Les provinces de l’Ogooué-Lolo et du Haut-Ogooué sont de plus en plus coupées du reste du pays. Les voies d’accès sont peu praticables et leur dégradation entraîne la hausse des prix des denrées dans ces localités.

Une vue d’une semi-remorque chargée de denrées alimentaires bloquée dans la Forêt des abeilles, sur la routé économique menant à Koulamoutou et à Franceville. © D.R.

 

Les provinces de l’Ogooué-Lolo et du Haut-Ogooué subissent depuis quelques mois le contrecoup de la dégradation du réseau routier, notamment pour l’acheminement des produits de grande consommation. Les populations s’inquiètent déjà de la hausse des prix des produits de première nécessité.

Selon plusieurs sources, les habitants des villes de Koulamoutou, dans la province de l’Ogooué-Lolo et de Franceville, dans la province du Haut-Ogooué ont passé les fêtes dans des conditions difficiles. Les prix des produits de première nécessité ont flambé à cause de la presque impossibilité d’acheminer les vivres dans ces régions. L’état de délabrement avancé de la route nationale est à l’origine de ce désastre qui détricote le panier de la ménagère.

Dans la plupart des épiceries et grandes surfaces de ces villes, les produits tels que l’huile, le poulet, le riz, les spaghettis ou le lait ont connu une nette augmentation de prix. Le gaz butane et le pétrole ont suivi la même tendance. Un «véritable calvaire» pour les habitants de ces cités qui assurent n’avoir pas pu «célébrer les fêtes de fin d’année dans l’allégresse». «La dégradation de la route nationale et de la route économique nous cause trop de tort», s’est indigné un habitant de Koulamoutou. «À cause de cette dégradation de la route, tout est devenu cher ici. On n’a pas pu fêter la fin d’année comme on voulait parce que les prix ont grimpé», a-t-il dénoncé.

Certains commerçants envisagent de s’organiser en association, en vue d’acheminer leurs produits par voie ferrée. «Un moyen plutôt coûteux qui devra nécessiter plusieurs millions de francs CFA», ont-ils fait remarquer.

En attendant de pouvoir s’organiser comme le prévoient les commerçants, la population locale, elle, est asphyxiée. D’où l’appel pressant à l’endroit des autorités. Si rien n’est fait dans les brefs délais, l’année 2020 risque d’être pénible pour ceux habitant les zones reculées comme Pana ou Iboundji.

 
 

1 Commentaire

  1. JAMES DE MAKOKOU dit :

    Vive le Gabon d’Ali !!! on a des autoroutes et en plus tous les Gabonais sont content en ce moment de leur pays, et que les prix augmentes ou pas on est un pays hyper riche et plus riche que les Emirats, alors que les prix continus a grimper, notre Ali nous donnera des sous pour nous en sortir, Vive le systeme ALi

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