Dans une déclaration ce 8 avril, la Plateforme des groupements des partis politiques de l’opposition (P.G41) demande au gouvernement d’annuler les mesures dites d’austérité, compte tenu de leur impopularité et de leur impact négatif sur les Gabonais.

Des membres du P.G41. © Gabonreview

 

La Plateforme des groupements des partis politiques de l’opposition composée de 41 partis(P.G41) sort un carton rouge contre le gouvernement. Cette nouvelle coalition de l’opposition gabonaise s’est exprimée ce 8 avril sur les réformes entreprises par le gouvernement depuis peu. A travers une déclaration, la P.G41 «demande au gouvernement d’annuler toutes les mesures énoncées dernièrement». Notamment, celles relatives à la réduction de 50% des effectifs de la Main d’œuvre non permanente (Monp) ou encore les nouvelles conditions d’octroi des bourses aux étudiants.

Rappelant que le 30 octobre 2018, la Cour constitutionnelle a rendu publique la décision n°000217 portant annulation des mesures d’austérité du gouvernement de la République, ce groupement politique estime que le gouvernement fait payer aux fonctionnaires gabonais, aux jeunes scolarisés et aux classes moyennes, la facture de la gabegie de ces 10 dernières années. Jugeant les mesures prises «brutales et unilatérales», pour cette plateforme, elles «sonnent comme une sanction pour ces catégories de citoyens, notamment les moins de 30 ans qui représentent plus de 30% des chômeurs».

Serrer la ceinture pour combler les trous financiers

La P.G41 est certaines que les mesures gouvernementales sont une injustice pour des milliers de fonctionnaires gabonais qui travaillent dans des «conditions difficiles et déplorables» et dont «la destruction des administrations au profit des agences a davantage créé la démotivation». «Le coût vertigineux de la vie, l’insécurité sur les plans social, économique, financier et personnel ne peuvent militer en faveur de ces mesures antisociales et impopulaires», a tranché la plateforme.

Pour celle-ci, Ali Bongo et son gouvernement ont jusqu’à présent fait «preuve du peu d’intérêt qu’ils portent aux difficultés des Gabonais». Ils imposent, assure la P.G41 au peuple, «de serrer la ceinture pour combler les trous financiers de leur mauvaise gouvernance et la dilapidation des fonds publics de l’Etat». Elle en veut pour preuve, le fait que le Parti démocratique gabonais (PDG) et ses alliés aient, lors des élections générales d’octobre 2018, «fait une démonstration de leur puissance financière» et «fêter en grande pompe l’arrivée de monsieur Ali Bongo Ondimba à Libreville».

La P.G41 exige que «cesse les atteintes aux droits d’expression de manifester des Gabonais». Allusion faite à la dernière sortie du ministre de l’Intérieur qui a menacé d’emprisonnement, «sous prétexte de déstabilisation des institutions de la République, tous ceux qui questionnent la gestion du pouvoir exécutif». Notamment, «la vacance de celui-ci». La P.G41 dit ne pas comprendre «une telle brutalité verbale d’un gouvernement censé être à l’écoute de tous».

 
 

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