Après l’ultimatum du mois de mars adressé aux squatters de ses parcelles de terrain à Mindoubé, à Libreville, la Caisse des dépôts et consignations (CDC) est passée à l’acte, en démolissant les bâtisses ce lotissement acquis en 2013.

Moment de démolition des bâtiments construits par les squatters sur le site de la CDC à Mindoubé. © D.R.

 

La Caisse des dépôts et consignations (CDC) a mis sa menace à l’exécution. En vue du démarrage imminent d’un programme immobilier de 320 logements sur sa parcelle localisée au quartier Mindoubé, la CDC, avec l’appui des forces de l’ordre, a chassé les occupants illégaux de son terrain.

Propriétaire d’une parcelle de terrain d’une superficie de 142 941 mètres carrés au quartier Mindoubé, «objet du titre foncier n°21081 de la parcelle n°20 section AP du plan cadastral de Libreville», ce lotissement a été acquis en 2013 pour un montant de 3,3 milliards de francs CFA. Cette acquisition était destinée à construction des logements sociaux pour appuyer la politique gouvernementale en matière de logement. Laissé en friche depuis 2013, le site a été occupé au fil des années par des squatters.

Malgré les années de négociations, la CDC n’a obtenu aucun succès. En mars dernier, elle a lancé un ultimatum aux squatters pour quitter ses terrains où doit démarrer sous peu la construction de plus de 300 logements. Les forces de l’ordre, accompagnées d’un huissier de justice, ont été réquisitionnées pour contraindre ces derniers à quitter les lieux.

Cette démarche, affirme Directinfosgabon, intervient conformément aux dispositions de l’ordonnance N°343 du 24 août 2018 rendue par le président du tribunal de première instance de Libreville, laquelle reconnaissait que la CDC est bien la propriétaire de ladite parcelle, et l’autorisait de ce fait à faire libérer les lieux. Par ailleurs, l’arrêt de la Cour d’appel du 25 mars 2019 de la chambre de référé civil judiciaire de Libreville, répertoire N°36 / 2018-2019, est venu confirmer l’ordonnance de référé du 24 août 2018.

Place désormais au lancement effectif du programme immobilier des 320 logements présenté par la CDC comme un projet destiné à offrir aux Gabonais «un cadre urbain, moderne et fonctionnel».

 
 

2 Commentaires

  1. Ulys dit :

    Je suis presque certain que ces 320 logements ne verront jamais le jour. Foutaise ce pays…

  2. Inch'allah dit :

    Moi j’aimerai comprendre, donc ils ont acquis le lotissemenent en 2013, mais avant c’etait pour qui? donc y’avait aucun proprio, ou bien on va nous dire que c’etait pour l’Etat?
    Après avoir detruit les bien des gens, je suis sur qu’on attendra la fin des travaux en vain!
    car au gabon, ca demarre toujours, mais ca ne se termine jamais….. depuis 2009

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