Bien que visible ces derniers mois, Ali Bongo est toujours présenté aux Gabonais dans des vidéos muettes. Simple coup communicationnel ou volonté de museler le chef de l’État ? Les populations veulent entendre leur président.

Ali Bongo est là, mais il ne parle désormais plus aux Gabonais qu’a travers de rares publications sur les réseaux sociaux. © Gabonreview

 

Après une longue période d’absence du pays, parsemée de théories en tout genre, Ali Bongo est rentré «définitivement» au pays. Une première fois en grande pompe, le 23 mars, puis une seconde, de façon discrète, fin avril. Nul besoin de s’attarder sur les intrigues autour de ces retours, car le chef de l’État est désormais au milieu des siens.

Ces deux retours ont d’ailleurs été fleuris de formidables opérations de communication pour rassurer les Gabonais, convaincre les sceptiques ou encore faire taire les mauvaises langues : Ali Bongo est là. Une avalanche de tweets, posts ou vidéos, déferle sporadiquement sur les Gabonais. Depuis mars-avril, en effet, chaque activité du président de la République est minutieusement relayée par les services compétents.

Dans les vidéos et photos officielles, notamment, on y voit un Ali Bongo ragaillardi, souriant, jovial, toutefois marqué par quelques séquelles de ses récents ennuis de santé. Qu’importe, le «boss», comme aime à l’appeler la jeune garde de ses partisans, est là. Et c’est le plus important. Toutefois, au-delà des apparitions sporadiques d’Ali Bongo généralement en vidéos, même s’il s’est permis une sortie dans les rues de Libreville lors de son «premier retour», il se dégage un constat inquiétant : Ali Bongo ne parle plus.

Depuis les ennuis de santé du chef de l’État en octobre 2018, toutes les vidéos mettant en vedette le chef de l’État sont toujours commentées, à défaut d’être muettes. À l’exception de ces vœux de Nouvel An à la Nation, en janvier dernier, où les Gabonais ont pu savourer la voix de leur leader, à travers l’élément diffusé à cet effet. Depuis, plus rien. Alors que dans les vidéos, on voit bien Ali Bongo articuler.

Bien entendu, cette étrangeté nourrit des questions aussi légitimes que pertinentes. L’intonation d’Ali Bongo aurait-elle perdu de sa superbe ? Les Gabonais veulent savoir. Plus inquiétant, le chef de l’État ne s’est nullement prononcé sur des sujets susceptibles de fragiliser les fondations de la République. Pour lever tout doute, quel qu’il soit, Ali Bongo gagnerait à s’exprimer à nouveau publiquement, pour rassurer les Gabonais.

 
 

10 Commentaires

  1. Ngaumault dit :

    Article langue de bois car dissimulant une vérité désagréable tout en feignant de la décrire. C’est triste,le Gabon.

  2. Hô Chi Minh dit :

    Il est malvoyants pour preuve l’orientation de son regard.Maintenant il y a son élocution qui doit être haché surtout que avant le 24 octobre son langage n’était pas cohérent pire à ce stade du mental ça devrait être la catastrophe.
    Ceux qui prétendent l’avoir approché ,parlent d’une conscience “sporadique ” pour utiliser un terme militaire.
    C’est là autant de faiblesse qui devrait justifier ce dont parle l’article.

  3. Fille dit :

    C’est juste d’une infinie tristesse. Tout ce que les gabonais souhaitaient c’était de mettre le Gabon sur les rails de la démocratie et de l’état de droit. Etait-ce une utopie ? En tout cas, rien n’autorise ce qui se passe actuellement au Gabon. Au nom de quels intérêts fait-on cela à un être humain, fut-il Ali bongo ? Pourquoi et qu’a t-on fait à cet homme ? C’est loin d’être pour le bien du Gabon et des gabonais cette mascarade. Au nom de quoi ? Les gabonais doivent prier pour avoir la force de ravaler leur haine envers un homme qui n’est que l’arbre qui cache la forêt et se poser de bonnes questions. Par Ali Bongo, le système nous montre de quoi il est capable. Ce n’est pas lui le problème. Priez et pardonnez l’homme et vous verrez plus clair. Bien à vous tous.

  4. L'oncle Ho dit :

    Que vaut mon pardon,si mon semblable ne se pose pas des questions sur ce qui lui arrive avant de se remettre en cause.
    Mais il semble que les siens et lui n’ont pas extirpé en eux l’orgueil en espérant faire couler d’avantage de sang,mais le sang appel le sang que ce soit de manière douce ou violente.

