Initiée par le collectif «Appel à agir», la demande d’examen médical visant à déterminer si le président Ali Bongo est toujours apte à gouverner après ses ennuis de santé datant de la fin de l’année dernière, a été rejetée par le tribunal de première instance de Libreville.

Ali Bongo, lors de son dernier discours de vœux de nouvel an à la nation. La requête du groupe des dix visait à «définir précisément l’état des facultés physiques et mentales ainsi que sa capacité à exercer pleinement sa fonction de président de la République». © D.R.

 

Par ordonnance datée du 2 mai 2019 et endossée par Fulgence Ongama, président du Tribunal de première instance de Libreville, la justice a rejeté la demande en référé pour «une expertise médicale sur Ali Bongo». La procédure a été initiée le 28 mars dernier, ainsi que le rappelle l’ordonnance, par «les sieurs Placide Aubiang Nzeh, Noël Bertrand Boundzanga, Franck Ndjimbi, Nicolas Nguema, Jean Gaspard Ntoutoume Ayi, Ange Kévin Nzigou, Marc Ona Essangui, Edgard Owono, Maxime Minault Zima et dame Elza Ritchuelle Boukandou, agissant en leur qualité de citoyens Gabonais».

Ayant lancé un peu avant un «appel à agir», ce collectif avait sollicité la justice gabonaise «aux fins de désignation d’un médecin spécialiste en neurologie avec pour mission d’établir l’état de santé du président de la République gabonaise, Ali Bongo, et de définir précisément l’état des facultés physiques et mentales ainsi que sa capacité à exercer pleinement sa fonction de président de la République», indique l’ordonnance.

Le Tribunal de première instance de Libreville a qualifié de «manifestement irrecevable» la requête du collectif, indiquant : «d’une part, (que) les requérants n’ont pas qualité pour agir et que, d’autre part, la question objet de leur requête ne relève pas de la compétence du président du Tribunal de première instance statuant en matière de référé». Le juge a rappelé  qu’exclusivement le gouvernement ou les bureaux des deux chambres du Parlement peuvent, selon la loi fondamentale, saisir la Cour constitutionnelle «en constatation de la vacance de la Présidence de la République ou d’empêchement définitif de son titulaire».

Le collectif «Appel à agir» ne s’est pas dégonflé pour autant. Il entend réagir publiquement sous peu. «Ce jugement renforce notre doute sur la capacité d’Ali Bongo à continuer à remplir ses fonctions présidentielles», a confié à l’AFP Marc Ona, l’un de ses membres.

 
 

1 Commentaire

  1. ULIS dit :

    IL EST MORT DEPUIS OCTOBRE 2018. QU’IL LIBÈRE LE PAYS SVP…

    ET SI LES FRANÇAIS (qui veulent jouer aux ni-touchent) SONT INNOCENT, QU’ILS NOUS LAISSENT RÉGLER CE PROBLÈME ENTRES HOMMES GABONAIS…

    DEPUIS 2016, LE PRÉSIDENT ÉLU DU GABON EST : JEAN PING. POINT BARRE…

    https://youtu.be/cFo_4PKwU3A

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