En 2019, l’État gabonais n’aurait honoré à aucun de ses baux administratifs. Une situation qui, selon le coordonnateur, est à l’origine du retard de paiement des loyers du Samu social gabonais à Port-Gentil et dans d’autres localités où la structure est implantée.

Le Samu social gabonais, un mauvais locataire par la faute de l’Etat. © D.R.

 

À Port-Gentil où il est implanté depuis plus d’un an, le Samu social gabonais a cessé de payer son loyer depuis 20 mois, au point que le propriétaire des locaux songe désormais à expulser son locataire. Il lui réclame en tout 34 millions de francs CFA de loyer impayé. Pourtant, dans une interview, jeudi 29 août, au quotidien L’Union, Wenceslas Yaba assure que cette dette n’est pas imputable à la structure dont il a la charge. Il convient, selon lui, de regarder du côté de l’État gabonais, qui s’était engagé à prendre en charge les baux administratifs du Samu social.

Or, «en 2019, l’Etat n’a pas payé aucun bail administratif à qui que ce soit à cause de la situation financière du pays», informe le coordonnateur du Samu social. L’an dernier, la même situation s’était posée avec les sept antennes de la structure, au point que l’ardoise avait grimpé jusqu’à 42 millions de francs. Wenceslas Yaba indique, en effet, qu’en dehors de celle de Port-Gentil, les antennes de Mouila, Oyem et même de Libreville cumulent d’importantes dettes à l’endroit de leurs bailleurs.

Toutefois, le patron du Samu social gabonais dit avoir bon espoir que cette dette sera épongée. «Nous avons réussi avec beaucoup de maestria à faire reconnaître la dette des loyers du Samu social à l’Etat, informe Wenceslas Yaba. La direction du Patrimoine qui est affiliée à la direction générale du Budget a fait un état financier détaillé avec les relevés bancaires de chaque propriétaire pour [qu’ils soient] payés. Ce dossier a été transmis à la direction d’exécution et de budget. Cette dernière est en train de faire le nécessaire.»

Malgré les dettes, le Samu social fonctionne !

En dépit de ses loyers impayés et du retard de paiement du salaire des personnels, tous deux pris en charge par l’Etat, le Samu social, y compris l’antenne de Port-Gentil qui est le seul avec celui de Libreville à offrir les services d’un laboratoire d’analyses médicales gratuites, «fonctionne normalement».

Pour le coordonnateur, les différents services offerts aux populations défavorisées ne sont en aucun cas impactés par cette situation financière. «Les problèmes de loyer, c’est autre chose. Aussi, permettre aux personnes qui n’ont pas d’argent de venir dans un endroit pour se faire soigner, pour manger, s’habiller ou prendre des livres, il faut garder ça intact. Il ne faut pas mélanger les choses», exhorte Wenceslas Yaba.

 
 

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