L’Université Omar Bongo (UOB) a tenu son conseil d’administration, le 15 mai à Libreville. Les travaux ont notamment été marqués par l’adoption du budget d’investissement. Une enveloppe en constante régression par rapport aux années précédentes, certes, qui permettra cependant de réaliser plusieurs chantiers en 2019. Plus de précisions avec le recteur de l’UOB, Marc Ropivia, qui s’est confié à la presse à l’issue des travaux.

Marc Ropivia (à droite) pendant le conseil d’administration de l’UOB, le 15 mai 2019 à Libreville. © Gabonreview

 

Le secrétaire général du ministère de l’Enseignement supérieur (Guy-Serge Bignoumba), présidant les travaux. © Gabonreview

Que retenir de ce conseil d’administration ?

C’était un conseil extrêmement important, qui intervient au lendemain de la procédure de désignation des nouveaux responsables des universités et grandes écoles. Et vous savez que dans le cadre de cet exercice, les dirigeants actuels avaient été soumis à la présentation d’un programme triennal de gouvernance. Et les actions proposées dans ce projet devaient être examinées par le conseil d’administration. Ce conseil d’administration a été très important. Il a insisté sur le fait que les moyens de l’UOB étaient décroissants et qu’il fallait travailler sur la manière de rehausser ce budget. Autant en ressources propres que sur le niveau de la subvention de l’État.

Nous avons également travaillé sur le budget d’investissement. Dans le cadre du budget d’investissement 2019, il y a des travaux importants qui sont attendus. L’UOB verra la construction de trois amphithéâtres pour augmenter ses capacités d’accueil, tandis que le problème des voiries sera résolu. En plus, nous disposerons de moyens pour travailler sur l’environnement numérique de travail (Wi-Fi, bibliothèque numérique, ndlr).

Comment mener ses chantiers à terme avec des ressources décroissantes ?

Les réformes prévues à l’UOB concernent autant l’université elle-même, avec les moyens dont nous disposons, que le ministère avec le budget de fonctionnement qui va être mis à notre disposition. Nous travaillons de concert avec la tutelle sur ces questions-là. Qu’à cela ne tienne, pour fonctionner normalement sur une année, nous avons besoin de revenir au niveau du budget de 2013, qui se situait autour de cinq milliards de francs CFA. Une enveloppe qui était intégralement versée par la subvention de l’État. Nous avons donc besoin de remonter à ce niveau, d’autant que 2019 est une année spéciale. Cette année prépare en effet 2020, date à laquelle sera célébrée le cinquantenaire de l’UOB. C’est un événement grandiose, tant la réputation de l’université dans sa contribution dans la formation des cadres est connue.

Quid de l’insécurité grandissante au sein de l’université ?

L’on n’a pas manqué d’évoquer les questions d’insécurité. Il y a quelques semaines, il y a eu de nombreuses agressions à la fois d’étudiants et enseignants au sein de l’UOB. Cette question est aujourd’hui préoccupante. Nous y avons travaillé. Des mesures importantes vont être prises sous peu, comme la démolition du Bunker, la lutte contre le trafic de stupéfiants et une surveillance plus accrue. En interne, nous prendrons également de nouvelles mesures pour limiter la fréquentation de l’université en dehors des heures de travail. La question de la police universitaire a également été évoquée.

Vue de la salle pendant le conseil d’administration. © Gabonreview

La résidence estudiantine sera-t-elle de nouveau opérationnelle ?

La question du logement des étudiants est autrement mise en perspective. Les bâtiments de l’ancienne résidence estudiantine ne contenaient que 600 chambres, soit 1200 lits. Dans les normes modernes, il est préférable d’avoir 600 lits. Avec un effectif de 28 000 étudiants à l’université, à qui attribuer une chambre ? Cela pose un problème de discrimination, de conscience. C’est la raison pour laquelle nous suggérons que la question du logement étudiant soit traitée autrement. Entre les partenaires qui devraient sur cette question, il y a l’État, l’UOB, le Cnou (Centre national des œuvres universitaires, ndlr), le ministère de l’Enseignement supérieur, mais surtout, les opérateurs privés. Nous pensons que le moment est venu de délocaliser les résidences universitaires, pour les installer hors des établissements d’enseignement supérieur dans des espaces dédiés, dans l’agglomération de Libreville. Nous verrons si ce projet, cette conception du logement étudiant est approuvée.

 
 

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