Alfred Nguiabanda a tourné en dérision la tournée provinciale de Brice Laccruche Alihanga. L’ancien baron du régime assimile ce périple à un «charivari politique rabaissant la République et illustrant le vide au sommet d’un État en déliquescence».

Alfred Nguiabanda. © D.R.

 

Ancien baron du Parti démocratique gabonais (PDG) exilé en France depuis 2016, Alfred Nguiabanda a littéralement raillé la tournée provinciale entamée par Brice Laccruche Alihanga. Dans une interview parue dans le journal Moutouki du 12 septembre, il estime que les Gabonais assistent à un «lamentable charivari politique qui rabaisse le prestige d’une République fondée sur l’éthique et le respecte rigoureux du dispositif constitutionnel, règlementaire et législatif».

Pour l’ancien directeur général de la Société gabonaise d’exploitation de produits pétroliers (SGEPP), le périple du directeur de cabinet d’Ali Bongo «illustre un vide politique au sommet de l’État en déliquescence et dont la pieuvre tient à s’accrocher par des manœuvres mafieuses». Et ce dernier de s’interroger : «Pourquoi Ali Bongo qui est en superbe forme, selon ses opportunistes thuriféraires n’entreprend-il pas lui-même cette tournée ? Pourquoi le Premier ministre n’est-il pas mandaté pour accomplir cette mission ?

Pour Alfred Nguiabanda, «un directeur de cabinet n’est pas constitutionnellement investi d’un pouvoir présidentiel, encore moins gouvernemental, pour entreprendre une tournée républicaine». Une sortie qui ne manquera certainement pas de faire réagir le clan Brice Laccruche Alihanga.

 
 

5 Commentaires

  1. Le Chat dit :

    Vous avez raison Mr Nguia. Ce monsieur est vrai imposteur ! Où, a-t-il vu un directeur de cabinet se mettre à l’avant des ministre ? Ceci est un fait ” extraordinaire.” Du jamais vu nulle part ! Il Faut une révolte de toute la société Gabonaise.

  2. Mezzah dit :

    C’est vraiment triste la pièce de théâtre qui est en train de se jouer au Gabon en ce moment. C’est là qu’on voit que les hommes du PDG et ceux du gouvernement n’ont rien entre les jambes. Ils laissent le pays chaviré tel un bateau sans capitaine. C’est insupportable. Ils devraient tous démissionner collectivement pour que le peuple descendre dans la rue.
    Vous savez, Dieu ne vous a pas permis de faire ce que vous êtes en train de faire.

  3. Thierry dit :

    On a toujours accusé la France, mais voilà des gabonais sans honneurs, dans nos institutions, notre gouvernement qui sont prêts à vendre le pays a leurs fins personnelles

  4. Kapi dit :

    Si tel est le cas, cet exilé les poches pleines avec l’argent du Gabon, ferait bien de s’occuper en premier de sa sœur la députée française Danièle Obono.
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Dani%C3%A8le_Obono

    Cette Danièle Obono est une personne qui profite de la France et qui s’est ouvertement déclarée « bolcho-trotsko-marxiste » qui est avec toute certitude un mouvement supra national clairement anti-culture française et anti-France.

    Jusqu’à preuve du contraire, Brice Lacruche Alihanga n’est pas anti gabonais et ne se prétend pas d’un parti anti Gabon.

    Donc, je conseille a monsieur Alfred Nguiabanda de nettoyer devant sa porte avant de faire la morale aux autres.

    Tout ceci montre qu’Alfred Nguiabanda ne pense qu’a une seule chose, rentrer au Gabon pour continuer de voler comme il le faisait à son époque de gloire.

    Je crains juste qu’il ne finisse ses jours à gros bouquet car son dossier n’a pas encore disparu des placards et qu’il ait quelques milliards à rembourser.

    Une chose est sure, est que le nouveau Gabon n’aura nullement besoins des voleurs de l’époque d’Omar pur redresser le Gabon, ni même de leurs conseil.

    A bon entendeur,salut.

    • Yandi Béni dit :

      Si vous permettez Mr Kami.

      Celui qui doit se débarrasser de Danielle Obono s’il le veut, c’est le peuple français.

      Celui qui doit se débarrasser de Brice Fargeon s’il le veut, c’est le peuple gabonais.

      Voilà. J’ai dit.

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