Les leaders des confessions religieuses du Gabon ont échangé, le 19 août, avec le Premier ministre Julien Nkoghe Bekale à qui ils ont remis un mémorandum portant sur la paix et la réconciliation nationale. Une sortie intervenant après l’appel au «pardon et à la réconciliation» qu’ils ont lancé le 16 août.

Le Premier ministre, Julien Nkoghe Bekale, recevant le mémorandum des mains de l’Archevêque de Libreville, Basile Mvé Engone, le 19 août 2019, à Libreville. © Primature.gouv.ga

 

Les principaux responsables des confessions religieuses ont été reçus le 19 août par le Premier ministre, Julien Nkoghe Bekale. Représentant les principales obédiences religieuses du pays, l’Archevêque de Libreville, Basile Mvé Engone, le président de l’Église évangélique du Gabon (EEG), Augustin Bouengone, le responsable du groupement des Églises du Réveil, Michel Francis Mbadinga et le président du Conseil supérieur des affaires islamiques du Gabon (CSAIG), Ismaël Oceni Ossa, ont remis au chef du gouvernement un mémorandum destiné à promouvoir la paix, la réconciliation et le vivre ensemble dans le pays. L’initiative fait suite à l’appel que ces hommes de Dieu ont lancé le 16 août à Libreville.

Ils avaient en effet appelé au «pardon et à la réconciliation». Dans ce message passé presque inaperçu, ces leaders sont inquiets. Ils estiment qu’«à la vue de ce que nous percevons aujourd’hui, que le Gabon a atteint un niveau de dangerosité qui expose nos générations futures, blesse notre jeunesse et affecte leur existence, ce qui en fait des otages d’intrigues politiques qui vont à l’encontre de leurs intérêts et des rêves que ces jeunes nourrissent à savoir : réussir un jour et accomplir la destinée à laquelle Dieu les a appelés».

Fort de ce constat, se défendant d’être d’un quelconque camp politique, ils rappellent qu’«en tant que ministres du Culte, encadreurs de conscience», ils n’ont cessé d’insister sur le rôle qui est le leur en tant que «promoteurs de valeurs morales et spirituelles qui d’ailleurs, sont les sujets de nos homélies, enseignements et prédications dans nos églises, chapelles, temples, mosquées».

Cet appel considéré par certains comme tardif recoupe l’essentiel de leur massage de juin 2016, dans lequel ils avertissaient sur les «conséquences auxquelles s’expose une nation, lorsque son environnement sociétal est affecté par l’injure, la violence verbale, la méchanceté gratuite, l’intolérance, la désinformation et les propos qui véhiculent la haine et la division entre citoyens».

Pour les leaders religieux, la responsabilité de cette dérive incombe aux responsables politiques qui n’aident pas le pays à garder sa stabilité et son unité. «Nous le disons encore et cette fois avec force que les acteurs politiques de notre pays, quelle que soit leur appartenance, ont une grande responsabilité́ face à ces débordements que nous constatons et au climat actuel dans notre pays». «Il est plus que temps que nous exhortions à nouveau nos compatriotes, peu importe notre statut dans la société, à la sagesse, au pardon et à la réconciliation», ont-ils affirmé.

Pour ce quatuor habile de prophéties, «l’infantilisation de nos compatriotes embrigadés par des idéologies mensongères qui maintiennent nos concitoyens dans des niveaux d’irresponsabilité, d’aveuglement et de manque de discernement, à la distraction permanente, n’en fera pas des bons citoyens, donc des personnes capables d’être le premier moteur de notre développement».

La seule voie pour conjurer ce sort, estiment-ils, passe par le pardon et la réconciliation. «Nous lançons donc un appel au pardon et à la réconciliation. Nous devons avoir conscience que nous avons atteint un niveau de méchanceté, d’intolérance, de violence et de haine qui risque fort bien de conduire le pays à la disgrâce et à la malédiction des nations». Cet appel sera-t-il entendu ? Quelles seront les modalités de cette réconciliation ?