  5. Pierre dit :

    C’est la chanson des Gabonais pour la libération du GABON des Bongoistes et émergents/France et Maroc… https://youtu.be/cFo_4PKwU3A

  6. Aze dit :

    VERS OÙ ALI BONGO ONDIMBA MÈNE-T-IL LE GABON ?

    Le gabon est ce beau petit pays d’à peine 1.800.000 habitants, un havre de paix que le président Ali Bongo Ondimba est entrain de gaspiller lentement on ne sait trop pourquoi. Nous n’avons pas besoin dans ce pays de nous étriper, de nous chercher avec des gourdins ou des paniers d’injures à nous balancer.

    Notre pays le Gabon a tous les atouts pour se transformer en véritable havre de paix et de devéloppement harmonieux au coeur de la forêt équatoriale. Omar Bongo Odimba, paix à son âme, a posé les jalons à son niveau. On attendait franchement d’Ali Bongo Ondimba autre chose que ce à quoi nous assistons depuis 2009. Et, il faut vraiment être damné pour ne pas le voir.

    À l’entame de son premier septennat, il s’est mis dans les pieds un feyman béninois en la personne de Maixent Accrombessi comme épicentre de sa gestion du pouvoir. Un homme sorti de nulle part, sans qualité managériale connue, ni expérience professionnelle administrative de la gestion de la chose publique. Un flatteur qui a vécu aux dépens de celui qui l’écoutait.

    Et, aidé en cela par ses proches amis dont des membres même de la propre famille d’Ali Bongo Ondimba, Accrombessi fut érigé en Dieu le père. On lui attribua toutes les qualités et vertues qu’aucun gabonais n’a jamais eu auparavent. L’homme qui devait mettre un terme aux dérives de la génération des élites ripoux gabonaises de l’ère Omar Bongo Ondimba était arrivé.

    Tout le monde lui tissa des laurriers. Des chansons furent composées partout en son nom. On lui prêta des pouvoirs mystico-fétichistes jamais imaginés sur un homme sur cette terre au Gabon. Que des trahisons entre gabonais virent jour pour se rapprocher de cet homme sulfureux qu’il fallait mieux craindre que le président Ali Bongo Ondimba lui-même, devenu aux yeux de tous, la potiche du popo.

    Par un manque de lucidité, la volonté d’attirer les faveurs d’Ali Bongo Ondimba a améné des milliers des gabonais à adouber ce béninois. Chose qui a fini d’ailleurs par mieux convaincre même son ami Ali Bongo Ondimba du bon choix opéré sur cet homme comme éminent collaborateur. Depuis quand un étranger pouvait-il aimer plus un pays qui n’est pas le sien que son propre pays ? Personne ne voulait esquisser une telle réflexion.

    Certaines familles, guidées visiblement par l’appât du gain ont multiplié des stratégies pour livrer leurs filles comme des prostitués à ce curieux personnage qui a fini par les avilir, les souiller inutilement. Aujourd’hui, ces pauvres filles sont dans une sorte de “veuvage” prématuré sans fin du fait de leur appétit gargantuesque d’argent et d’autres menus avantages que miroitait cet homme.

    Les hommes n’auraient semble-t-il pas été en reste. L’aphrodisie débordant de cet homme ne l’ayant pas laissé apparemment de marbre face à la gent masculine aussi. Nous vîmes même des hommes indexés à tort ou à raison comme des partenaires sexuels du même homme, aux dires de certaines mauvaises langues.

    Le Gabon, comme disait le vieux Omar Bongo Ondimba, est une maison de verre où tout finit par se savoir. Bref, cet aspect n’est pas le plus important dans notre propos mais, les gâchis innommables des ressources financières du pays auxquelles le Gabon a souffert.

    Ali Bongo Ondimba a fini par reconnaitre les erreurs de sa gestion du pays sous l’ère de cet homme popo, devenu roi dans sa contrée comme bras d’honneur fait aux gabonais. Nous sommes tous là, sans écoles, ni collèges, ni lycées, ni universités, ni logements sociaux, ni routes, ni centrales hydroélectriques, etc pour des projets financés dont les ressources décaissées ont pris les voies sombres des paradis fiscaux. Le Gabon est assommé par les dérives de la gestion sous Accrombessi pendant que cet homme se balade en avion privé Falcon, fruit de ses multiples pillages de nos déniers publics.

