Invités à une audition en décembre dernier, plusieurs médias dont les plus importants n’ont pas daigné déférer à la convocation de la Haute autorité de la communication (Hac), qui souhaite qu’ils clarifient leur situation administrative.

Plusieurs responsables des radios et télévisions locales n’ont pas déféré à la convocation de la Hac. © Ike

 

François Mouwaka Ngonga lisant la déclaration de la Hac, le 22 janvier 2019 à Libreville. © Capture d’écran/Gabon 1ère

D’Urban FM à Label TV en passant par Télé Africa et d’autres médias à l’intérieur du pays, plusieurs responsables des chaînes de radio et de télévision locales n’ont pas daigné déférer à la convocation de la Hac, adressée à une cinquantaine de médias en décembre 2018. Le régulateur avait souhaité s’entretenir avec ces responsables sur la situation administrative de leurs structures. Il soupçonne la plupart d’exercer dans l’illégalité.

Plus d’un mois après les premières auditions à son siège à Libreville, la Hac regrette l’absence de ces médias et lance un avertissement à leur endroit : «toute personne qui, une seconde fois, pour une raison ou une autre, n’aura pas déférer à la présente convocation s’expose à des sanctions administratives et/ou pécuniaire».

Si de nouvelles auditions ont eu lieu ce mercredi 23 janvier avec les radios émettant dans la province de l’Estuaire, certains croient savoir que le refus affiché par les médias n’ayant pas répondu à la première convocation est consécutif aux nombreuses sanctions prononcées par la Hac ces derniers mois. En ne répondant pas à l’invitation de la Hac, certains responsables de médias exprimaient ainsi leur désapprobation.

La volonté de la Hac d’auditionner les médias fait suite à une enquête de l’Agence nationale des infrastructures numériques et des fréquences (Aninf), réalisée en 2018. Cet «inventaire» a permis d’identifier les radios et télévisions émettant au Gabon, dont la situation administrative n’était pas des plus claires.

 
 

1 Commentaire

  1. Laurent Mba Ndong dit :

    Manifestement Raphaël Ntoutoume Nkoghé cherche à exister dans un secteur où sa conduite des affaires publiques est décriée par plus d’un professionnel de la Communication. En l’espace de 6 mois, il a poussé les Gabonais à le soupçonner d’avoir transformer la HAC en un fonds de commerce où la cupidité dicte la loi. A la vérité, personne n’accorde aucun crédit à cette HAC.

Poster un commentaire


 

 
 

RECEVEZ LE BULLETIN D'INFOS MATINALES DE GABON REVIEW