 
 

16 Commentaires

  1. Ulys dit :

    Dites à Basile Mve Engone que la réconciliation passe par la reconnaissance officielle de la victoire de Mr Jean Ping à la dernière présidentielle de 2016. Sinon, ce sera une réconciliation de plus qui ne servira que le pouvoir usurpateur et sanguinaire de la famille Bongo et son principal soutien qu’est le Quai d’Orsay.

    Ça fait plus de 50 ans que l’opposition gabonaise gagne les élections présidentielles, et on nous demande toujours de nous réconcilier avec ce même pouvoir assassin. Trop c’est trop. Nous n’en voulons plus. Qu’ils quittent le pouvoir qu’ils ne méritent pas. Et ils auront la réconciliation qu’ils désirent. L’opposition gabonaise à trop souffert de cette mascarade manigances aussi par le Quai d’Orsay. LA RÉCRÉATION EST BELLE ET BIEN TERMINÉE SVP…

    • Gayo dit :

      DES HYPOCRITES JUSQU’À LA MOELLE. Quel pardon et réconciliation sont possibles avec des voleurs qui après avoir égorgé et tué pour s’emparer de la maison Gabon refusent de la restituer. Les propriétaires de la maison, le peuple gabonais est-il si idiot pour accepter cette réconciliation où les voleurs (Ali, le PDG et l’AJEV) qui ont des crimes pour devenir maître de la maison refusent de la restituer à celui à qui les propriétaires ont confié à savoir Jean Ping ou si du moins il ne veulent la donner à Ping organiser un nouveau processus crédible et transparent pour permettre au Gabonais de confier sa maison à celui qu’il trouve digne?

  2. Nkoghe Paul dit :

    C’est Basile Mve Engone qui est 100% PIGiste qui vient nous parler de réconciliation ? Pitié! A Ntare Nzame! On n’en veut plus. Qu’il quitte d’abord le pouvoir qu’il a usurpé (BOA). Après nous parlerons réconciliation. Ces gens la fonctionnent vraiment à l’envers. Ils volent les élections présidentielles avec l’appui de la France, Et après on vient nous parler de réconciliation. A Ntare Nzame! C’est toujours le même disque depuis plus de 50 ans.

  3. Pascaline dit :

    On vient nous parler de réconciliation parce que la FIN est proche ? Eh bien, nous n’en voulons pas. Et que Basile Mve, grand PDGISTE de son état, fasse ATTENTION quand le pays sera libéré totalement.

  4. Martine dit :

    Que Patience Dabany vienne nous chanter la chanson: “CHERI*, TON DISQUE EST RAYÉ”.

    *CHÉRI = LE POUVOIR ACTUEL + QUAI D’ORSAY.

    JEAN PING EST LE PRÉSIDENT DU GABON.

  5. Cathy dit :

    Avez-vous ce Basile Mve Engone SOUTENIR les familles qui ont perdus un des leurs lors du massacre des gabonais au QG de Jean Ping ?
    MON CHER AMI BASILE MVE ENGONE, CONTENTE TOI DE MANGER CE QU’ON T’A DONNÉ, ET TAIS-TOI. C’EST ENCORE MIEUX D’AGIR AINSI QUE DE PARLER DE RÉCONCILIATION. TU N’EST VRAIMENT PAS DIGNE D’ÊTRE UN HOMME DE DIEU. MIEUX VAUT ENVORE MONSEIGNEUR PATRICK IBABA. J’ESPÈRE QU’IL VA TE REMPLACER COMME ARCHEVÊQUE DE LIBREVILLE.

    JEAN PING EST LE PRÉSIDENT ÉLU DU GABON. LA RÉCRÉATION EST TERMINÉE.

