Le New Owendo International Port (NOIP) s’est doté d’un nouveau quai et un terminal de pêche, inaugurés le 8 mai. Si la première réalisation permet d’accueillir des navires plus grands en simultané, la seconde offrira au Gabon une plateforme moderne dédiée à la pêche.

Vue du NOIP, doté d’un nouveau quai et un terminal de pêche inaugurés le 8 mai 2019 à Owendo. © Gabonreview

 

Le Premier ministre inaugurant le nouveau linéaire de quai et le terminal de pêche. Moment de la visite du nouveau quai. © Gabonreview

Présenté comme un maillon de la lutte contre la vie chère, le New Owendo International Port (NOIP) prend l’ampleur. Le 8 mai, Gabon Special Economic Zone (GSEZ) y a inauguré un nouveau quai et un terminal de pêche. Concernant la première réalisation, il s’agit d’une expansion de 300 mètres du quai déjà existant afin de lui permettre d’accueillir des navires plus grands et en simultané ; en vue d’optimiser la production.

«Le GSEZ NOIP, à son inauguration, pouvait accueillir deux navires de type Panamax en simultané avec un quai de 420 mètres. Grâce à cette extension, la profondeur à quai a été portée à 13 mètres et le quai peut désormais accueillir trois navires de type Panamax avec une longueur totale de 720 mètres», a affirmé le directeur général adjoint d’Olam Gabon.

Selon Théophile Ogandaga, l’extension permettra ainsi de réduire considérablement le temps d’attente des navires entrant, tout en optimisant la compétitivité et les services du port. «Cette considérable augmentation de la capacité du NOIP, consolide sa position de plus grand port du pays et un des plus performants de la sous-région», a-t-il ajouté, soulignant que les travaux y relatifs ont permis de créer 150 emplois directs et 1200 indirects.

Un terminal de pêche pour chalutiers

L’inauguration du nouveau linéaire de quai s’est accompagnée par celle d’un nouveau terminal de pêche, afin d’offrir au Gabon une plateforme dédiée à cette activité. Jusqu’ici, en effet, le poisson pêché dans le pays était envoyé en Côte d’Ivoire par manque d’infrastructures et développement de ce secteur d’activités. GSEZ met donc à la disposition des pêcheurs, un quai d’amarrage de 300 mètres de long et 13 de profondeur, pouvant accueillir des bateaux de pêche ou chalutiers de toute sorte.

Pour la ministre de la Pêche, ce terminal permettra au Gabon d’accueillir pour la première fois, des thoniers senneurs. «Il reste donc à notre partenaire GSEZ Port de réaliser les travaux relatifs à l’installation des équipements techniques pour le débarquement des captures, les chambres frigorifiques pour la conservation, les équipements d’avitaillement pour les navires ; et, aménager les espaces nécessaires aux ateliers de réparation et maintenance au bénéfice des armements de pêche», a souhaité Prisca Koho Nlend.

À terme, ce port de pêche devrait ainsi permettre de réduire le taux d’importation des produits de mer consommés au Gabon et, ainsi, assurer une meilleure fiabilité alimentaire en permettant aux commerçants et consommateurs de vendre et consommer des produits frais.

 
 

2 Commentaires

  1. Moulengue dit :

    Vivement que ce terminal de pêche réserve au pays!
    On a que trop manger des produits halieutiques surgelés qui causent d’énormes dégâts à notre santé. Aussi voudrais-je demander aux tenants du pouvoir d’accélérer les aménagements routiers pour une meilleure distribution des produits de la pêche, les populations de l’hinterland ont bien besoin elles aussi.
    Il serait temps d’en construire de faible taille pour la pêche continentale notamment à Lambaréné, Kango, la banio (Mayumba) ou Ndjolé

  2. Si on peut féliciter cette initiative, toutes actions tendant à booster l’économie nationale est la bienvenue. Mais, je reste sceptique quant à la finalité de l’ouvrage et surtout du la source de financement. L’indépendance d’un pays se traduit par sa maîtrise des sources de revenu stratégique. Dans ce sens, les voies d’accès au territoire doivent relever de la seule responsabilité de l’Etat.

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