Entouré du porte-parole du gouvernement et des ministres qui portent les projets «audacieux» du moment, le Premier ministre Julien Nkoghe Bekale a échangé, le 8 avril, avec la presse gabonaise et internationale. Plusieurs mesures annoncées par son gouvernement jouissent déjà d’une impopularité dans l’opinion.

Le Premier ministre entouré de ses collègues du gouvernement, le 8 avril 2019, face à la presse. © Primature-Gabon

 

Julien Nkoghe Bekale, le 8 avril 2019. © Primature-Gabon

Le Premier ministre Julien Nkoghe Bekale a reçu, le 8 avril, la presse nationale et internationale pour échanger sur des sujets de l’heure. Notamment, ceux en rapport avec sa déclaration de politique générale et les mesures annoncées par son gouvernement. Cette première rencontre avec les hommes des médias visait à expliquer le bienfondé des axes majeurs de sa gouvernance, conformément aux orientations de sa déclaration de politique générale présentée devant l’Assemblée nationale.

Conscient de l’impact des médias sur l’opinion, le Premier ministre voudrait les amener à rendre positif auprès de cette opinion, les différentes réformes initiées dans le cadre du Plan de relance de l’économie (PRE). Ceci d’autant plus qu’il s’est donné pour objectif de «ne programmer que ce qui est réalisable, finançable et qui impacte directement les populations, dont les attentes restent bien connues de tous».

Pour espérer une écoute bienveillante du quatrième pouvoir, Julien Nkoghe Bekale s’est entouré de plusieurs ministres dont les champs de compétences sont en prise directe avec les geysers de secteurs en ébullition actuellement. Il s’agit du ministre de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et du transfert des technologies, Jean de Dieu Moukagni-Iwangou ; celui de l’Éducation nationale chargé de la formation civique, Michel Menga M’Essone ; du ministre de la Fonction publique, de l’innovation, du Service public et du Travail, Madeleine Berre, et du ministre de l’Emploi de la Jeunesse, de la formation professionnelle, de l’insertion et de la réinsertion, porte- parole du Gouvernement Nanette Longa.

Le Premier ministre réussira-t-il cet exercice ? La question se pose au regard de l’inaction du gouvernement face aux demandes sociales qui s’amoncèlent jour après jour et qui suscitent l’ire de plus d’un. Les élèves ont laissé éclater la leur ce matin, un peu partout dans le pays, avec des marches pour protester contre les nouveaux critères d’attribution des bourses.

 
 

5 Commentaires

  1. Akébé Vite !!! dit :

    Par son manque criard de substance et de probité, cet homme exhale cette profonde impression de vide, un vide dans lequel l’intelligence maléfique des gens qui le commandent s’engouffre. Il ferait mieux s’il le pouvait d’arrêter de se mentor et de mentir en permanence et d’y penser et se mettre au au boulot, pour sauver d’abord son job qui commence très très mal … et surtout par respect pour les Gabonais.

    • Patrick ANTCHOUET dit :

      Un peu de patience, mon cher AkébéVite ! Julien Nkoghé Békalé n’est en poste que depuis deux mois et demi. Je suis convaincu qu’avec sa détermination, il va réaliser une bonne partie de ce pour quoi il s’est engagé dans sa déclaration de Politique générale. Pour le Gabon, regardons un peu sereinement l’avenir. Il y a trop de négativisme.

      • Akébé Vite !!! dit :

        Voyez vous, dans l’état ou ces gens (dont lui) ont mis ce pays il y a ) part sa petite personne,des problèmes bien plus grave à traiter.Et tenter de les traiter rendrait justement sa personne et celle des autres homoncules qui l’entourent encore plus insignifiants c’est à dire à leur juste hauteur.Mais bon pour le comprendre, encore faut t’il comprendre que bavarder des symptômes n’a jamais guérit pas d’aucune maladie.Cela n’est visiblement pas votre cas ni le sien donc…Cela dit vous voulez attendre Je vous souhaite une bonne attente.

  2. Isabelle dit :

    Belle comédie gouvernementale !!!

  3. Ipandy dit :

    L’échec de ce gouvernement est prévisible. Monsieur Nkoghe Bekale a les mains liées. J e pense que pour qu’un gouvernement soit à nouveau pris au sérieux dans ce pays, il faut que les résultats des urnes soient respecter aux présidentielles.

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