    Aujourd’hui, les gabonais semblent ne pas avoir tiré les léçons de ce passé sulfureux pourtant bien récent et sont entrain de rebeloter progressivement dans la bêtise et l’incurie. Nous voici avec un jeune directeur de cabinet, Brice Laccruche Aliangha ou BLA pour ses intimes. Nous ne rentrerons pas dans les débats mesquins et puériles de la couleur de sa peau, de ses origines une fois de plus comme certains en font leurs choux gras.

    Le voeu de tous est de voir le Gabon mis sur les rails de son devéloppement véritable et qui fasse bénéficier à toutes les couches sociales les fruit de sa croissance. Litanies, cris d’orfraie et autres incantations dans une volonté manifeste de sortir vainqueur du concours du meilleur griot crillant polluant la populations des contrevérités n’apportent rien de palpables aux populations. Or, nous en sommes toujours là aujourd’hui. Des annonces à n’en point finir qui se rangent doucement dans les placcards aux oubliettes.

    Ce jeune directeur de cabinet de 39 ans a sans doute des qualités mais aussi bien des défauts liés à son immaturité. D’aucun le dise très travailleur, concèdons-le-lui avec le bénéfice du doute tout de même. Les gabonais comme à leur habitude se ruent vers lui comme leur “nouvel eldorado”, un distributeur automatique de promotions et de liasses d’argent. Personne ne regarde avec recul que ce fut aussi le cas avec le popo Accrombessi.

    Sortons concrètement du saupoudrage et des effets de communication tout azimut qui ressemblent bien plus à un concours de pollution sonore qu’à autre chose observé jusque là et porté par son véhicule AJEV. Pn assiste jusque là qu’à des campagnes de communication sans cesse sans rien de concret. Il ne revient pas au directeur de cabinet de réinventer un programme de société d’Ali Bongo Ondimba. Cette roue existe déjà depuis 2009 avec le programme de société “L’avenir en confiance” retoqué en ” Gabon émergent” qui a vu nombre des projets ambitieux annoncés, certains lancés mais toujours inaboutis à ce jour, du fait des détournements d’argent alloués à leur réalisation.

    Nouus ne voyons que son véhicule l’AJEV, devenu mieux que l’ENA ou Polytechnique dans lequel est pioché des élites façon-façon, financièrement boulimique imitant ceux de l’ère du popo à faire des dons ridicules pour maquiller la mise en lambeau encore du pays, par une mauvaise gestion continue au sommet de l’Etat. L’AJEV s’illustre dans une substitution des missions dévolues à d’autres institutions comme s’il manquait du travail ailleurs à faire dans ce Gabon. Tantôt il tend à remplacer les mairies dans le curage de caniveaux, ou le Ministère de l’Intérieur dans la distribution des vêtements aux auxiliaires de commandament (chefs de quartiers et de villages). Tantôt l’AJEV comme un département du ministère de la santé ministère de la santé s’illustrant dans la remise des médicaments dans les dispensaires ou d’hôpitaux publics. Ou alors, devient-il un démembrement du ministère de l’Education nationale remettant du matériel didactique dans les lycées et collèges, procède au rafraichissement des signalisations hirizontales ou verticales en lieu et place du ministère des travaux publics.

    Mieux, les actions que l’AJEV veut à caractère sociale auraient été mieux ce nom AJEV soit désormais la dénomination du ministère des affaires dont il ne semble plus trouver utile par une propension à grigonoter ses prérogatives. Cela aurait eu le mérite de mettre les choses au clair. Aussi, le directeur de cabinet du président de la république doit-il nous dire à quoi servent alors alors les budgets publiques alloués dans les différents ministères et votés par les deputés de sa majorité à l’assemblée nationale. Ou mieux, demander aux députés de voter une loi conférant à l’AJEV les pouvoirs de tous les ministères lui permettant de déambuler de façon transversale d’une mission à une autre pour rendre les choses plus claires.

    Nous sommes encore là, disons-le avec regret, dans des tâtonnements qui ressemblent bien à des gamineries indignes des personnes adultes responsables et soucieuses de gouverner à bon escient leur pays. Les gabonais sont fatigués et attendent de leurs dirigeants. Ils veulent voir booster les projets majeurs qui amorceront le devéloppement du pays et non la construction des ilots de richesse autour de quelques personnes autorisées à piller les ressources du pays.

