débouché sur l’ouvrage «Figures du Gabon contemporains. Réflexions et perspectives», auquel ont collaboré neuf chercheurs et enseignants-chercheurs, il y a huit ans, «Le Gabon d’aujourd’hui. Des questions et des réponses sur la vie sociale, économique, politique et administrative» (Editions Oudjat) a été initié en 2014. Réunissant 22 articles proposés par plus d’une vingtaine d’auteurs, l’ouvrage est un concentré d’interrogations sur des domaines aussi variés que la communication, les langues, la géographie ou l’histoire. Pour ses auteurs, il s’agit d’ouvrir le débat et d’oser la réflexion sur divers sujets.

Si pour Emery Etoughe-Efe, responsable du projet éditorial, l’ouvrage est une façon de «sortir la recherche gabonaise de l’invisibilité», pour le directeur de recherche, il a, en réalité, un double regard. Il s’agit, avant tout de questionner la recherche en elle-même pour tenter de «réformer et repenser la gouvernance de l’université gabonaise», mais également de mettre en lumière l’état du pays. A travers cet ouvrage, les auteurs, parmi lesquels  Daniel Franck Idiata, Anaclet Ndong Ngoua, Chantal Midzié Abessolo, ont poursuivi un objectif commun : se «réapproprier» le Gabon. Pourtant, au-delà de cette visée commune, les 542 pages de l’ouvrage livrent, à chacune des six parties, à chacun des 22 articles, un regard différent amenant parfois au débat ou à la contradiction entre les auteurs. «Les questions et problématiques (installées) au cœur du débat sont d’une telle actualité que «Le Gabon d’aujourd’hui» s’affirme d’emblée comme une association de contributions disposées à introduire des controverses que l’on souhaite sortir des chaumières et des murmures, que l’on désire voir occuper l’espace public, au nom d’une communauté de destin», écrit Georice Bertin Madébé dans l’introduction de l’ouvrage.

Choisie comme marraine du symposium à l’occasion duquel l’ouvrage a été présenté au public, la présidente du Conseil économique et social (CES) s’est dite disposée à accompagner la recherche scientifique, en particulier les publications de ce genre.

 

 
 

3 Commentaires

  1. Kem Wr dit :

    Félicitations à nos chercheurs gabonais ! Vous répondez là à un grief qui vous est souvent adressé : « les chercheurs qui cherchent, on en trouve mais les chercheurs qui trouvent, on en cherche ! » A longueur de temps, ils sont nombreux à se targuer de titres et de distinctions universitaires ronflant sans qu’on ne perçoive vraiment ce que cela apporte concrètement au pays. Au lieu d’aller vous suicider dans l’activisme politique et vous laisser abrutir dans des querelles politiciennes sans issues, vous ferez mieux de rester à vos places de phare de la société. Merci et continuez à apporter des réponses scientifiques, objectives, équilibrées et concrètes aux problèmes qui se posent à notre jeune démocratie.

    • mone fame dit :

      Il ne peut échapper à @Kem Wr que le régime de vichy et ses soutiens considéraient suicidaires toute démarche et option visant à dénoncer et ou à combattre les pratiques et initiatives instituées sous le sceau pétainiste désormais inscrites dans les pages sombres de l’histoire de la France…
      Patriotiquement

  2. Pierre Abessolo dit :

    Bravo les freros,

    Qui a dit que les gabonais sont des nuls.

    La preuve scientifique est là. Pendant queles uns s’abrutissent, mes freros réfléchissent et pensent.

    Vive l’intelligentsia gabonaise

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