Le coordonnateur national du Mouvement des jeunes de l’Union nationale (UN) ainsi que deux de ses compagnons du même parti ont été interpelés lundi, vraisemblablement par la police judiciaire (PJ). Certains soupçonnent un lien avec la tentative de putsch du 7 janvier dernier.

Firmain Ollo Obiang, le coordonnateur national des jeunes de l’UN. © D.R.

 

Les quatre jeunes leaders de l’UN interpelés. © D.R.

Retour à la case prison pour Firmain Ollo Obiang. Le coordonnateur national du Mouvement des jeunes de l’UN a été interpelé, lundi 21 janvier en fin d’après-midi à Libreville. Avec lui, deux autres jeunes militants de ce parti de l’opposition gabonaise, Ballack Obame et Mathurin Ovono, ont également été victimes de ce que Minault Maxime Zima Ebeyard, secrétaire exécutif de l’UN, présente comme un «enlèvement», et Anges Kevin Nzigou du parti Pour le changement (PLC) d’«arrestation barbare».

Selon le site Gabonmediatime.com, premier à avoir donné l’alerte, l’interpellation des trois jeunes leaders auxquels aurait été joint un quatrième s’est faite vraisemblablement par la PJ, et celle-ci pourrait avoir un lien avec le putsch manqué du 7 janvier dernier. A la suite de cette tentative de coup de force à Radio Gabon, le coordonnateur national des jeunes de l’UN s’était, en effet, refuser à condamner l’acte du lieutenant Kelly Ondo Obiang et de ses compères. Ballack Obame, quant à lui, n’avait pas caché son amitié avec le jeune lieutenant de la Garde d’honneur de la Garde républicaine, un ancien condisciple du Prytanée militaire. Seulement, à ce stade, rien ne permet d’attester du lien entre leur position et cette affaire, d’autant plus que plusieurs heures après, rien n’est officiel…pas même leur arrestation !

Aussi, l’UN affirme-t-elle que «cette énième arrestation» s’est faite «en dehors de tout cadre légal». Si le parti de Zacharie Myboto «exige la libération sans délai» de ses jeunes militants, tout en mettant en garde les autorités sur ce qui pourrait leur arriver en détention, PLC pour sa part pointe l’«illégalité» de cette arrestation que le parti attribue aux force de l’ordre. Le parti de Anges Kevin Nzigou informe, en effet, que «l’enquête sur les événements du 7 janvier 2019 est dans sa phase d’enquête militaire sous l’autorité du ministre de la Défense et l’exécution des officiers de la direction générale de la Contre Ingérence des services militaires». Il voit donc mal comment des officiers de la PJ, «totalement dessaisis de la matière» peuvent intervenir dans cette affaire. La sortie du procureur de la République est vivement attendue sur cette arrestation.

 
 

3 Commentaires

  1. Martine dit :

    Vous allez certainement me dire que ce j’écris n’a rien avoir avec l’article. Mais je le souligne quand même : Ali Bongo a tué des gabonais, il n’a jamais été poursuivi et ne le sera jamais, sauf s’il y a je justice divine. On arrête des gabonais qui n’ont jamais tués personnes. Et ceux qui tuent, se la coule douce. Dans quel pays sommes nous SVP ?

  2. Jones dit :

    A force d’arrêter sans raison aucune ce jeune homme qui mangeait son petit poisson à la braise tranquillement va tout simplement faire sa pub et renforcer sa notoriété. Alors ne créer pas vous même,par vos actes une réelle adversité.

  3. MOIMEME dit :

    Ou es la prevue que son arrestation est lier a la tentative de coup d’état?
    vous voyez le mal partout comme s’il etait le seul a ne pas avoir condamné le coup d’état.

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