    Le refus de saisir cette ultime opportunité fait basculer le regime d’Ali Bongo ondimba dans l’impossibilité de trouver demain des faux-fuyants ou des arguments à même de convaincre les gabonais de sa bonne gestion comme il peine d’ailleurs à le faire de la gestion confiée au popo. Le jeune Brice Laccruche Aliangha est entrain de confondre l’euphorie de ses responsabilités avec la facilité d’orienter des flux importants d’argent vers qui il veut avec la traduction concrète des actions attendues du gouvernement en matière de devéloppement. Il oublie par ailleurs que le temps qui reste sera son pire ennemi.

    Placez l’euphorie après un travail abattu mais pas avant même de l’avoir réalisé comme le fait son AJEV. Les travaux à réaliser ne manquent pourtant pas. Ils vont du bitumage de la voie de contournement Essassa – Igoumié – Akournam où les travaux débutés ne sont pas arrivés à leur terme, tout comme Ntoum-Cocobeach ou Ntoum-Ndonguila dans l’Estuaire.

    Le bitumage des axes Mikouyi-Wouboué-Boué-Koumameyong où les chinois avaient entrepris d’importants travaux avec la construction de nombreux ponts abandonnés. Finaliser les travaux sur la route Ovan-Makokou. Et, attaquer le bitumage des voies Makokou-Okondja, Oyem-Minvoul, Kougouleu-Medouneu, Lebamba-Mbigou-Malinga, Mouila-Mimongo, Akiéni-Onga, Franceville-Boumango, Alanga-Aboumi, Mimongo-Koulamoutou, Nyali-Mabanda, etc.

    Au lieu de s’attaquer à ces chantiers, nous assistons aux chants d’auto-satisfaction et de gloire tantôt du président Ali Bongo Ondimba et, maintenant de son directeur de cabinet. En tant que frère, j’aurais été de ceux qui devaient se rejouir qu’on chante pour eux, mais J’AI HONTE d’eux. L’échec qui se profile à l’horizon sera encore sans appel et très immense, relèguant le Gabon tout entier encore au rang de nation ridicule.

    Va-t-on vraiment terminer ce mandat sans même parvenir à livrer aux gabonais 25.000 logements en dix ans ? Voici les vrais défis révélateurs de la volonté d’un pouvoir à tenir le taurreau désormais par les cornes. Les fêtes de l’AJEV peuvent venir après.

    Où sont les sociétés agro-industrielles et les structures agricoles et d’élévage sensées hâter l’insuffisance alimentaire et attaquer de front le chômage de masse ? Uniquement le projet GRAINE ? Autant fermer alors le ministère de l’agriculture qui n’est là que pour donner l’illusion d’une politique agricole pensée mais jamais mise en oeuvre.

    L’AJEV depuis là excelle dans une sorte de flot permanent d’incantations qui n’apportent aucun bien-être réel aux gabonais. Des milliers des gens souffrent dans les quartiers et vous bassinez les oreilles des populations de la performance de votre gestion que personne ne ressent. Quel gâchis une fois de plus ?

    Au nouvel hôpital Jeanne Ebori, les medecins manquent même du simple thermomètre qu’on exige aux patients d’aller d’abord acheter en pharmacie. Les médicaments sont encore une autre affaire. Allez-y faire un tour, vous y verrez de vous-même. La honte.

    A ce rythme, nous arriverons encore en fin de mandat, le bilan encore mieux corsé dans les détournements à ciel ouvert de tous les brigands financiers éparpillés un peu partout et dont la boulimie financière manifeste est bien sans égale sous le label AJEV.

    Et là encore, personne ne semble voir ces dérives et l’inaction criarde dont le contraire est chanté. Sans doute, attend-t-on encore un faux repentir tardif après coup, pour se donner bonne conscience mais, visiblement une insulte de plus faite aux populations qui ne demandent pourtant pas grand-chose.

    Fraternellement, je vous le dis, les yeux dans les yeux, le coeur baignant dans un flot de sanglots de honte pour vous.

    Changez !

    Libreville, le 04 mai 2019
    Hubert OBOULOUGOU
    “Mwana Otèguè wa dji mpari”

  7. Mbadinga dit :

    Le président s ensort car c est DIEU qui établit L Autorité il a le dernier mot. Les mauvaise langues taisez vous

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