Cadre du parti de l’opposition Pour le changement (PLC) et membre de la plateforme Appel à agir et du collectif d’avocats des anciens responsables de l’administration publique et parapublique récemment interpellés ou inculpés dans le cadre de l’opération dite “Mamba 2”, le jeune avocat a reçu dans la nuit du dimanche 24 au lundi 25 novembre la visite d’un «commando» visiblement venu pour l’arrêter sans succès.

L’avocat et homme politique Anges Kevin Nzigou. © Gabonreview

 

S’il assure à Gabonreview être «serein» et ne pas avoir peur de se faire arrêter, y compris pour ses positions politiques et professionnelles, c’est une nuit plutôt agitée qu’a pourtant passé Anges Kevin Nzigou entre dimanche et lundi. Le jeune avocat dit avoir reçu la visite d’un «commando» visiblement venu l’arrêter sans qu’il ne sache exactement pourquoi. Bien que n’étant pas sûr, il croit savoir qu’il ne s’agissait pas d’agents de la Police judiciaire. «Les gars de la PJ sont habituellement en pick-up blanc, mais ceux-là avaient d’autres véhicules, dont une Hyundai Santa Fe. Je soupçonne le B2», raconte-t-il, précisant que la troupe était composée de «7 personnes au moins».

«Ils savaient dans quelle zone je me trouvais au moment où ils sont venus, mais ils ne savaient pas exactement où j’étais, vu que d’où je m’étais caché après avoir été alerté par un ami. Je pouvais les entendre communiquer avec leurs collègues pour avoir plus de précision. N’ayant pas pu me mettre la main dessus, ils sont repartis. Mais s’ils m’avaient trouvé, je pense qu’ils m’auraient enlevé. Et la suite, on ne la connait que trop bien, avec les détentions arbitraires qui ont cours dans notre pays, surtout depuis quelque temps», relate l’avocat, membre du collectif Appel à agir qui exige depuis des mois une expertise médicale visant à déterminer les capacités physiques et cognitives d’Ali Bongo.

Disant devoir déposer plainte contre X, entre autres, pour tentative d’enlèvement, l’opposant soupçonne «ceux qui ont décidé de mettre le chaos dans notre pays», et assure être «prêt à [se] rendre à une quelconque convocation pour assumer [ses] positions et ses actes». Membre du collectif d’avocats d’anciens cadres de l’administration publique et parapublique interpellés ou inculpés récemment dans l’opération mains-propres lancée par les autorités judiciaires soutenues par les services spéciaux, Anges Kevin Nzigou déplore une «tentative d’intimidation».

 
 

2 Commentaires

  1. Milangmissi dit :

    Pourquoi les Gabonais sont aussi passifs,Ange Kevin Nzigou se démène au quotidien pour ce pays on vous dit qu’il a failli se faire tuer même pas un commentaire pour condamner cette attitude des bongo.
    Sachez Me Nzigou que j’admire votre courage

  2. Le Nantais dit :

    Le Gabon va de plus en plus mal.

    Bon courage à vous maître et puisse votre voix être entendue.

    De tout cœur avec vous.

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