  6. Gervaisky dit :

    Avec tout le respect que nous avons pour vous .Nous vous disons franchement vous faites la m…. dont l’odeur fait fuire les troupes . En faite , Homme de Dieu que vous prétendez être permettez moi de vous poussez cette question Dieu est t il juste où injuste ? prône t il l injustice ? ou le contraire ? Moi à votre place je devrais avoir honnte. pourquoi vous n arrivée pas à dire la vérité? Même à 4 vous êtes comme des poules mouillés . le pays va mal depuis vous ne pouvez dire cela c est trop vous demander . le peuple cris pleure pas votre problème .même quand les enfants croisent ca ne vous touchent pas .

  7. Gayo dit :

    La méchanceté gratuite et criminelle il n’y a pas pire que la fraude du Haut-Ogooué et les massacres du 31 août 2016. Ali Bongo et le PDG qui sont les bénéficiaires de cette méchanceté abyssale n’ont qu’à remettre le pouvoir au peuple s’ils ont du mal à le donner au vrai vainqueurs de l’élection présidentielle de 2016. Il n’y a pas de réconciliation possible et de pardon avec un voleur qui après avoir massacrés les tiens te tient otage dans ta propre maison et refuse de partir. Quand 52 ans de pouvoir avec une gouvernance médiocre et honteuse, quand on aime son pays on met tout à plat et on permet au pays de tourner une page si peu glorieuse, sombre et honteuse.

  8. Sophie dit :

    C’est le énième mémorandum depuis l’arrivé des Bongo au pouvoir (avec la bénédiction de la France). Donc un document déjà caduc avant même d’en prendre connaissance. Nous n’en voulons plus de ces bêtises de pseudo réconciliation.

  9. Paul Mba dit :

    Peuple gabonais, une chose que tu dois savoir une fois pour toute: Ali Bongo est bien MORT depuis octobre 2018. Notre pays est manipulé depuis le Quai d’Orsay. Laccruche Alihanga Fargeon est la nouvelle marionnette entre les mains de la France. Peut-être aussi que le QUAI D’ORSAY voudrait le préparer à devenir président du Gabon. Ce qui serait vraiment inadmissible.

    Que la France respecte pour une fois le choix des gabonais qui a été comme toujours le choix de l’opposition incarnée aujourd’hui par le président élu: Mr Jean Ping. ON NE LÂCHE RIEN.

  10. Bernadette dit :

    La PAIX et la RÉCONCILIATION viendront au Gabon une fois Jean Ping installé comme président du Gabon. Ce n’est pas si difficile à comprendre Mr le PDGISTE BASILE MVE ENGONE.

  11. CHRISTINE Madeleine dit :

    LE SANG DES GABONAIS VERSE PAR CE RÉGIME SATANIQUE COULE AUSSI DANS VOS MAINS, monsieur le représentant de “Dieu”, Basile Mvé Engone. Vous ne méritez VRAIMENT pas d’être “un homme de Dieu”. NON !!!

  12. moundounga dit :

    Bjr. Face à ce que Dieu envoi il n’y a pas de commentaire à faire. Anges ou démons il n’est pas trop tard pour bien faire. Sauf que malheureusement il y a toujours une négation lorsque ces leaders disent ceci ” la responsabilité de cette dérive incombe aux responsables politiques qui n’aident pas le pays à garder sa stabilité et son unité”. même les religieux cherchent la rédemption. Une manière d’enlever le corps. Amen;

  13. Bonanza dit :

    Pour qu’il y ait pardon, il faut d’abord qu’il y ait eu un acte déplacé d’une personne envers une autre. Quels actes ont été commis pour qu’il y ait necessité de pardonner? Et qui doit pardonner à qui ensuite, pour qu’il y ait réconciliation?
    Ça, l’archevêque et ses semblables n’arrivent pas à le dire. Que celui qui demande le pardon confesse préalablement ses fautes ou ses pêchers. Je crois que c’est à ce prix et lui seul que l’absolution est possible, et pas autrement, n’est-ce pas Monseigneur et consorts?

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