Dans le cadre de ses activités sur la gouvernance climatique, le Mouvement citoyen pour la bonne gouvernance au Gabon (MCB2G), en partenariat avec la coordination nationale du Réseau panafricain des jeunes pour la culture de la paix (PAYNCoP Gabon), la section gabonaise de l’Alliance panafricaine pour la justice climatique (PACJA Gabon) et l’ONG internationale Urbanistes Sans Frontières (USF) ont organisé, vendredi 25 octobre, au siège de l’Unesco à Libreville, un atelier sur le thème : Villes durables et autonomisation de la jeunesse : enjeux, défis et perspectives.

Moment de l’atelier, le 25 octobre 2019, à Libreville. © MCB2G

 

«Il s’agit d’un thème qui s’inscrit parmi les grands défis que notre pays doit relever actuellement : celui de la préservation de l’environnement et l’autonomisation de la jeunesse. Au sortir d’ici, nous devons avoir des pistes de solutions concrètes afin de contribuer à notre niveau, à la réponse face à ces enjeux», a précisé Jerry Bibang, Coordonnateur de l’activité, au début des échanges.

Cette rencontre qui s’est tenu dans le cadre d’un programme international dénommé Afrique Villes Durables, mis en œuvre par l’ONG Urbanistes Sans Frontières, a permis aux participants de répondre à une principale interrogation : comment concilier villes durables et autonomisation de la jeunesse ?

Dans leur communication, les différents panélistes ont dégagé des pistes de solutions qui s’inscrivent dans le cadre du développement durable parmi lesquelles la mise en valeur des emplois verts, l’économie circulaire, l’exploitation de l’économie bleue et bien d’autres.

Les participants à l’atelier et le président du PaynCop-Gabon, Jerry Bibiang. © MCB2G

S’agissant des emplois verts, les microjardins ont particulièrement été mis en exergue par Natacha Ntsame Nzue, jeune formatrice experte certifiée FAO. «Cette forme d’agriculture répond à plusieurs enjeux à la fois notamment la préservation de l’environnement, la politique de villes vertes, l’autonomie alimentaire et peut constituer une activité génératrice de revenus», a-t-elle expliqué.

Pour Franck Elmer Essono, Chargé de projet du PAYNCoP Gabon, la réponse à cette question serait de promouvoir des programmes de formation active dans les métiers verts et bleus, compte tenu des potentialités de notre pays. Il serait également important d’intégrer l’approche méthodologique du développement durable dans l’employabilité et l’auto-employabilité.

Fabrice Tchango, le Coordonnateur national du PACJA, a pour sa part insisté un modèle d’autonomisation des jeunes basé sur les ODD et l’agenda 2063 qui devrait aboutir à la mise en place d’une nouvelle stratégie d’autonomisation de la jeunesse gabonaise. Cela pourrait conduire à la mise en place des centres d’appui et incubateurs spécialisés, a-t-il ajouté.

Pour Jordan Okana, Chargé de programme à l’Observateur national de la jeunesse pour le climat (ONJC), il convient d’améliorer la participation citoyenne dans la définition et la mise en œuvre des politiques et programmes publics et de vulgariser les politiques de villes durables auprès des municipalités. Toutes ces propositions seront consignées dans un rapport qui sera partagé aux différentes parties prenantes pour des actions futures.

 
 

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