Confronté à la mobilisation des élèves qui contestent les réformes liées aux modalités d’attribution des bourses d’études aux nouveaux bacheliers, le ministre de l’Éducation nationale a décidé, mercredi, de la suspension des cours dans les établissements d’enseignement secondaire de tout le pays. Aucune date de reprise n’a été communiquée.

Des élèves du lycée National Léon Mba, le 8 avril 2019. © Gabonreview

 

Plutôt que d’abdiquer en annulant la mesure liée aux nouvelles conditions d’attribution des bourses d’études aux nouveaux bacheliers, le gouvernement a répondu par la fuite en avant. Face à la grogne des apprenants, qui manifestent depuis lundi contre cette réforme, Michel Menga a, en effet, choisi de suspendre les cours dans tous les lycées et collèges du Gabon. Pour ce qui est de la date de la reprise, le ministre de l’Éducation nationale n’est pas encore fixé. Celle-ci «sera communiquée ultérieurement».

En attendant, «les parents sont invités à garder leurs enfants chez eux». Le gouvernement semble craindre de nouvelles manifestations dans la rue comme ces derniers jours. Des manifestations pourtant pacifiques ayant conduit à Libreville et à Port-Gentil à des arrestations d’élèves violemment réprimés par les agents des forces de l’ordre.

Lors du dernier Conseil des ministres, les autorités gabonaises avaient approuvé le projet de décret portant modification des conditions d’attribution de la bourse d’études aux nouveaux bacheliers. Pour espérer bénéficier de l’aide financière de l’État, les demandeurs doivent désormais être âgés de 19 ans au plus et avoir obtenu au moins 12/20 de moyenne générale à l’examen. Cette nouvelle mesure divise l’opinion nationale.

 
 

5 Commentaires

  1. Akoma Mba dit :

    Qu’attendent les parents pour prendre la rue. C’est l’avenir de tout un peuple qui est jeu, pardieu! Y a-t-il au monde un peuple aussi amorphe dans le sens “On va encore faire comment.

  2. Serge Makaya dit :

    Pitié ! Vous appelez ça un gouvernement ? A Ntare Nzame !!!

    Et où est leur idole BOA ? Mdr !!! Il paraît qu’il se porte à merveille ? Mais où est-il ?

    Quelle honte ce pays…

  3. Mezzah dit :

    Il y a de la frilosité dans les rangs du gouvernement, même les enfants font peur.
    Quel paradoxe, on demande aux enfants d’avoir 12/20 et on suspend les cours pour une une durée indéterminée. On marche sur la tête dans ce pays. Ce sont les signes qui annoncent la fin d’une dictature.
    Avec les fortunes (acquises par le biais des détournements) dont disposent les membres de ce gouvernement, il est possible d’assurer la bourse à tous nos enfants sans aucune condition pendant des décennies.

  4. Lavue dit :

    Michel MENGA est un affamé (regardez son look, ça se voit), qui se pavane de parti politique en parti politique. Ce sont des gens sans qui n’ont aucun sens de l’honneur. Aucune conviction politique franche. C’est un dissident du PDG à cause du fait que ALI avait déplacé la mangeoire vers ses plus proches. N’ayant pu supporter la “misère” financière que connaissent beaucoup d’opposants, il s’est désolidarisé de CHAMBRIER pour retourner à la mangeoire. On espère que cette mesure stupide va finir par bouter hors du Gouvernement, comme on le voit dans les pays civilisés. Il y a des Cadres dans ce pays beaucoup plus valeureux et patriotes que ces anciens PDGistes. Tourner en rond avec des pauvres gens comme ça, qui n’ont que la politique de papa OMAR comme moyen d’existence et de subsistance est lamentable. Fermer les établissements scolaires en plein mois d’avril, est-ce que ses irresponsables en mesure les conséquences? quel est la valeur du BAC gabonais aujourd’hui. Ils s’enfoutent ces ministres, ce n’est un secret pour personnes la grande majorité ont leurs enfants qui sont lycéens et étudiants à l’étranger avec des bourses gabonaises SVP. Pas besoin d’avoir 12/20 au BAC ou avoir 19 ans au plus. On le sait tous, cette loi ne s’appliquera jamais aux enfants dont les parents font partie de l’établishment. C’est fait pour décourager les enfants des familles pauvres et modestes. Regarder comment on arrive même pas à juger les présumés grands voleurs du pays, parce que tous volent,il n’est pas question de dénoncer un système qui profite à tous dans les cercles établis. Pour quelles raisons ne juge-t-on pas les voleurs? Ce sont des “fraters” des loges pour la plus part. On ne peut pas ne pas être solidaires. On fait semblant de les maintenir dans le geôles en guise de petite correction pour finir par les libérer par la suite. Avec les bourses ce sera pareil, les mesures voulues ne seront pas appliquées pour leurs enfants et proches. On connait tous ce pays. Jeunes gabonais ne reculez pas. Dommage que les parents ne s’y mêlent pas, ils ont peur de quoi?. On ne sait pas en réalité qui gère ce pays. Depuis son retour le Prince n’a pas eu une seule adresse à l’endroit de “son peuple”. Voilà une situation sérieusement préoccupante on sait pas s’il en est conscient. Est-ce le début de la fin, l’avenir proche nous le dira.

    Jeunes gabonais, il s’agit de votre avenir, vous n’êtes en aucune manière responsables de la gestion calamiteuse d’un petit pays d’à peine 1.500.000 gabonais, avec aux commandes des opportunistes Français (M. FARGEON), Béninois (le Très Haut Représentant du Prince et chef villageois), des Est et Ouest Africains de de tous poils ). Ne reculez pas, luttez, tout s’obtient par la détermination. Les cancres et profito-situationnistes ne peuvent pas décider de votre avenir.

    Éveille-toi Gabon

  5. Drayll MVE dit :

    C’est réformes ne servent à rien si ce n’est pour créer de nouveaux problèmes et ils ne se préoccupent pas de l’avenir du Gabon (la jeunesse d’aujourd’hui)

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