Le Parti démocratique gabonais (PDG) a procédé, le mercredi 12 juin, au renouvellement de ses organes de décision, nationaux et locaux. Fait inédit, l’importante entrée, au sein des organes décisionnels du parti d’Ali Bongo, de membres notoirement connus pour appartenir à l’Association des jeunes volontaires émergents (Ajev).

Le Parti démocratique gabonais (PDG) d’Ali Bongo Ondimba a procédé, le mercredi 12 juin 2019, au renouvellement de ses organes de décision en y intégrant bien de membres de l’Ajev. © D.R.

 

 «La classe politique dans son ensemble, loin d’assumer son rôle de prise en charge de l’intérêt général, s’est fourvoyée. Au Gabon, les politiciens songent d’abord à leurs intérêts égoïstes, à leurs carrières comme à leurs enrichissements personnels, avant de penser à faire le bien de la population. Trop souvent, ils ne se distinguent qu’à travers leur pouvoir de nuisance. Le ménage doit être fait au sein de notre classe politique au sein de laquelle le mot «éthique» doit résonner avec force», a déclaré Ali Bongo, le 8 juin dernier.

Visiblement, le chef de l’Etat, président du Parti démocratique gabonais (PDG) semble s’être appliqué à lui-même et à sa famille politique cette volonté de faire le ménage. Le 12 juin, il a reçu le Secrétaire exécutif de sa formation politique avant que, quelques heures plus tard, de nouvelles nominations ne soient enregistrées dans les instances dirigeantes du PDG. Un mouvement du personnel dans lequel la prégnance des associations ayant le vent en poupe dans le pays est notablee, à l’instar de l’Association des jeunes volontaires émergents (Ajev) qui a presque déteint sur le parti au pouvoir.

Alors que des rumeurs persistaient sur une éventuelle dissolution du parti créé par Omar Bongo, le Secrétaire exécutif de cette formation, Eric Dodo Bounguendza, rassurait récemment les militants. «Je voudrais vous rassurer de la détermination et de l’engagement du Distingué camarade président, par rapport à vous ses camarades militants, et par rapport à son parti qui est le Parti démocratique gabonais», lançait-il pour rassurer les militants.

En effet, une dizaine de mois après les élections législatives et locales ayant permis le renouvellement des élus locaux, départementaux et du peuple, le PDG, prenant appui sur ses statuts, a pris le soin de réaménager la disposition des animateurs de ses organes. Les plus en vue étant Ike Ngouni, le Conseiller spécial, porte-parole du président de la République. Il vient augmenter la liste des Conseillers du Distingué camarade président auprès du Secrétaire général, Porte-Parole du Parti.

Les responsables du cabinet du Distingué camarade président, les membres du Secrétariat exécutif, le Comité permanent du bureau politique, le Bureau politique, le Conseil consultatif des sages et les organes locaux ont ainsi été régénérés. Par ailleurs fondateur de l’Ajev, Brice Laccruche Alihanga continuera donc de cumuler sa fonction de directeur de cabinet d’Ali Bongo Ondimba en tant que président de la République et en tant que président du parti.

Au sein de ces associations satellites du PDG ayant enregistré le bombardement des leurs à ces prestigieux postes, les commentaires vont bon train et l’on parle de «régénération, de revivification ou revitalisation et de redynamisation du parti», tandis que certains tentent, au sein du parti en phagocytage, d’indiquer que «cela permet à la mouvance présidentielle de gagner en efficacité et également en cohésion» et surtout de «taire les rivalités et les tensions enregistrées» entre certains groupes du même bord. Une manière de se consoler ?

Au PDG en tout cas, on note également l’arrivée de quelques jeunes à l’exemple, entre autres, de Patrichi Tanasa, le directeur général de la Société nationale des hydrocarbures (GOC). Membre notoire de l’Ajev, il entre dans le même registre que les porte-paroles du parti. Et là encore, on invoque la volonté de faire que ce parti, qui a fêté ses 50 ans l’an passé, puisse peser davantage sur la vie politique nationale. Ce, d’autant plus que le PDG a une assise sans égale à l’Assemblée nationale avec 98 députés sur 143.

 
 

1 Commentaire

  1. Serge Makaya dit :

    Il fallait plutôt écrire comme titre ceci:
    “Gabon: la France se dope de son valet ou préfet Laccruche Fargeon.
    MAIS JUSTEMENT, NOUS N’EN VOULONS PAS AU GABON.

Poster un commentaire


 

 
 

RECEVEZ LE BULLETIN D’INFOS MATINALES DE GABONREVIEW