Comme annoncé ces dernières semaines, le Parti démocratique gabonais (PDG) a prononcé diverses sanctions à l’encontre de ses militants et élus locaux en faute avec les directives du secrétariat exécutif.

Guy Benjamin Ndounou, le président de la CPD, prononçant les sanctions, le 7 février 2019. © Capture d’écran/PDG

 

Le PDG a mis à exécution ses menaces plus d’une fois proférées à l’adresse de ses militants indisciplinés ces dernières semaines. Jeudi, le parti d’Ali Bongo a, en effet, prononcé plusieurs sanctions, dont 43 exclusions dans 8 provinces, à l’exception du Moyen-Ogooué où, en dépit des dissensions internes observées lors du vote du bureau du conseil municipal de Lambaréné le week-end dernier, la commission permanente de discipline (CPD) n’a rien trouvé à signaler.

Les raisons ayant conduit à ces différentes exclusions vont de la «défiance et l’incitation à une candidature dissidente» lors des dernières élections locales à la «contestation des orientations du Parti», en passant par la «duplicité et l’intelligence avec l’adversaire» et le comportement affiché par certains cadres «de nature à entrainer l’échec du candidat investi par le Parti».

Le CPD a également prononcé 27 blâmes, dont un adressé à l’ancien ministre Pastor Ngoua N’Neme pour «inobservation des orientations du Parti». Pour la même faute, l’actuelle ministre de la Pêche et de la Mer, Prisca Koho épouse Nlend, a écopé d’un avertissement. Comme quoi, lancé dans un processus de «revitalisation» et de «régénération», le parti d’Ali Bongo ne souhaite plus faire de cadeaux aux militants «reconnus coupables d’actes d’indiscipline», quel que soit leur poste et leur ancienneté au sein de la formation politique.

 
 

1 Commentaire

  1. AIRBORNE dit :

    A cette allure là, la boutique PDG va exploser. Ce n’est pas la peine de rentrer dans les partis dit de l’opposition radicale, allez y voir RNO, Ndaot, Assele ou Maganga Moussavou.

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