Une semaine après la mise au point d’Ange Kevin Nzigou sur la condamnation de Marie-Claudette Ndagui, dans l’affaire l’opposant au Procureur de Libreville, le Réseau des organisations libres pour la bonne gouvernance (ROLBG) s’est pris de manière virulente à l’avocat. «Ange Kevin Nzigou s’est livré à des élucubrations dignes d’un avocat à la recherche de reconnaissance», a affirmé le ROLBG, le 18 mars.

Anges Kevin Nzigou, en juillet 2018, à Libreville. © Gabonreview

 

S’achemine-t-on vers un bras de fer entre le président du Réseau des organisations libres pour la bonne gouvernance (ROLBG) et l’avocat Ange Kevin Nzigou ? Oui, serait-on tenté de dire, à en croire la dernière sortie de l’organisation de la société civile, à travers son président, le 18 mars dernier.

«Dans un communiqué de presse datant du 11 mars, Monsieur Ange Kevin Nzigou, l’un des avocats de Monsieur le Procureur de la République Olivier N’Zahou, dans l’affaire qui l’oppose au Docteur Marie-Claudette Ndagui (…) s’est livré à des élucubrations dignes d’un avocat à la recherche de reconnaissance, tendant à remettre en cause l’intégrité morale de Madame Marie-Claudette Ndagui, pour soi-disant laver l’honneur de son client», a regretté Georges Mpaga.

Présidente de l’ONG Agos, Marie-Claudette Ndagui a été condamnée le 18 février par le Tribunal de Libreville, à huit mois d’emprisonnement ferme et quatre mois de sursis pour outrage à magistrat, injures publiques, diffamation et atteinte à l’honneur. Le leader de la société civile a également écopé d’une amende de 10 millions de francs CFA à verser au procureur de la République.

Une condamnation résultant des propos tenus par Marie-Claudette Ndagui à l’occasion d’un point presse où elle a affirmé : «preuves à l’appui on se retrouve avec le procureur de la République (…) qui entretient cette chaîne de corruption avec la mairie de Libreville». Tout est parti de la découverte d’un réseau informel de conditionnement d’eau. En effet, les officiers de police judiciaire (OPJ), sur l’alerte des agents municipaux ont découvert un réseau de conditionnement d’eau dans des sacs plastiques «dans des conditions infectes, en parfaite violation des dispositions légales en vigueur».

Interrogés dans le cadre de l’enquête, ces opérateurs «se réfugiaient tous derrière la présidente de l’ONG Agos à qui chacun verserait entre 300 000 francs CFA et un million de francs CFA pour s’assurer de la sécurité et la protection juridique de l’association et de sa présidente», a soutenu l’avocat d’Olivier N’Zahou. Une affirmation que digère mal le ROLBG.

«Une déclaration étonnante, pour la simple et bonne raison que la nature lucrative des activités de l’ONG n’admet de contributions financières qu’en guise de frais d’adhésion et de cotisation mensuelle dont les montants s’élèvent respectivement à 50 000 et 10 000 francs CFA. Les montants indiqués par l’avocat de Monsieur le Procureur de la République, sur la base d’une utilisation frauduleuse et honteusement désespérant des reçus de paiement n’ayant rien à voir avec le dossier, ne visent qu’un seul objectif, salir l’honneur et la réputation d’une dame qui a eu le courage de dénoncer certains travers», a-t-il déclaré.

Le ROLBG a également dénoncé les «propos diffamatoires de l’avocat qui brille ces derniers temps, par une recherche effrénée des occasions d’existence dans un barreau d’élite au point de se livrer à la tâche des causes indéfendables». L’intéressé appréciera.

 
 

1 Commentaire

  1. Le reveil dit :

    Mpaga estcequ’il a toute sa tête. ..

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