Parmi les points abordés dans son discours de vœux adressé au président de la République, le 7 janvier, le président de la Confédération patronale gabonaise (CPG), Alain Bâ Oumar, a suggéré que la gouvernance de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) et de la Caisse nationale d’assurance maladie et garantie sociale (CNAMGS) soient désétatisées pour une plus grande efficacité.

Le président de la Confédération patronale gabonaise (CPG), Alain Bâ Oumar, a suggéré une gouvernance privée pour la CNSS et la CNAMGS lors des vœux au chef de l’Etat, le 7 janvier 2020. © Facebook /lacpg

 

La présentation des vœux au président Ali Bongo, les 6 et 7 janvier, a été l’opportunité pour de nombreux responsables d’institutions et d’organisations de faire des propositions, mais aussi de présenter les doléances et des revendications. Le président de la Confédération patronale gabonaise (CPG), Alain Bâ Oumar, en a ainsi profité pour proposer au Chef de l’État une gouvernance privée des deux principales caisses de protections sociales et des travailleurs, dont la CNAMGS et la CNSS.

Face aux écueils auxquels sont parfois confrontés les bénéficiaires des services de ces deux structures, et surtout au regard des dysfonctionnements plombant régulièrement leur efficacité, le président du patronat a suggéré à Ali Bongo la désétatisation de leur gouvernance. «Ces deux institutions gagneraient à évoluer vers une gouvernance de type véritablement privé comme le préconise la Conférence internationale de prévoyance sociale- CIPRES-», a déclaré Alain Bâ Oumar.

Pour lui, en effet, ces entités devraient être dotées de «Conseils d’administration forts, contrôlés par le secteur privé et qui soient en mesure de proposer au gouvernement la nomination de leurs directeurs généraux après appel à candidatures».

La proposition du responsable du patronat vise une gouvernance plus opérante, orientée vers l’efficacité des services pour des résultats satisfaisants à tout point de vue. Au-delà des récriminations faites sur la qualité des services et des retards souvent enregistrés par ces structures dans les opérations de recouvrement, on a encore en mémoire les révélations fraîches de détournements massifs dans lesquels serait impliqué l’ancien directeur général de la CNAMGS, Renaud Allogho Akoué.

Ce dernier a d’ailleurs été le premier à être interpellé et écroué à la prison centrale de Libreville dans le cadre l’opération Scorpion, initiée par la justice. Il est accusé de détournement des fonds publics, de blanchiment d’argent, de concussion et de corruption. La Cnss a également enregistré une grève des retraités, sur plusieurs mois, qui a fini par avoir raison de l’ancienne directrice générale, Nicole Assélé.

C’est certainement fort de ces scandales et dysfonctionnements que le président de la CPG suggère cette orientation porteuse de sens, dont l’objectif est de redonner des couleurs à ces structures chargées de la protection et de la sécurité sociale.

 
 

3 Commentaires

  1. diogene dit :

    Un patronat qui ne paye pas ses charges sociales veut privatiser, c’est le monde à l’envers…Ce sont vos boutiques foireuses qu’on doit nationaliser !

  2. MOIMEME dit :

    C’est peut etre mieux less gabonais n’aiment pas leur pays

  3. Copain dit :

    Lui il raconte quoi, ce bon arriens
    Ban de con
    Tu ne demande pas les comptes au bongo sur la mort premature de ton defunt pere le general ba oumar…..vaurien

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