Le lieutenant-colonel Frédéric Bongo Ondimba a été démis de ses fonctions de directeur général des services spéciaux (DGSS). Le Conseil des ministres du 15 octobre l’a redirigé vers l’ambassade du Gabon en Afrique du Sud en qualité d’attaché militaire. Il est remplacé à ce poste stratégique par le colonel Brice Clotaire Oligui Nguéma.

Le lieutenant-colonel Frédéric Bongo Ondimba a été démis de ses fonctions de directeur général des services spéciaux (DGSS). © D.R.

 

Quelle disgrâce pour le lieutenant-colonel Frédéric Bongo Ondimba, le tout puissant patron des services spéciaux ! Le demi-frère d’Ali Bongo, celui qui était «ses yeux et ses oreilles», a été démis de ses fonctions de directeur général des services spéciaux (DGSS), par le Conseil des ministres du 15 octobre.

Pour l’éloigner davantage du palais de bord de mer et émietter sa prétendue influence, le patron du plus puissant des services de renseignement du Gabon va désormais servir sous les ordres de l’ambassadeur du Gabon en Afrique du Sud, en qualité d’attaché militaire. Il est remplacé à ce poste stratégique par le colonel Brice Clotaire Oligui Nguéma.

Victime d’une épuration des Bongo ?

Éminent cadre de la direction générale des recherches (DGR) dès 2006, Frédéric Bongo intègre en 2008 le premier cercle du pouvoir aux côtés de son père, Omar Bongo. Avec l’accession à la magistrature suprême de son grand-frère, il gagne en prestige et s’impose comme le «patron du plus puissant des services de renseignement du Gabon».

Si les rumeurs sur la «guerre des clans» au sein de la famille Bongo, éclatée peu après l’AVC d’Ali Bongo, prédisaient sa chute, le frère demi-frère du président gabonais n’envisageait nullement un tel point de chute. Un comble «pour un homme de pouvoir et d’argent». Après avoir survécu aux purges ayant touché le cercle d’Ali Bongo depuis son AVC, Frédéric Bongo a été dégagé du premier cercle du pouvoir lors du septième Conseil des ministres présidé par Ali Bongo depuis ses ennuis de santé.

Après le limogeage de Pascaline Bongo, l’éviction de ce militaire né en 1976 et formé à Saint-Cyr amplifie le son du tocsin sur la mise à l’écart des Bongo dans les premiers cercles du pouvoir.

 
 

2 Commentaires

  1. moundounga dit :

    Bjr. Le fils du père écarté par le demi frère doit t-on en rire ou pleurer. car chez les Bantous pareil situation n’est envisageable qu’en cas de force majeur. dans le cas d’espèce qu’est ce qui bien pu “réveiller les eaux de l’Ogooué” pour provoquer un e telle disgrâce. A propos de prétendue influence. je ne crois pas qu’elle soit prétendue; on est quand même dans une période de 2008 jusqu’à la date de son départ c’est pas rien. Juste pour dire que “l’orange est pleine”. Amen.

  2. Milangmissi dit :

    Maintenant qu’il a quitté le premier cercle du pouvoir j’espère qu’il va pouvoir se remettre avec lanlaire. ça me tient à coeur.

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