Dans la foulée des mesures gouvernementales visant à maîtriser la masse salariale, le Mouvement national des chômeurs du Gabon (MNCB) a observé un sit-in à l’entrée du ministère de la Fonction publique, le 1er avril à Libreville. Objectif : attirer l’attention sur leur situation de sans-emploi et interpeller les autorités sur le gel des recrutements.

Des jeunes gens brandissant des pancartes pour présenter leur situation lors du sit-in du Mouvement national des chômeurs du Gabon, le 1 er avril 2019. © D.R.

 

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Considéré comme un poisson d’avril, l’appel à la mobilisation du Mouvement national des chômeurs du Gabon (MNCB) était bien réel. Le 1er avril, l’association a observé un sit-in à l’entrée du ministère de la Fonction publique pour dire «non au chômage dans notre pays». Mais aussi, pour protester contre les mesures d’austérité avec le gel des recrutements à la Fonction publique qu’ils qualifient d’«injuste».

«Il est temps pour le peuple gabonais de revendiquer ce qui lui revient de droit et de dire non au chômage dans notre pays», ont estimé les membres de ce groupe qui revendiquent en effet le droit de percevoir des allocations de chômage afin de pouvoir subvenir à leurs besoins.  Également en ligne de mire de cette protestation temporaire, le gel des recrutements à la Fonction.

«Nous sommes des pacifiques, nous voulons juste interpeller le gouvernement  avec ce cri d’alarme que nous lançons. Nous sommes conscients qu’il y a des effectifs pléthoriques à la Fonction publique et de la situation du pays. Cependant, nous sommes prêts à apporter des propositions au gouvernement pour qu’il nous permette d’être en autonomie financière», a indiqué l’un des membres du MNCB.

Une petite poussée d’adrénaline qui a porté ses fruits au final. «Nous avons été reçus par le directeur de Cabinet du ministre de la Fonction publique qui nous a prodigué de bons conseils. Ensuite, il nous a demandé de mieux nous organiser en respectant les démarches hiérarchiques et à réunir tous les documents administratifs nécessaires pour nos revendications», a expliqué l’un des sans-emploi.

La mesure annonçant le gel des recrutements à la Fonction publique n’a pas retenu l’assentiment de tout le monde. Plusieurs voix s’élèvent pour dénoncer cette décision qui ressemble à une «injustice». Avant les Chômeurs, l’ancien Premier ministre Raymond Ndong Sima avait estimé qu’il s’agissait d’une «mauvaise solution» qui serait d’ailleurs contreproductive.

 
 

1 Commentaire

  1. Observateur+ dit :

    Ah s’ils pouvaient savoir que dans le lot des chômeurs, il y a des profils intéressants pour l’Administration Publique. Qu’ ils examinent un peu tous les dossiers en attente des postes budgétaires qui sont en souffrance à la Fonction Publique ! Que deviendront les chômeurs en attente de postes budgétaires de 33, 34, 35 ans et plus dans 3ans ? Sachant que pour prétendre être fonctionnaire il faut tout au plus avoir 35 ans. Sinon on est contractuel…veuillez penser aux autres.

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